« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

La technologisation de la vie : du mythe à la réalité
par Anthony Laurent / Sciences Critiques

Le déferlement technologique bouleverse notre vie quotidienne. Le travail, les relations familiales et amicales, les loisirs, etc. Quasiment plus aucun pan de l'existence humaine, individuelle comme collective, n'échappe désormais à l'emprise numérique. Or, cette « technologisation » de la vie et de la société − largement impensée − a des effets déterminants, voire des impacts préoccupants, et pour la plupart irréversibles, sur la nature, la santé, la politique et in fine sur le devenir de notre « communauté de vie et de destin ». Dans le cadre d'une séance publique, tenue en janvier dernier à l'Université du Bien Commun à Paris, Sciences Critiques était invité à dresser un constat critique de cet état de fait. Première partie.

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'UN point de vue critique, il est important − mais risqué de nos jours − d'affirmer que la « technologisation » de la vie et de la société a de multiples conséquences très concrètes. Des conséquences qui interviennent à différents niveaux et qui peuvent parfois s'entremêler.

œuvrer à une défense des communs avec lucidité.

A savoir, selon une certaine gradation : des conséquences environnementales tout d'abord, puis des conséquences sanitaires – corollaires des premières pour certaines –, ainsi que, à un niveau de considération plus large, des conséquences d'ordre social et politique et, enfin, des conséquences de nature anthropologique, voire civilisationnelle.

Une remarque préalable : rendre compte dans le détail et de façon exhaustive de tous les effets de la technologisation est bien sûr impossible ici. Mon propos pourra donc paraître quelque peu lapidaire et catastrophiste. Mais il est essentiel, à mon sens, d'avoir tous ces éléments de contexte bien en tête pour œuvrer à une défense des communs avec lucidité.

 

L'IMMATÉRIALITÉ : UN MYTHE

 

Les conséquences environnementales de la technologisation tout d'abord. Elles sont peut-être les plus communément admises aujourd'hui car elles sont les plus visibles et les plus spectaculaires. En effet, l'immatérialité des nouvelles technologies apparaît désormais au grand jour pour ce qu'elle est réellement, à savoir : un mythe.

Les technologies numériques reposent, avant tout, sur de gigantesques infrastructures – des « macro-systèmes techniques », pour reprendre l'expression du sociologue Alain Gras 1 –, constituées d'une multitude de réseaux (terrestres, sous-marins, spatiaux, etc.) et d'équipements toujours plus abondants et sophistiqués (data-centers, serveurs, téléphones portables, tablettes, ordinateurs, capteurs, objets connectés, etc.).

 

 

Or, la production, à une échelle industrielle, de tous ces matériels engendre des besoins sans cesse croissants en métaux (en terres rares notamment 2), en minerais et en énergie. Des besoins qui ont franchi, depuis quelques décennies déjà, le seuil de soutenabilité de notre planète aux ressources certes abondantes mais limitées. 3

Si Internet était un pays, il serait le sixième plus gros pollueur au monde.

Le déferlement technologique occasionne ainsi, en amont, un extractivisme destructeur pour les écosystèmes comme pour la vie des populations locales et, en aval, une prolifération de déchets ingérables et pour la majorité d'entre eux non-recyclables – du fait notamment de la complexité technique des appareils.

Cette gestion des déchets étant par ailleurs bien souvent externalisée dans les pays du Sud, ce sont les habitants de ces régions qui sont les premières « victimes environnementales » de notre « système technicien » 4, comme l'a définit le sociologue et théologien Jacques Ellul (1912-1994).

Du fait de leur matérialité, les technologies génèrent en outre, tout au long de leur cycle de vie – de l'extraction des matières premières à la fin de vie des appareils, en passant par leur fabrication –, leur lot de pollutions (chimiques notamment 5) et d'émissions de gaz à effet de serre à l'origine du dérèglement climatique. 6 Dérèglement climatique qui, faut-il le rappeler, pose déjà − et posera de plus en plus − des défis considérables à la « communauté internationale » et à l'humanité (que l'on songe, par exemple, aux migrations internationales ou aux conflits pour l'accès aux ressources).

Preuve, parmi tant d'autres, de la matérialité du « monde virtuel » : « Si Internet était un pays, nous apprend une étude du Global e-Sustainability Initiative (GeSI) publiée en octobre 2015, il serait le sixième plus gros pollueur au monde », avec des émissions de CO2 équivalant à celles du transport aérien !

