« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. »
(Carl E. Sagan)

Comprendre

Les articles et les enquêtes de la rédaction pour comprendre les controverses sociotechniques et leurs enjeux.

Toute l’équipe de Sciences Critiques est fière de vous annoncer la sortie, le 17 avril, de Un grain de sable dans la machine, sa première bande dessinée, une fiction documentaire, réalisée par Nicolas Celnik et Juliette Brigand, en partenariat avec les éditions du Passager clandestin.

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Nouvelle ressource renouvelable, l’énergie osmotique fait de plus en plus parler d’elle. Dépeinte comme une solution miracle par ses promoteurs, elle ne repose pourtant, pour l’heure, que sur des promesses. Plus globalement, son développement interroge l’impact que ces nouvelles « énergies vertes » peuvent réellement avoir, alors qu’elles tendent à conforter, voire à approfondir, le business as usual.

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Comme chaque année depuis la fin des années 2000, l’État et en particulier le ministère de l’Éducation nationale ont lancé en février une grande campagne de prévention sur les dangers des écrans. Originalité de l’initiative destinée aux enfants et à leurs parents : elle est entièrement sous le contrôle des entreprises du numérique, qui y voient une opportunité de promouvoir leurs produits, en prétextant protéger la santé des plus jeunes.

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Deux animateurs de l’association Critical scientists Switzerland, fondée il y a dix ans, viennent de publier une remarquable synthèse de tous les courants de l’actuelle critique des sciences. Un livre à mettre entre toutes les mains… et en plus, c’est gratuit. Ce qui n’empêche pas de débattre de leur proposition d’aller vers des « sciences conviviales ». (suite…)

Les « Bonnes Feuilles » de Sciences Critiques

Avec notre collection « Les Bonnes Feuilles », (re)lisez, partagez et collectionnez les textes les plus marquants publiés ces dernières années sur Sciences Critiques : des articles d’analyse écrits par les journalistes de la rédaction ainsi que des tribunes libres rédigées par des auteurs et autrices invités. Quatre textes sont aujourd’hui disponibles, sous la forme de petits livrets de 24 et 32 pages faciles à lire, et à prix libres.

« Mais que font les universitaires ? Dans un monde ravagé par la croissance industrielle sans limite, les thèses de la décroissance n’ont jusqu’à présent guère intéressé la plupart des chercheurs en « sciences sociales ». Comment l’expliquez-vous ? » Le journal La Décroissance a consacré les pages « Débat » de son numéro de novembre à la place dévolue aux thèses de la décroissance dans les milieux universitaires. Sciences Critiques était invité à faire part de ses réflexions.

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Bruno Canard est directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à l’Université Aix-Marseille. Sa spécialité : les coronavirus. Alors que la course mondiale aux médicaments et aux vaccins contre le Covid-19 fait rage, il souhaite faire entendre la « colère légitime » des scientifiques de la recherche publique, dont le travail pour répondre à l’urgence sanitaire n’est pas, selon lui, suffisamment reconnu par les gouvernements. Trois questions à un chercheur engagé contre le désengagement des pouvoirs publics dans la recherche sur les virus émergents.

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La pandémie actuelle de Covid-19 illustre-t-elle l’effondrement de notre civilisation ? Alors qu’à l’urgence sanitaire succède désormais une profonde crise socio-économique mondiale, les gouvernements ont toutes les peines du monde à relever les défis posés par les nouveaux risques systémiques globaux. Seront-ils prêts à affronter les chocs suivants, et notamment ceux causés par les dérèglements climatiques ? Trois questions à Laurent Aillet, expert en risques, président de l’association Adrastia et co-directeur, avec le journaliste Laurent Testot, de l’ouvrage collectif Collapsus (Albin Michel, 2020).

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Une opinion publique prise à témoin, des citoyens qui s’affrontent par études scientifiques interposées, des responsables politiques, sommés de prendre des décisions dans l’urgence, qui en appellent à l’avis des experts, etc. La controverse scientifique concernant la chloroquine et la polémique autour du professeur Didier Raoult se sont propagées comme une traînée de poudre dans l’espace public. Les citoyens s’intéresseraient-ils enfin, à la faveur de la crise sanitaire actuelle, à la recherche scientifique ? Et y aura-t-il un avant et un après-Covid-19 pour les chercheurs ? Trois questions à Jacques Testart, biologiste et « critique de science ».

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LE 24 NOVEMBRE DERNIER, Sciences Critiques a organisé une conférence-débat, à Paris, dans le cadre du Festival du livre et de la presse d’écologie (Felipé), consacrée à l’« intelligence » des plantes et intitulée : « L’intelligence végétale pour repenser radicalement notre (rapport au) monde ? ».

Près de 80 personnes ont participé à cet événement, en présence de François Bouteau, biologiste, maître de conférences à l’Université Paris 7-Denis Diderot, et Quentin Hiernaux, philosophe, chercheur au Fonds National Belge de la Recherche Scientifique (FNRS), coordinateur de l’ouvrage Philosophie du végétal (Éditions Vrin, 2018).

 

> Ci-dessous, l’enregistrement sonore de la table-ronde animée par Anthony Laurent dans son intégralité (1h 24′ 37″) :

 

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Depuis quelques années, la collapsologie suscite l’intérêt du grand public, des médias, des milieux militants, du monde universitaire, et jusqu’au personnel politique. Ancien ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin (2001-2002), député français puis député européen de 1997 à 2014, Yves Cochet vient de publier Devant l’effondrement. Essai de collapsologie (Les Liens qui libèrent). Trois questions à un homme politique, mathématicien de formation et écologiste de conviction, qui se revendique désormais comme « collapsologue ».

