« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Transhumanisme

Le transhumanisme, entre critiques et résistances

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e vendredi 8 juin prochain, Sciences Critiques organise, à Paris, de 19h à 22h30, une soirée-débat sur le transhumanisme intitulée : « Le transhumanisme, entre critiques et résistances », en présence de Roland Gori (psychanalyste), Jean-Michel Besnier (philosophe), Philippe Borrel (réalisateur), Anne-Laure Boch (neurochirurgien), Cédric Sauviat (polytechnicien) et Sarah Dubernet (infirmière).

Nous vous y attendons nombreuses et nombreux !

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Né de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l'information et des sciences cognitives (NBIC), le projet transhumaniste, qui vise à « augmenter » l'être humain – voire à le remplacer par un post-humain –, se développe imperceptiblement et insidieusement au cœur des laboratoires et des start-ups des pays industrialisés, de la Silicon Valley (Etats-Unis) à la Chine, en passant par l'Europe.

Or, cette idéologie, cette « nouvelle religion » (Laurent Alexandre), qui tend à bouleverser le devenir de l'humanité, progresse sans qu'aucun débat démocratique et citoyen n'ait jamais eu lieu.

Face au déferlement incontrôlé du transhumanisme et aux enjeux (socio-politiques, économiques, technoscientifiques, anthropologiques, civilisationnels, etc.) qu'il soulève, l'élaboration collective et la diffusion de réflexions éthiques et d'une véritable pensée critique sont devenues aujourd'hui une nécessité − voire une urgence politique − pour initier et nourrir le débat démocratique et citoyen.

L’«effet prothèse» ou comment remplacer l’humain

Le processus d'automatisation, qui vise notamment à substituer la présence et les capacités humaines par des logiciels bourrés d’algorithmes, a pour conséquence une régression mentale et physiologique des hommes dans leurs activités professionnelles et, d’une manière générale, dans leur existence personnelle. Des questions se posent inévitablement, dont une de nature politique et morale : quelle place est alors laissée à l’avenir de l’humanité dans un tel système, qui lui-même a été inventé par l’homme, en particulier celui de l’Occident ? Et pourquoi donc ce destin funeste, dont on ne sait où tout cela va le mener ?

L’homme augmenté : les dessous d’un mythe

Notre dépendance aux nouvelles technologies change, au quotidien et insidieusement, notre rapport aux autres, comme à l’espace public ou au commun. L’un des risques est que, dans les situations les plus ordinaires, nous finissions par attendre des êtres humains qu’ils se comportent comme des machines. Le problème n’est pas de savoir si les machines vont renverser les humains mais de comprendre dans quelles conditions – sociales, politiques, éthiques et économiques – les êtres humains se mettent à agir machinalement, à désirer ressembler aux machines qu’ils conçoivent.

Frankenstein et le transhumanisme

L’usage éthique des nouvelles technologies impose une prise de distance par rapport à l’idéologie transhumaniste. Cette idéologie veut nous séduire. Le mythe prémonitoire de Frankenstein nous met en garde : elle risque bien, au contraire, de nous détruire. Les transhumanistes veulent nous convaincre que Prométhée est heureux. Mais il ne peut l'être, car la puissance de la technique ne peut supplanter l'amour. Frankenstein nous prévient que le bonheur de l'homme ne se trouve pas dans une sortie de l'humanité.

La technologisation de la vie : du mythe à la réalité

Le déferlement technologique bouleverse notre vie quotidienne. Le travail, les relations familiales et amicales, les loisirs, etc. Quasiment plus aucun pan de l'existence humaine, individuelle comme collective, n'échappe désormais à l'emprise numérique. Or, cette « technologisation » de la vie et de la société − largement impensée − a des effets déterminants, voire des impacts préoccupants, et pour la plupart irréversibles, sur la nature, la santé, la politique et in fine sur le devenir de notre « communauté de vie et de destin ». Dans le cadre d'une séance publique, tenue en janvier dernier à l'Université du Bien Commun à Paris, Sciences Critiques était invité à dresser un constat critique de cet état de fait. Première partie.

Arnaque transhumaniste, arnaque productiviste

Le Transhumanisme n'est-il pas le support idéologique du productivisme depuis ses débuts, tout autant qu'une très vieille arnaque qui se dévoile désormais sans complexe dans des discours « high tech » ? Le Transhumanisme est, avant tout, un discours terriblement laid sur l'existence et terriblement beau sur la technologie, à l'heure où celle-ci n'a jamais été aussi nocive et tyrannique. Il est temps de penser sérieusement − avec toute la gravité que cela implique − une résistance organisée à cette religion mondialisée dévastatrice.

Transhumanistes contre bioconservateurs

Les transhumanistes ont la tentation d'opposer deux camps : celui des biotransgressifs, parmi lesquels ils se comptent, et celui des bioconservateurs, avec lesquels ils ferraillent. Il convient de revoir − et même de retourner − les termes du débat. Le risque inhérent aux biotechnologies n'est-il pas, en effet, de tuer la vie, et pas seulement de « tuer la mort ».

Intelligence artificielle : la science rongée par le mythe

Pour la première fois, une étude scientifique, menée par une équipe de recherche multidisciplinaire de l'Université d'Oxford, affirme que le développement de l'Intelligence artificielle représente la principale menace d'extinction de la civilisation humaine. Mythe ou réalité ?

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