Par son emprise totale sur Terre, l'homme est aujourd'hui devenu une force géologique capable de bouleverser l'ensemble des équilibres bio-géo-chimiques terrestres.

A l'horizon 2030, le réseau Internet et toute l'infrastructure informatique qui l'accompagne seront même les premiers consommateurs d'électricité dans le monde 7 – avec tout ce que cela génère de répercussions socio-environnementales.

En résumé, par son emprise totale sur la Terre, l'homme est aujourd'hui devenu une force géologique capable de bouleverser l'ensemble des équilibres bio-géo-chimiques terrestres. L'humanité, nous disent les scientifiques et les historiens, est ainsi entrée, depuis la « Révolution industrielle » au XVIIIème siècle, dans l'ère de l'Anthropocène. 8

 

PERTE DU RAPPORT DIRECT
AU MONDE SENSIBLE

 

Outre des impacts environnementaux, la technologisation a également des effets sanitaires non-négligeables ; au premier rang desquels des effets psychologiques et cognitifs préoccupants.

Même si le sujet reste controversé, plusieurs études scientifiques internationales indiquent ainsi, par exemple, que plus le temps passé devant un écran est long, plus les risques d'apparition de troubles de l'attention, de la concentration et de la mémorisation sont grands – a fortiori chez les enfants, population vulnérable dans laquelle des troubles du spectre autistique sont de plus en plus diagnostiqués, tout comme les cas de myopie, qui ont quasiment doublé ces dernières décennies dans les pays industrialisés. 9

 

Vidéo réalisée par le docteur Anne-Lise Ducanda, intitulée : Les écrans un danger pour les enfants de 0 à 4 ans, 1er mars 2017.

 

Les phénomènes de « surcharge » cognitive, de fatigue psychique et d'addiction – on parle même de « cyber-addiction » 10 ou de « cyber-dépendance » – apparaissent, eux aussi, désormais dans la catégorie des « risques psychosociaux » liés aux usages des nouvelles technologies numériques.

Le développement technoscientifique s'accompagne – de façon parfois pernicieuse – de nouvelles maladies dites « de civilisation », en constante augmentation dans les pays du Nord.

Plus généralement, le développement technoscientifique 11 s'accompagne – et de façon parfois pernicieuse – de nouvelles maladies dites « de civilisation » (cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, etc.). Des maladies, en constante augmentation dans les pays du Nord, dont les causes sont liées précisément à des modes de vie de plus en plus artificialisés. 12

Particulièrement grave également, l'automatisation permise par le perfectionnement continu des technologies – et qui prend une place prépondérante dans notre vie quotidienne comme au travail – a des répercussions inattendues, mais pas moins préjudiciables, pour notre santé, comme : l'engourdissement des sens, l'érosion progressive des compétences physiques et mentales, la baisse de l'estime de soi et, in fine, l'aggravation des états dépressifs.

 

 

A l'échelle humaine, la perte du rapport direct au monde sensible constitue le principal danger de la technologisation et, plus encore, de la technicisation.

Comme l'écrit Nicholas G. Carr, auteur du livre Remplacer l'humain. Critique de l'automatisation de la société : « Les efforts pénibles que nos divinités numériques se proposent de nous épargner pourraient paradoxalement se révéler essentiels à notre santé physique et mentale. Par conséquent, "pourquoi s'en soucier ?" n'est peut-être pas la question qu'il faut se poser. Mais plutôt : "Jusqu'à quel point voulons-nous être coupés du monde ?". » 13

 

EN FINIR AVEC LE POLITIQUE

 

Ainsi, loin d'être neutre pour la santé des êtres humains et pour l'environnement, la technologisation présente également des conséquences sociales et politiques déterminantes.

La perte du lien social, de la rencontre directe et, en définitive, de l'altérité – au profit de la connectivité et de l'interactivité – est l'un des principaux dangers de la technologisation.

La plus menaçante de ces conséquences, et la plus documentée, est sans nul doute l'atteinte et le recul des droits humains fondamentaux – comme la liberté d'expression, le respect de la vie privée ou encore l'accès à l'information. Avec la prolifération des outils numériques et l'informatisation croissante de la société, la tentation est en effet grande pour tout régime – qu'il soit démocratique ou autoritaire – de surveiller et de contrôler sa population.

Les révélations récentes du lanceur d'alerte Edward Snowden concernant les pratiques d'espionnage de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) en offrent une parfaite illustration.