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E 29 MAI dernier, Sciences Critiques a organisé deux conférences-débats, à Paris, consacrées à la technocritique et intitulées : « Pourquoi (et comment) critiquer la technologie à l’heure de la crise sociale et écologique ? Pour l’émergence d’une communauté technocritique ! ».

Près de 200 personnes ont participé à cet événement, en présence de : Jean-Baptiste Fressoz (historien), François Jarrige (historien), Alain Gras (socio-anthropologue), Paul Jorion (socio-anthropologue), Joël Decarsin (professeur et militant associatif), Célia Izoard (journaliste et activiste) et Cédric Biagini (éditeur).

Avec eux, nous avons abordé, entre autres sujets, l’histoire du mouvement technocritique en Europe, les imaginaires du progrès technique, l’apparition de l’Anthropocène comme conséquence de la « démesure technicienne », les effets et les méfaits du techno-capitalisme et enfin la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd’hui, à travers notamment le projet politique alternatif de la décroissance, l’action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste.

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Depuis quelques années, le transhumanisme fait l’objet d’une hyper-médiatisation. Bon nombre d’articles de presse, de livres, de reportages, de documentaires, etc., lui sont régulièrement consacrés. Or, cette sur-médiatisation engendre une fascination pour l’idéologie transhumaniste en même temps qu’une banalisation de ses thèses. Dans ce contexte, Sciences Critiques propose une analyse critique − c’est-à-dire « clinique », rationnelle et désintéressée − des multiples enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) soulevés par le transhumanisme, en décryptant les arguments avancés par ses pourfendeurs et ses promoteurs.
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8 JUIN dernier, Sciences Critiques a organisé une soirée-débat, à Paris, consacrée au transhumanisme et intitulée « Le transhumanisme, entre critiques et résistances ». Plus de 80 personnes ont participé à cet événement, en présence de Roland Gori (psychanalyste), Jean-Michel Besnier (philosophe), Philippe Borrel (réalisateur), Anne-Laure Boch (neurochirurgien), Cédric Sauviat (polytechnicien) et Sarah Dubernet (infirmière).

Né de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l’information et des sciences cognitives (NBIC), le projet transhumaniste, qui vise à « augmenter » l’être humain − voire à le remplacer par un post-humain −, se développe imperceptiblement et insidieusement au cœur des laboratoires et des start-ups des pays industrialisés, de la Silicon Valley (Etats-Unis) à la Chine, en passant par l’Europe.

Or, cette idéologie, cette « nouvelle religion » (Laurent Alexandre), qui tend à bouleverser le devenir de l’humanité, progresse sans qu’aucun débat démocratique et citoyen n’ait jamais eu lieu.

Face au déferlement incontrôlé du transhumanisme et aux enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) qu’il soulève, l’élaboration collective et la diffusion de réflexions éthiques et d’une véritable pensée critique sont devenues aujourd’hui une nécessité − voire une urgence politique − pour initier et nourrir le débat démocratique et citoyen.
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Le mouvement de contestation de Mai-68 n’a pas épargné la communauté scientifique. A l’instar des étudiants et des travailleurs engagés contre l’« ordre établi », des scientifiques critiques se sont mobilisés à l’époque pour faire entendre leur voix. Hiérarchies institutionnelles, « science pure », orientations de la recherche, participation citoyenne, etc. Les pratiques des chercheurs, comme la place et le rôle de l’institution et des savoirs scientifiques, furent radicalement remis en cause. Trois questions à Jean-Christophe Coffin, enseignant-chercheur en Histoire des Sciences et des Techniques à l’Université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis et au Centre A. Koyré à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

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Le déferlement technologique bouleverse notre vie quotidienne. Le travail, les relations familiales et amicales, les loisirs, etc. Quasiment plus aucun pan de l’existence humaine, individuelle comme collective, n’échappe désormais à l’emprise numérique. Or, cette « technologisation » de la vie et de la société − largement impensée − a des effets déterminants, voire des impacts préoccupants, et pour la plupart irréversibles, sur la nature, la santé, la politique et in fine sur le devenir de notre « communauté de vie et de destin ». Dans le cadre d’une séance publique, tenue en janvier dernier à l’Université du Bien Commun à Paris, Sciences Critiques était invité à dresser un constat critique de cet état de fait.

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Penseur de la complexité, le sociologue et philosophe Edgar Morin élabore une œuvre foisonnante. Au cœur de ses réflexions, l’homme, la civilisation humaine, la nature, la vie, la connaissance, le langage, la logique… Davantage reconnu du grand public que du monde scientifique, l’auteur de La Méthode fournit pourtant, du haut de ses 96 ans, des clés de compréhension pour penser le devenir de l’humanité. Pour lui, la « communauté humaine » se dirige inéluctablement vers deux futurs antinomiques mais inséparés : l’un « catastrophique » et l’autre « euphorique ».

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D'où vient le transhumanisme ? Sur quels terreaux idéologiques prospère-t-il ? Quelles en sont les influences et les références politiques et culturelles ? Quel rôle ont joué la cybernétique après la Seconde Guerre mondiale et la contre-culture hippie dans les années 1960-1970 ?
En quoi consistent les recherches dans les domaines convergents des nanotechnologies, des biotechnologies, de l'intelligence artificielle et des neurosciences (NBIC) ? Quels en sont les risques ? Les transhumanistes jouent-ils aux apprentis-sorciers ?
Le transhumanisme est-il une impérieuse nécessité ? L'être humain est-il à ce point médiocre qu'il faille impérativement l'« augmenter » ? Les « faiblesses » de l'homme sont-elles une erreur de la nature ? Et les citoyens, ont-ils leur mot à dire ?
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