« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. »
(Carl E. Sagan)

Comprendre

Les articles et les enquêtes de la rédaction pour comprendre les controverses sociotechniques et leurs enjeux.

Tandis que la prescription de psychotropes ne cesse d’augmenter, les principes de la « psychiatrie biologique », sur lesquels repose le bien-fondé de leurs usages, sont radicalement remis en question. Les données scientifiques peinent à démontrer l’efficacité de cette doctrine qui définit la pathologie mentale comme étant une maladie du cerveau. (suite…)

Encore anecdotiques, les biocarburants à base d’huiles de cuisson usagées sont censés jouer un rôle important dans la décarbonation des transports au cours des prochaines années. Mais la limite structurelle des capacités de production, couplée à des objectifs européens ambitieux, provoque une inflation sans limites, et ouvre la porte à une vaste fraude.

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A Rovaltain, près de Valence (Drôme), la construction d’un supercalculateur dédié à l’intelligence artificielle mobilise contre lui associations et riverains. Ces derniers se sont lancés dans une course contre la montre pour contrer ce projet, dont les contours, flous, interrogent.

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Alors que l’intelligence artificielle générative s’impose dans la recherche académique, des scientifiques envisagent de l’utiliser pour simuler des participants humains. Une pratique séduisante, mais qui pourrait bien accélérer une nouvelle crise de la reproductibilité en sciences humaines et sociales.

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Les « Bonnes Feuilles » de Sciences Critiques

Avec notre collection « Les Bonnes Feuilles », (re)lisez, partagez et collectionnez les textes les plus marquants publiés ces dernières années sur Sciences Critiques : des articles d’analyse écrits par les journalistes de la rédaction ainsi que des tribunes libres rédigées par des auteurs et autrices invités. Quatre textes sont aujourd’hui disponibles, sous la forme de petits livrets de 24 et 32 pages faciles à lire, et à prix libres.

Depuis quelques années, la collapsologie suscite l’intérêt du grand public, des médias, des milieux militants, du monde universitaire, et jusqu’au personnel politique. Ancien ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin (2001-2002), député français puis député européen de 1997 à 2014, Yves Cochet vient de publier Devant l’effondrement. Essai de collapsologie (Les Liens qui libèrent). Trois questions à un homme politique, mathématicien de formation et écologiste de conviction, qui se revendique désormais comme « collapsologue ».

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E 29 MAI dernier, Sciences Critiques a organisé deux conférences-débats, à Paris, consacrées à la technocritique et intitulées : « Pourquoi (et comment) critiquer la technologie à l’heure de la crise sociale et écologique ? Pour l’émergence d’une communauté technocritique ! ».

Près de 200 personnes ont participé à cet événement, en présence de : Jean-Baptiste Fressoz (historien), François Jarrige (historien), Alain Gras (socio-anthropologue), Paul Jorion (socio-anthropologue), Joël Decarsin (professeur et militant associatif), Célia Izoard (journaliste et activiste) et Cédric Biagini (éditeur).

Avec eux, nous avons abordé, entre autres sujets, l’histoire du mouvement technocritique en Europe, les imaginaires du progrès technique, l’apparition de l’Anthropocène comme conséquence de la « démesure technicienne », les effets et les méfaits du techno-capitalisme et enfin la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd’hui, à travers notamment le projet politique alternatif de la décroissance, l’action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste.

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Depuis quelques années, le transhumanisme fait l’objet d’une hyper-médiatisation. Bon nombre d’articles de presse, de livres, de reportages, de documentaires, etc., lui sont régulièrement consacrés. Or, cette sur-médiatisation engendre une fascination pour l’idéologie transhumaniste en même temps qu’une banalisation de ses thèses. Dans ce contexte, Sciences Critiques propose une analyse critique − c’est-à-dire « clinique », rationnelle et désintéressée − des multiples enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) soulevés par le transhumanisme, en décryptant les arguments avancés par ses pourfendeurs et ses promoteurs.
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8 JUIN dernier, Sciences Critiques a organisé une soirée-débat, à Paris, consacrée au transhumanisme et intitulée « Le transhumanisme, entre critiques et résistances ». Plus de 80 personnes ont participé à cet événement, en présence de Roland Gori (psychanalyste), Jean-Michel Besnier (philosophe), Philippe Borrel (réalisateur), Anne-Laure Boch (neurochirurgien), Cédric Sauviat (polytechnicien) et Sarah Dubernet (infirmière).

Né de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l’information et des sciences cognitives (NBIC), le projet transhumaniste, qui vise à « augmenter » l’être humain − voire à le remplacer par un post-humain −, se développe imperceptiblement et insidieusement au cœur des laboratoires et des start-ups des pays industrialisés, de la Silicon Valley (Etats-Unis) à la Chine, en passant par l’Europe.

Or, cette idéologie, cette « nouvelle religion » (Laurent Alexandre), qui tend à bouleverser le devenir de l’humanité, progresse sans qu’aucun débat démocratique et citoyen n’ait jamais eu lieu.