Les entreprises commerciales ont, elles aussi, adopté une relation éthiquement condamnable avec les consommateurs, qui, pour vendre toujours plus de produits et de services, tracent en permanence leur activité dans le « cyber-espace » dans le but de les envahir de messages publicitaires personnalisés.

A cet égard, les données personnelles recueillies et analysées par les outils numériques – les fameuses « Big Data » (ou mégadonnées) – représentent désormais des sources de profit considérable. Ce n'est pas un hasard si, de nos jours, l'homme le plus riche du monde est Jeff Bezos, le P.-DG. d'Amazon (juste devant Bill Gates, le fondateur de Microsoft 14) et que Apple est la plus forte capitalisation boursière de la planète.

Moins perceptible encore, et donc moins considérée par tout un chacun, la perte du lien social, de la rencontre directe et, en définitive, de l'altérité – au profit de la connectivité et de l'interactivité – est un autre des principaux dangers, à l'échelle sociétale cette fois, de la technologisation.

Le pire est sans doute que même si l'utopie d'une société mondiale de l'information ne se réalisait pas, une certaine forme de dévalorisation du lien social et de la personne humaine n'en aurait pas moins fait son chemin.

Comme l'écrit le socio-anthropologue Philippe Breton, auteur du livre Le culte de l'Internet. Une menace pour le lien social ? : « Le "tout-Internet", c'est-à-dire l'option qui consiste à développer Internet partout où cela est techniquement possible, comporte pour beaucoup des risques essentiels pour le lien social. Le pire étant sans doute que même si l'utopie d'une société mondiale de l'information ne se réalisait pas, une certaine forme de dévalorisation du lien social et de la personne humaine n'en aurait pas moins fait son chemin sur le plan qui gouverne le mieux nos destins, celui du symbolique. » 15

Il ajoute en guise de remarque : « D'une façon générale, on constate qu'il n'y a pratiquement pas de débat de société sur ces questions. C'est sans doute qu'il n'y a pas, comme dans le cas du nucléaire ou des organismes génétiquement modifiés 16, conscience d'une menace immédiate. Le lien social est une donnée plus abstraite que l'environnement ou l'alimentation. » 17

 

 

La technologisation a bien d'autres impacts socio-politiques préoccupants, qui seraient bien trop long de développer ici. Citons néanmoins, par exemple :

remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses.

> l'hyper-rationalisation des tâches quotidiennes et des pratiques professionnelles dans le cadre d'une course sans fin à la productivité ;

> la déqualification des savoir-faire et la destruction d'un certain nombre de métiers manuels comme intellectuels 18 ;

> le déficit démocratique que constitue un environnement social technologisé et dont les technologies s'apparentent à de véritables « boîtes noires » 19 ;

> la perte d'autonomie des individus et la dépossession de leur pouvoir de décision au profit d'une « gouvernance algorithmique » 20 ;

> la désynchronisation des activités collectives et l'exacerbation de l'individualisme ;

> l'altération voire l'appauvrissement de la vie affective, intime et sexuelle ;

> l'approfondissement de la fracture intergénérationnelle ;

> l'incompatibilité entre le temps législatif et le rythme de l'innovation technologique ;

> le diktat de la « transparence totale » imposée par l'interconnexion intégrale ;

> la captation de l'aspiration au changement social et politique par la « révolution numérique ». 21

En un mot comme en cent, avec l'avènement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) et le triomphe de la technocratie, se concrétisent la vieille utopie saint-simonienne et le vieux rêve cybernétique qui lui a succédé, à savoir : « remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses. » 22 Autrement dit, en finir avec le politique.

 

L'OBSOLESCENCE DE L'HOMME

 

Pour finir, la technologisation du monde ne va pas sans conséquences anthropologiques, voire civilisationnelles.

Comme toute technique créée et utilisée par l'homme, les nouvelles technologies – en plus de transformer notre manière d'être au monde et aux autres – influent nos façons de penser et d'agir. Comme le système économique 23, le système technicien produit, lui aussi, ses formes particulières d'aliénation.

Le sentiment de perte de sens et de repères − dont témoignent régulièrement nos contemporains − est autant imputable à la marchandisation généralisée de l'existence qu'à sa technicisation extrême.

Ainsi, par exemple, pour le sociologue et philosophe Harmut Rosa 24, l'accélération (du changement social et du rythme de vie) est devenue le nouveau visage de cette aliénation. En outre, le sentiment de perte de sens et de repères − dont témoignent régulièrement nos contemporains − est autant imputable à la marchandisation généralisée de l'existence qu'à sa technicisation extrême.

