« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Covid-19

Peut-on breveter le soleil ?

Le Covid-19 a le mérite de nous obliger à reconsidérer les disparités d’accès aux médicaments en fonction des revenus des patients et de la partie du monde où ils se trouvent. Cette prise de conscience est à saisir pour repenser ce qui nous est commun : le droit universel aux soins de santé. Les biens et services de santé doivent être placés hors des lois du marché, hors des logiques capitalistes. Pour ce faire, doivent se mettre en place de nouveaux modèles de recherche et développement, de production et de distribution, sous le contrôle des travailleurs et de la société. C’est remettre la santé au cœur de nos politiques publiques.

Laurent Aillet : «Reconnaître la vérité, c’est s’obliger à changer»

La pandémie actuelle de Covid-19 illustre-t-elle l'effondrement de notre civilisation ? Alors qu'à l'urgence sanitaire succède désormais une profonde crise socio-économique mondiale, les gouvernements ont toutes les peines du monde à relever les défis posés par les nouveaux risques systémiques globaux. Seront-ils prêts à affronter les chocs suivants, et notamment ceux causés par les dérèglements climatiques ? Trois questions à Laurent Aillet, expert en risques, président de l'association Adrastia et co-directeur, avec le journaliste Laurent Testot, de l'ouvrage collectif Collapsus (Albin Michel, 2020).

Jacques Testart : «La gestion de l’urgence s’accorde mal avec la science»

Une opinion publique prise à témoin, des citoyens qui s'affrontent par études scientifiques interposées, des responsables politiques, sommés de prendre des décisions dans l'urgence, qui en appellent à l'avis des experts, etc. La controverse scientifique concernant la chloroquine et la polémique autour du professeur Didier Raoult se sont propagées comme une traînée de poudre dans l'espace public. Les citoyens s'intéresseraient-ils enfin, à la faveur de la crise sanitaire actuelle, à la recherche scientifique ? Et y aura-t-il un avant et un après-Covid-19 pour les chercheurs ? Trois questions à Jacques Testart, biologiste et « critique de science ».

Ce que nous vivons n’est pas une guerre

C'est la mondialisation qui fait de l'épidémie de Covid-19, originaire de Chine, une pandémie mondiale. Mais replaçons cette crise, cet effondrement sanitaire, dans le contexte de notre société, celui de l'Anthropocène. Car, au classement des menaces avérées pour le système-Terre, la première porte un nom : Homo Sapiens. Si l’homme persiste dans la mondialisation et dans l’asservissement de la nature, il n’est pas impossible que, d’une façon ou d’une autre, celle-ci contre-attaque.

Méga corona machino virus

Ce que dévoile le Covid-19 ne se situe pas tant au niveau de la santé publique que de la politique. Cette crise est, sans aucun doute, au départ sanitaire, et elle est devenue, quelques semaines plus tard, une profonde crise du pouvoir. Via la crise actuelle, le pouvoir cherche, encore et toujours, à nous réduire à n'être que les simples rouages de la machinerie économico-financière. L'issue n'est pas difficile à deviner : oppression ou explosion. Ceux qui nous dirigent n'en savent pas plus que nous car la situation qu'ils ont créée est irrationnelle.

De la toute-puissance de la nature

L’expansion mondiale du coronavirus devrait être l’occasion de mener une réflexion, d’abord personnelle ensuite collective, sur ce que l’on appelle la « mondialisation ». Avec la pandémie de Covid-19, apparue en Chine et se répandant maintenant implacablement à travers le monde, voilà que la Nature nous rappelle à nouveau à l'ordre. Il semble aujourd'hui que les fameuses « limites à la croissance », chères aux pionniers de la critique écologiste, soient en passe d'être franchies, avec toutes les conséquences que cela suppose... Désormais, nous pénétrons dans un nouvel âge de l'humanité. Un âge qui ne sera plus une partie de plaisir.

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