« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

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CIENCES CRITIQUES se lance dans la réalisation d'enquêtes de terrain, et nous voulons vous y associer ! Pour ce faire, nous désirons recueillir votre avis.

Nous vous proposons de voter, parmi trois propositions (cliquez sur le lien ci-dessous pour les découvrir), pour le sujet d'enquête qui suscite le plus votre intérêt. Les deux sujets retenus feront l'objet d'une investigation au long cours et approfondie par les journalistes de Sciences Critiques.

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Les votes sont ouverts jusqu'au dimanche 1er septembre inclus.

Nous comptons beaucoup sur votre participation. Un grand merci à vous et à très bientôt pour la suite...

 

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Pourquoi (et comment) critiquer la technologie aujourd’hui ?

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E 29 MAI dernier, Sciences Critiques a organisé deux conférences-débats, à Paris, consacrées à la technocritique et intitulées : « Pourquoi (et comment) critiquer la technologie à l'heure de la crise sociale et écologique ? Pour l'émergence d'une communauté technocritique ! ».

Près de 200 personnes ont participé à cet événement, en présence de : Jean-Baptiste Fressoz (historien), François Jarrige (historien), Alain Gras (socio-anthropologue), Paul Jorion (socio-anthropologue), Joël Decarsin (professeur et militant associatif), Célia Izoard (journaliste et activiste) et Cédric Biagini (éditeur).

Avec eux, nous avons abordé, entre autres sujets, l'histoire du mouvement technocritique en Europe, les imaginaires du progrès technique, l'apparition de l'Anthropocène comme conséquence de la « démesure technicienne », les effets et les méfaits du techno-capitalisme et enfin la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd'hui, à travers notamment le projet politique alternatif de la décroissance, l'action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste.

 

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Annie Dequeker : «L’Université, ce n’est pas uniquement des enseignants et des étudiants»

En 1975, est paru, au sein de la toute jeune Université Paris 7-Denis Diderot, le Module Enragé. A travers la publication de huit numéros, ce journal « éphémère » de critique interne d'une institution universitaire créée officiellement quatre ans plus tôt entendait donner la parole aux sans-voix de l'université : son personnel technique et administratif. Né à la suite d'un mouvement de grève, il illustre, à lui seul, les rapports de force et de domination existant dans les établissements d'enseignement et de recherche français. Trois questions à Annie Dequeker, rédactrice et illustratrice du Module Enragé.

Geneviève Azam : «Abandonner le délire prométhéen d’une maîtrise infinie du monde»

Dans sa visée civilisatrice et libératrice, la pensée humaniste occidentale a occulté, durant de longs siècles, la dimension naturelle des sociétés et des humains. Si, aujourd'hui, la nature revient en force, elle tend paradoxalement − et dangereusement − à disparaître, à travers les avancées technoscientifiques, au nom de l'émancipation et de l'égalité entre les êtres humains. Face à l'avènement d'un « monde cyborg », il devient urgent de renouer avec la fragilité constitutive de l'homme comme de la biosphère. Trois questions à Geneviève Azam, économiste à l'Université Toulouse-Jean-Jaurès et membre du Conseil scientifique d'Attac, auteur notamment de Osons rester humain. Les impasses de la toute-puissance (Les Liens qui libèrent, 2015).

Le transhumanisme à l’épreuve du réel

Depuis quelques années, le transhumanisme fait l'objet d'une hyper-médiatisation. Bon nombre d'articles de presse, de livres, de reportages, de documentaires, etc., lui sont régulièrement consacrés. Or, cette sur-médiatisation engendre une fascination pour l'idéologie transhumaniste en même temps qu'une banalisation de ses thèses. Dans ce contexte, Sciences Critiques propose une analyse critique − c'est-à-dire « clinique », rationnelle et désintéressée − des multiples enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) soulevés par le transhumanisme, en décryptant les arguments avancés par ses pourfendeurs et ses promoteurs.

Aux origines du transhumanisme

D'où vient le transhumanisme ? Sur quels terreaux idéologiques prospère-t-il ? Quelles en sont les influences et les références politiques et culturelles ? Quel rôle ont joué la cybernétique après la Seconde Guerre mondiale et la contre-culture hippie dans les années 1960-1970 ? Avec l'historien Franck Damour, nous abordons dans cette émission l'histoire récente du transhumanisme ainsi que ses fondements imaginaires et ses représentations culturelles.

Dans les laboratoires du transhumanisme

En quoi consistent les recherches dans les domaines convergents des nanotechnologies, des biotechnologies, de l'intelligence artificielle et des neurosciences (NBIC) ? Quels en sont les risques ? Les transhumanistes jouent-ils aux apprentis-sorciers ? Avec les scientifiques critiques Jacques Testart et François Berger, nous dressons dans cette émission un état des lieux des recherches en cours, tout en questionnant la responsabilité des chercheurs.

Interdire le transhumanisme ?

Le transhumanisme est-il une impérieuse nécessité ? L'être humain est-il à ce point médiocre qu'il faille impérativement l'« augmenter » ? Les « faiblesses » de l'homme sont-elles une erreur de la nature ? Et les citoyens, ont-ils leur mot à dire ? Avec l'ancien député écologiste Noël Mamère et le philosophe et psychanalyste Miguel Benasayag, nous nous penchons dans cette émission sur la place et le rôle du politique, de la législation, de la démocratie et de l'éthique face au transhumanisme, tout en en dessinant les alternatives possibles.

Le transhumanisme, entre critiques et résistances

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8 JUIN dernier, Sciences Critiques a organisé une soirée-débat, à Paris, consacrée au transhumanisme et intitulée « Le transhumanisme, entre critiques et résistances ». Plus de 80 personnes ont participé à cet événement, en présence de Roland Gori (psychanalyste), Jean-Michel Besnier (philosophe), Philippe Borrel (réalisateur), Anne-Laure Boch (neurochirurgien), Cédric Sauviat (polytechnicien) et Sarah Dubernet (infirmière).

Né de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l'information et des sciences cognitives (NBIC), le projet transhumaniste, qui vise à « augmenter » l'être humain − voire à le remplacer par un post-humain −, se développe imperceptiblement et insidieusement au cœur des laboratoires et des start-ups des pays industrialisés, de la Silicon Valley (Etats-Unis) à la Chine, en passant par l'Europe.

Or, cette idéologie, cette « nouvelle religion » (Laurent Alexandre), qui tend à bouleverser le devenir de l'humanité, progresse sans qu'aucun débat démocratique et citoyen n'ait jamais eu lieu.

Face au déferlement incontrôlé du transhumanisme et aux enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) qu'il soulève, l'élaboration collective et la diffusion de réflexions éthiques et d'une véritable pensée critique sont devenues aujourd'hui une nécessité − voire une urgence politique − pour initier et nourrir le débat démocratique et citoyen.

Jean-Christophe Coffin : «Il est légitime que les citoyens interpellent les scientifiques»

Le mouvement de contestation de Mai-68 n'a pas épargné la communauté scientifique. A l'instar des étudiants et des travailleurs engagés contre l'« ordre établi », des scientifiques critiques se sont mobilisés à l'époque pour faire entendre leur voix. Hiérarchies institutionnelles, « science pure », orientations de la recherche, participation citoyenne, etc. Les pratiques des chercheurs, comme la place et le rôle de l'institution et des savoirs scientifiques, furent radicalement remis en cause. Trois questions à Jean-Christophe Coffin, enseignant-chercheur en Histoire des Sciences et des Techniques à l'Université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis et au Centre A. Koyré à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

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