Pour Philippe Breton encore, la technologie, érigée désormais en « nouvelle religiosité », concourt à la négation de toute intériorité humaine – rejoignant en cela l'écrivain Georges Bernanos pour qui : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. » 25

Les perfectionnements technologiques – et, plus généralement, techniques – renforcent en outre le sentiment de domination de l'homme sur la nature et sur ses semblables, qui le poussent aujourd'hui à manipuler le vivant, à l'hybrider avec la machine, voire à le fabriquer de toutes pièces.

Ultime aboutissement de ce projet démiurgique, une nouvelle techno-utopie – le transhumanisme 26 –, née de la convergence des technologies de l'information, des nanotechnologies, des biotechnologies et des sciences cognitives (NBIC) – s'impose progressivement, qui prétend « augmenter » l'être humain, voire le dépasser pour le remplacer par un post-humain.

Enfin, comme l'a analysé le philosophe Günther Anders (1902-1992), les prouesses de la technique font naître chez l'homme une « honte prométhéenne », c'est-à-dire ce sentiment d'infériorité que l'homme éprouve fondamentalement face aux capacités – et notamment face à l'efficacité, à la puissance et à la perfection apparentes – des machines. 27

Il ajoutait que, face à l'expansion et à la complexification ininterrompues de la technique, l'homme ne parvient même plus au final à comprendre, à penser, à ressentir et à imaginer les conséquences de ses actes 28 – ce que Günther Anders a défini comme « le décalage prométhéen ». 29

Plus radicalement encore, il a avancé l'idée – avec Jacques Ellul – que la perte de maîtrise du développement technicien par l'homme engendrait, en définitive, l'« obsolescence » de ce dernier... 30

 

VERS UNE HUMANITÉ
« HORS-SOL » ET DÉSINCARN
ÉE ?

 

Pour conclure ce constat critique, dressé à grands traits, de la technologisation de la vie et de la société, il convient de préciser qu'il ne s'agit, bien sûr, en aucun cas ici d'affirmer une opposition de principe à la technique − qui serait d'ailleurs stérile puisque cette dernière est consubstantielle à l'homme. Mais plutôt de fournir – à notre modeste niveau – un « outillage intellectuel critique » pour penser le système technicien.

Pour l'immédiat, il se pourrait bien que le risque le plus aigu du « technologisme » soit de nous détourner des deux combats les plus urgents du moment : l'écologisme et l'humanisme.

Notre propos vise, avant tout, à alerter sur ses développements potentiellement néfastes et irréversibles pour la nature et l'homme, afin d'éviter qu'aux désastres financier, économique et environnemental ne succèdent des effondrements socio-politique et culturel.

En effet, une « communauté de vie et de destin » 31 qui ferait de la technique un impensé se condamnerait à une dépendance toujours plus forte au « monde-machine », et donc à un enfermement progressif, et à devenir ainsi une humanité « hors-sol », désincarnée, laissée à la merci des forces obscurcissantes de la déshumanisation.

Mais, pour l'immédiat, il se pourrait bien que le risque le plus aigu du « technologisme » soit de nous détourner des deux combats les plus urgents du moment : l'écologisme et l'humanisme.

 

> Retrouvez, ci-dessous, l'enregistrement sonore − réalisé par la radio Fréquence Paris Plurielle (106.3 FM) − de la première partie de la séance publique qui s'est tenue, avec Sciences Critiques, le 13 janvier 2018 à l'Université du Bien Commun à Paris :

 

Anthony Laurent, rédacteur en chef / Sciences Critiques.

> Photo de Une : « Escaping the dome » (yumikrum / Licence CC).
> Photo panoramique n°1 : Aperçu de la mine de Chuquicamata, au Chili, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde (Diego Delso / Licence CC).
> Photo panoramique n°3 : Conférence de presse du groupe coréen Samsung, le 21 février 2016. (Maurizio Pesce, Licence CC).
> Photo « Cyborg » : chiaralily / Licence CC.

