« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

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Soutenez nos enquêtes sur la reconnaissance faciale et la géo-ingénierie !

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CIENCES CRITIQUES fait appel à votre générosité ! A la suite du sondage que nous avons réalisé cet été, nous lançons maintenant une grande campagne de financement participatif pour mener à bien les deux enquêtes que vous avez choisies, et qui seront publiées l'année prochaine : la première sur la reconnaissance faciale, la seconde sur la géo-ingénierie.

Nous avons besoin de 5 000 euros, sur un budget global de plus de 15 000 euros, pour pouvoir enquêter en France, mais aussi à l'étranger, au plus près des réalités du terrain.

> Cliquez sur le lien ci-après pour en savoir plus et nous soutenir : Participez aux enquêtes de Sciences Critiques !

 

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L’«intelligence végétale» pour repenser radicalement notre (rapport au) monde ?

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LE 24 NOVEMBRE DERNIER, Sciences Critiques a organisé une conférence-débat, à Paris, dans le cadre du Festival du livre et de la presse d'écologie (Felipé), consacrée à l'« intelligence » des plantes et intitulée : « L'intelligence végétale pour repenser radicalement notre (rapport au) monde ? ».

Près de 80 personnes ont participé à cet événement, en présence de François Bouteau, biologiste, maître de conférences à l'Université Paris 7-Denis Diderot, et Quentin Hiernaux, philosophe, chercheur au Fonds National Belge de la Recherche Scientifique (FNRS), coordinateur de l'ouvrage Philosophie du végétal (Éditions Vrin, 2018).

 

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Yves Cochet : «Ce qu’il faut combattre, c’est l’esprit productiviste et scientiste»

Depuis quelques années, la collapsologie suscite l'intérêt du grand public, des médias, des milieux militants, du monde universitaire, et jusqu'au personnel politique. Ancien ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin (2001-2002), député français puis député européen de 1997 à 2014, Yves Cochet vient de publier Devant l'effondrement. Essai de collapsologie (Les Liens qui libèrent). Trois questions à un homme politique, mathématicien de formation et écologiste de conviction, qui se revendique désormais comme « collapsologue ».

Pourquoi (et comment) critiquer la technologie aujourd’hui ?

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E 29 MAI dernier, Sciences Critiques a organisé deux conférences-débats, à Paris, consacrées à la technocritique et intitulées : « Pourquoi (et comment) critiquer la technologie à l'heure de la crise sociale et écologique ? Pour l'émergence d'une communauté technocritique ! ».

Près de 200 personnes ont participé à cet événement, en présence de : Jean-Baptiste Fressoz (historien), François Jarrige (historien), Alain Gras (socio-anthropologue), Paul Jorion (socio-anthropologue), Joël Decarsin (professeur et militant associatif), Célia Izoard (journaliste et activiste) et Cédric Biagini (éditeur).

Avec eux, nous avons abordé, entre autres sujets, l'histoire du mouvement technocritique en Europe, les imaginaires du progrès technique, l'apparition de l'Anthropocène comme conséquence de la « démesure technicienne », les effets et les méfaits du techno-capitalisme et enfin la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd'hui, à travers notamment le projet politique alternatif de la décroissance, l'action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste.

 

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Annie Dequeker : «L’Université, ce n’est pas uniquement des enseignants et des étudiants»

En 1975, est paru, au sein de la toute jeune Université Paris 7-Denis Diderot, le Module Enragé. A travers la publication de huit numéros, ce journal « éphémère » de critique interne d'une institution universitaire créée officiellement quatre ans plus tôt entendait donner la parole aux sans-voix de l'université : son personnel technique et administratif. Né à la suite d'un mouvement de grève, il illustre, à lui seul, les rapports de force et de domination existant dans les établissements d'enseignement et de recherche français. Trois questions à Annie Dequeker, rédactrice et illustratrice du Module Enragé.

Geneviève Azam : «Abandonner le délire prométhéen d’une maîtrise infinie du monde»

Dans sa visée civilisatrice et libératrice, la pensée humaniste occidentale a occulté, durant de longs siècles, la dimension naturelle des sociétés et des humains. Si, aujourd'hui, la nature revient en force, elle tend paradoxalement − et dangereusement − à disparaître, à travers les avancées technoscientifiques, au nom de l'émancipation et de l'égalité entre les êtres humains. Face à l'avènement d'un « monde cyborg », il devient urgent de renouer avec la fragilité constitutive de l'homme comme de la biosphère. Trois questions à Geneviève Azam, économiste à l'Université Toulouse-Jean-Jaurès et membre du Conseil scientifique d'Attac, auteur notamment de Osons rester humain. Les impasses de la toute-puissance (Les Liens qui libèrent, 2015).

Le transhumanisme à l’épreuve du réel

Depuis quelques années, le transhumanisme fait l'objet d'une hyper-médiatisation. Bon nombre d'articles de presse, de livres, de reportages, de documentaires, etc., lui sont régulièrement consacrés. Or, cette sur-médiatisation engendre une fascination pour l'idéologie transhumaniste en même temps qu'une banalisation de ses thèses. Dans ce contexte, Sciences Critiques propose une analyse critique − c'est-à-dire « clinique », rationnelle et désintéressée − des multiples enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) soulevés par le transhumanisme, en décryptant les arguments avancés par ses pourfendeurs et ses promoteurs.

Aux origines du transhumanisme

D'où vient le transhumanisme ? Sur quels terreaux idéologiques prospère-t-il ? Quelles en sont les influences et les références politiques et culturelles ? Quel rôle ont joué la cybernétique après la Seconde Guerre mondiale et la contre-culture hippie dans les années 1960-1970 ? Avec l'historien Franck Damour, nous abordons dans cette émission l'histoire récente du transhumanisme ainsi que ses fondements imaginaires et ses représentations culturelles.

Dans les laboratoires du transhumanisme

En quoi consistent les recherches dans les domaines convergents des nanotechnologies, des biotechnologies, de l'intelligence artificielle et des neurosciences (NBIC) ? Quels en sont les risques ? Les transhumanistes jouent-ils aux apprentis-sorciers ? Avec les scientifiques critiques Jacques Testart et François Berger, nous dressons dans cette émission un état des lieux des recherches en cours, tout en questionnant la responsabilité des chercheurs.

Interdire le transhumanisme ?

Le transhumanisme est-il une impérieuse nécessité ? L'être humain est-il à ce point médiocre qu'il faille impérativement l'« augmenter » ? Les « faiblesses » de l'homme sont-elles une erreur de la nature ? Et les citoyens, ont-ils leur mot à dire ? Avec l'ancien député écologiste Noël Mamère et le philosophe et psychanalyste Miguel Benasayag, nous nous penchons dans cette émission sur la place et le rôle du politique, de la législation, de la démocratie et de l'éthique face au transhumanisme, tout en en dessinant les alternatives possibles.

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