Face au déferlement incontrôlé du transhumanisme et aux enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) qu’il soulève, l’élaboration collective et la diffusion de réflexions éthiques et d’une véritable pensée critique sont devenues aujourd’hui une nécessité − voire une urgence politique − pour initier et nourrir le débat démocratique et citoyen.
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Le mouvement de contestation de Mai-68 n’a pas épargné la communauté scientifique. A l’instar des étudiants et des travailleurs engagés contre l’« ordre établi », des scientifiques critiques se sont mobilisés à l’époque pour faire entendre leur voix. Hiérarchies institutionnelles, « science pure », orientations de la recherche, participation citoyenne, etc. Les pratiques des chercheurs, comme la place et le rôle de l’institution et des savoirs scientifiques, furent radicalement remis en cause. Trois questions à Jean-Christophe Coffin, enseignant-chercheur en Histoire des Sciences et des Techniques à l’Université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis et au Centre A. Koyré à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

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Le déferlement technologique bouleverse notre vie quotidienne. Le travail, les relations familiales et amicales, les loisirs, etc. Quasiment plus aucun pan de l’existence humaine, individuelle comme collective, n’échappe désormais à l’emprise numérique. Or, cette « technologisation » de la vie et de la société − largement impensée − a des effets déterminants, voire des impacts préoccupants, et pour la plupart irréversibles, sur la nature, la santé, la politique et in fine sur le devenir de notre « communauté de vie et de destin ». Dans le cadre d’une séance publique, tenue en janvier dernier à l’Université du Bien Commun à Paris, Sciences Critiques était invité à dresser un constat critique de cet état de fait.

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E 25 NOVEMBRE dernier, Sciences Critiques a organisé une table-ronde, à Paris, dans le cadre du Festival du livre et de la presse d’écologie, consacrée aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et intitulée « OGM : du labo à l’assiette ». Plus d’une cinquantaine de personnes ont participé à cet événement, en présence de Gilles-Eric Séralini, chercheur et professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen, et Bénédicte Bonzi, présidente de l’association de « veille citoyenne » Inf’OGM et membre de la commission Agriculture de l’ONG Les Amis de la Terre France.

Révélations des « Monsanto Papers », Tribunal international citoyen contre Monsanto, accords de libre-échange TAFTA et CETA, « nouveaux OGM » issus des nouvelles techniques du génie génétique, États généraux de l’alimentation en France, ré-autorisation du glyphosate en Europe… Depuis quelques mois, les OGM défraient − à nouveau − la chronique.

Technologies issues des laboratoires de recherche depuis les années 1970, les OGM se retrouvent aujourd’hui dans la nature… et jusque dans nos assiettes ! Faut-il s’en inquiéter ? Existe-t-il des risques pour les consommateurs ? Les OGM peuvent-ils nourrir le monde ? A qui profitent-ils ? Comment en est-on arrivé là ?

Ci-dessous, la vidéo de la table-ronde dans son intégralité :

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Quelle place et quel rôle les candidat-e-s à l’élection présidentielle réservent-ils à la science ? Dans le contexte social et écologique actuel, les enjeux sociétaux soulevés par la recherche scientifique et le développement technologique font-ils partie de leurs priorités politiques ? Et, si oui, pour quel(s) projet(s) de société ? Sciences Critiques décrypte les programmes des candidat-e-s concernant l’énergie, la santé et le numérique, en donnant également la parole aux scientifiques et aux citoyen-ne-s.

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E 24 FÉVRIER dernier, Sciences Critiques a organisé une soirée-débat, à Paris, consacrée à la recherche scientifique et aux technosciences. Une centaine de personnes ont participé à cet événement, en présence du militant associatif François Veillerette, du biologiste Jacques Testart, du philosophe Olivier Rey et du journaliste Frédéric Denhez.

A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, cette rencontre a été l’occasion de débattre ensemble du rôle et de la place des sciences et des nouvelles technologies dans notre société. Cette rencontre a également permis de discuter des propositions concrètes et des actions immédiates à mettre en œuvre pour démocratiser la recherche scientifique et les technosciences.

> Deux propositions ont été abordées lors de cette soirée :
Promouvoir la recherche participative.
Subordonner les technosciences à l’éthique.

Ci-dessous, la vidéo de la soirée-débat dans son intégralité :

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La question semblait circonscrite à une idéologie eugéniste cantonnée au siècle dernier. Mais, crise financière et populisme obligent, des politiques et des associations continuent aujourd’hui à interdire à certaines personnes vulnérables d’avoir des enfants. Un « eugénisme social » toujours en vigueur aux États-Unis comme en Europe.

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La « Zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes reste aujourd’hui menacée d’évacuation. Des personnalités du « monde des livres, des lettres et des savoirs » ont décidé de se mobiliser pour prendre sa défense. Mais les habitants du bocage cherchent à s’affranchir de toutes formes de domination. Et prendre appui sur l’aura de reconnaissance que confèrent les sciences et leur « savoir légitime » ne va pas sans poser question.

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Naît-on violent ou le devient-on ? C’est toute la question soulevée par le « gène de la violence ». Son existence, largement contredite par la science, sert une idéologie sécuritaire, au mépris de l’analyse sociologique.

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Les médias de
Sciences Critiques

En complément de nos articles, de nos enquêtes et de nos Grands Entretiens, découvrez les enregistrements audio et vidéo de nos interventions publiques ainsi que les émissions de webradio réalisées par les journalistes de la rédaction dans le cadre de « dossiers spéciaux » thématiques (sur le transhumanisme ou encore l’élection présidentielle de 2017).

Les derniers médias

Sciences Critiques était l’invité de l’émission « Trous Noirs » sur Radio Libertaire le 8 juin dernier. L’occasion de présenter la bande dessinée co-éditée par la rédaction, « Un grain de sable dans la machine », en présence de ses deux auteurs, Juliette Brigand et Nicolas Celnik.
Le 13 février dernier, Sciences Critiques a réuni, pour la première fois, l'anthropologue Philippe Descola et le philosophe Patrick Dupouey pour une « Dispute » autour de la question : « Faut-il en finir avec la nature ? »
D'où vient le transhumanisme ? Sur quels terreaux idéologiques prospère-t-il ? Quelles en sont les influences et les références politiques et culturelles ? Quel rôle ont joué la cybernétique après la Seconde Guerre mondiale et la contre-culture hippie dans les années 1960-1970 ?
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