 

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Notes:

  1. NDLR : Lire la tribune libre d'Alain Gras, Qu'est-ce que le progrès technique ?, 26 août 2015. /
  2. − Pour avoir un aperçu de l'une des conséquences de ce productivisme, lire Guillaume Pitron, La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique, Les Liens qui libèrent, 2018. /
  3. − Pour en savoir plus sur la « face cachée » du numérique, lire l'interview de Philippe Bihouix, « La "croissance verte" est une mystification absolue », Anthony Laurent, Reporterre, 16 juin 2015. /
  4. − Jacques Ellul, Le Système technicien, Calmann-Lévy, 1977. /
  5. − Lire la tribune libre de Daniel Cérézuelle, Pour en finir avec l'Immaculée Conception de la science, 10 janvier 2017. /
  6. NDLR : Lire notre « Grand Entretien » avec Laure Noualhat, « Les climatosceptiques se moquent de la vérité scientifique », 4 octobre 2015. /
  7. − « Internet : le plus gros pollueur de la planète ? », Fournisseur-Energie.com, 13 avril 2017. /
  8. NDLR : Lire l'article de Stéphane Foucart, Allons-nous vraiment entrer dans l'Anthropocène ?, 25 mars 2016 ; ou encore : Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, L'événement Anthropocène, Le Seuil, 2013. /
  9. − « Explosion de la myopie dans le monde : comment protéger les yeux de vos enfants dans un monde où ils gardent les yeux rivés sur leurs différents écrans », Dominique Brémond-Gignac, Atlantico.fr, 7 janvier 2018. /
  10. − « L'OMS classe l'addiction aux jeux-vidéos comme maladie », Francetvinfo.fr, 3 mars 2018. /
  11. NDLR : Lire le texte de Geneviève Azam, Dominique Bourg et Jacques Testart, Subordonner les technosciences à l'éthique, 15 février 2017. /
  12. − Lire, par exemple, Dominique Belpomme, Ces maladies créées par l'homme. Comment la dégradation de l'environnement met en péril notre santé, Albin Michel, 2004 ; ou encore, André Cicolella, Toxique planète. Le scandale invisible des maladies chroniques, Seuil, 2013. /
  13. − Éditions L’Échappée, 2017, p.143. /
  14. − Pour avoir un aperçu des projets de la multinationale américaine concernant l'école française, lire « Le numérique à l'école, inutile en pédagogie mais bon pour Microsoft », Anthony Laurent, Reporterre, 23 janvier 2017. /
  15. − La Découverte, 2000, p.11. /
  16. NDLR : voir notre dossier : Les OGM peuvent-ils nourrir le monde ?, 23 mai 2015. /
  17. − Philippe Breton, Le culte de l'Internet, p.109. /
  18. NDLR : Lire notre « Grand Entretien » avec Paul Jorion, « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », 7 octobre 2016. /
  19. NDLR : Lire la tribune libre de Philippe Godard, La technologie est une politique, 4 septembre 2017. /
  20. − Eric Sadin, La silicolonisation du monde. L'irrésistible expansion du libéralisme numérique, L’Échappée, 2016. /
  21. − Cédric Biagini, L'emprise numérique. Comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies, L’Échappée, 2012. /
  22. − L'expression célèbre de l'économiste Claude-Henri de Rouvroy, dit Comte de Saint-Simon (1760-1825), illustre parfaitement la pensée technocratique. /
  23. NDLR : Lire la tribune libre de Didier Harpagès, L'économie est-elle une science ?, 18 mai 2015. /
  24. − Harmut Rosa est notamment l'auteur du livre Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive, La Découverte, 2012. /
  25. − Georges Bernanos, La France contre les robots, Comité de la France libre du Brésil, 1947. /
  26. NDLR : Lire la tribune libre de Sarah Dubernet, Arnaque transhumaniste, arnaque productiviste, 29 octobre 2016. /
  27. − A ce sujet, lire, par exemple, « Qu'est-ce que la honte prométhéenne ? » (Anthropotechnie.com, 31 août 2016) ; « Jean-Michel Besnier : "Réconcilier les humains avec leur vulnérabilité" » (L'Express, 9 août 2016) ou encore la tribune libre de Jean-Michel Besnier, Transhumanistes contre bioconservateurs, 25 février 2016. /
  28. NDLR : Lire le texte de Hannah Arendt, Penser ce que nous faisons, 25 mars 2017. /
  29. NDLR : Lire la tribune libre d'Olivier Rey, Nuclear Manoeuvres in the Dark, 17 mars 2016. /
  30. − Günther Anders est l'auteur, entre autres ouvrages, de L'obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle (1956), dont les deux tomes constitutifs ont été traduits en français en 2002 et 2011, respectivement aux éditions de L'Encyclopédie des Nuisances et chez Fario. /
  31. NDLR : Lire notre article : Edgar Morin pense les mots de l'humanité, 20 janvier 2018. /

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