« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

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Les Impromptus

Les laboratoires de virologie dangereux prolifèrent

Parmi les thèses en présence, la fuite de laboratoire reste aujourd’hui une piste privilégiée pour expliquer l’origine de l’épidémie de Covid-19. Or, cinq ans après la survenue officielle de la crise politico-sanitaire, les laboratoires de virologie les plus dangereux se multiplient à travers le monde.

Selon l’initiative Global BioLabs, lancée en mai 2021 par des universitaires américains et britanniques, le nombre des laboratoires étudiant et manipulant les agents pathogènes les plus dangereux au monde (virus, bactéries, microbes…) est en augmentation. Dénommés « laboratoires de biosécurité de niveau 4 » (BSL4, ou « P4 » en France), ils sont désormais 69 en opération, en construction ou en projets, répartis dans 27 pays, soit 10 de plus qu’il y a trois ans.

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L’Éducation nationale tombe dans le «solutionnisme algorithmique»

L’intelligence artificielle fait son entrée à l’école. En février, 200 000 lycéens utiliseront un logiciel conversationnel en français et en mathématiques. Une décision prise au détriment du principe de précaution.

Depuis l’irruption de l’agent conversationnel ChatGPT à la fin de l’année 2022, le flot des réactions et des débats autour de l’intelligence artificielle (IA) ne se tarit plus. Récemment, le gouvernement français a fait savoir qu’il aurait recours à un nouveau système basé sur l’IA dans le cadre de l’Éducation nationale. Dans une tribune parue le 1er janvier dernier dans le quotidien Libération, Marius Bertolucci, maître de conférences en sciences de gestion à Aix-Marseille Université, met en garde quant à l’arrivée prochaine d’un logiciel conversationnel au lycée.

 

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Dior veut «inverser» le vieillissement

La célèbre marque de luxe détenue par le milliardaire Bernard Arnault se lance dans des recherches d’inspiration transhumaniste. Son objectif ? Comprendre les « causes profondes » du vieillissement de la peau pour commercialiser des produits qui « inversent les effets du temps ».

« Faire triompher la science sur le temps ». C’est ce que promet désormais, ni plus ni moins, la marque de luxe Dior, qui a récemment annoncé investir dans les recherches sur la longévité, en s’engageant dans le « reverse aging », l’inversion du vieillissement. « Les découvertes récentes dans le domaine de la longévité sont parmi les plus rapides et les plus prometteuses de la science aujourd’hui », croit savoir la marque, propriété du groupe LVMH, qui se dit « animée par un esprit avant-gardiste ». Désireuse de se présenter dorénavant comme une « Maison de la Science » (et non plus uniquement comme une « Maison de la Beauté »), elle affirme « effectuer ainsi une entrée audacieuse dans une aventure scientifique inédite et déterminante ».

 

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Des étudiants-ingénieurs contre le canal Seine-Nord

Des étudiants de l’Université de Technologie de Compiègne s’engagent contre le canal Seine-Nord Europe. Un « projet écocidaire », selon eux, qui, en plus de ravager la nature, pèserait lourdement sur les finances publiques et fragiliserait un peu plus encore le fret ferroviaire.

La lutte − victorieuse − menée contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a donné un nouveau souffle à la contestation des « grands projets inutiles et imposés ». D’autres foyers d’opposition à la destruction de l’environnement au nom de la rationalité technicienne ont, depuis lors, vu le jour, que l’on songe aux méga-bassines dans l’ouest de la France ou encore à l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse. Le collectif « Stop Canal » de l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) espère rallier des forces similaires dans le combat qui l’oppose au canal Seine-Nord Europe. Ce collectif d’étudiants-ingénieurs organise le 16 décembre un rassemblement rue du Chevreuil à Compiègne, dans l’Oise.

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Des recherches-actions sur les cancers du travail

Un fonds destiné à soutenir la recherche sur les cancers professionnels vient de voir le jour. Géré par l’association Agir contre les cancers du travail, il a déjà réuni 15 000 euros.

Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony dénonce depuis de nombreuses années la collusion de l’industrie et des institutions scientifiques. Soucieuse de soutenir une recherche indépendante dans son domaine, la directrice de recherche honoraire de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est engagée dans un nouveau projet : la création d’un fonds de dotation pour la recherche sur les cancers professionnels.

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