« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

L’éthique scientifique à l’épreuve du spatial privé

L’éthique scientifique à l’épreuve du spatial privé

Des étudiants-ingénieurs contre le canal Seine-Nord

Des étudiants de l’Université de Technologie de Compiègne s’engagent contre le canal Seine-Nord Europe. Un « projet écocidaire », selon eux, qui, en plus de ravager la nature, pèserait lourdement sur les finances publiques et fragiliserait un peu plus encore le fret ferroviaire.

La lutte − victorieuse − menée contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a donné un nouveau souffle à la contestation des « grands projets inutiles et imposés ». D’autres foyers d’opposition à la destruction de l’environnement au nom de la rationalité technicienne ont, depuis lors, vu le jour, que l’on songe aux méga-bassines dans l’ouest de la France ou encore à l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse. Le collectif « Stop Canal » de l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) espère rallier des forces similaires dans le combat qui l’oppose au canal Seine-Nord Europe. Ce collectif d’étudiants-ingénieurs organise le 16 décembre un rassemblement rue du Chevreuil à Compiègne, dans l’Oise.

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Des recherches-actions sur les cancers du travail

Un fonds destiné à soutenir la recherche sur les cancers professionnels vient de voir le jour. Géré par l’association Agir contre les cancers du travail, il a déjà réuni 15 000 euros.

Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony dénonce depuis de nombreuses années la collusion de l’industrie et des institutions scientifiques. Soucieuse de soutenir une recherche indépendante dans son domaine, la directrice de recherche honoraire de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est engagée dans un nouveau projet : la création d’un fonds de dotation pour la recherche sur les cancers professionnels.

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Emmanuel Feyeux : «Je ne peux me résoudre à laisser l’État indemne alors qu’il s’est enrichi sur l’exploitation minière»

Emmanuel Feyeux : «Je ne peux me résoudre à laisser l’État indemne alors qu’il s’est enrichi sur l’exploitation minière»

Depuis l’arrêt de l’activité minière dans l’Hexagone, le territoire français abrite de sombres vestiges de cet extractivisme. Entre effondrements, explosions, inondations, pollutions des eaux et des sols, de nombreuses personnes vivent sur des terres sinistrées. Emmanuel Feyeux fait partie de ces victimes de l’« après-mine ». A Ternand, dans le Rhône, la maison où il vit repose sur les déchets d’une ancienne mine de plomb argentifère. Il témoigne du véritable parcours du combattant qu’il mène depuis huit ans maintenant pour faire reconnaitre son préjudice, alors que la France envisage d’ouvrir de nouvelles mines.

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Peut-on se réapproprier la science ?

Peut-on se réapproprier la science ?

S’il est tout à fait nécessaire et utile de se réapproprier nombre de connaissances scientifiques et médicales, on ne peut le faire, de manière émancipatrice, que dans la perspective d’une critique radicale de la société capitaliste et industrielle. Plutôt que de continuer la recherche scientifique vers la quête de toujours plus de maîtrise et de puissance pour l’État et le Marché, il nous faut développer des recherches et acquérir des connaissances qui peuvent aider chacun à assurer mieux et plus facilement sa subsistance en se fondant sur les ressources locales.

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Savante Banlieue : un festival emblématique sabordé au nom de l’attractivité de la Seine-Saint-Denis ?

Savante Banlieue : un festival emblématique sabordé au nom de l’attractivité de la Seine-Saint-Denis ?

Devenu très suivi au cours de ses vingt éditions, le festival « Savante Banlieue » a fait découvrir pendant deux décennies la culture scientifique aux élèves des écoles secondaires de la Seine-Saint-Denis, le tout dans un esprit d’éducation populaire. Par un simple courrier envoyé aux parties prenantes en 2022, Mathieu Hanotin, président de Plaine Commune, annonce le retrait de l’intercommunalité dans l’organisation de l’événement, signant son arrêt de mort. Des enseignants et organisateurs, sidérés, critiquent la politique d’attractivité du territoire qui sous-tendrait cette décision.

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Appel de scientifiques contre un nouveau programme nucléaire

Appel de scientifiques contre un nouveau programme nucléaire

A l’initiative de membres du Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire (GSIEN) et de l’association Global Chance, de médecins, d’enseignantes et d’enseignants, d’ingénieures et d’ingénieurs, d’universitaires et de chercheurs, est lancé cet appel à refuser tout nouveau programme nucléaire, imposé et qui engagerait l’avenir de notre pays sur le très long terme.

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Sciences Critiques se lance dans l'(auto)édition !

Sciences Critiques se lance dans l'(auto)édition !

Premier – et, à ce jour, seul et unique – site d’information et de réflexion critique participatif sur les sciences, Sciences Critiques se lance désormais dans l'(auto)édition papier.

Notre volonté avec le lancement de cette nouvelle publication ? Sortir du « monde virtuel », où nous sommes apparus un jour de février 2015, pour nous adresser, plus directement et personnellement – pour ne pas dire charnellement –, à vous.

Avec notre collection intitulée « Les bonnes feuilles » – un clin d’oeil à la matérialité et à l’intérêt de notre nouveau support de diffusion –, nous vous proposons de (re)lire, de partager et de collectionner les textes les plus marquants publiés ces dernières années sur Sciences Critiques : des articles d’analyse écrits par les journalistes de la rédaction ainsi que des tribunes libres rédigées par des auteurs invités.

Trois textes sont aujourd’hui disponibles :

> La technologisation de la vie : du mythe à la réalité (32 pages)
Auteur : Anthony Laurent
Le déferlement technologique bouleverse notre vie quotidienne. Or, cette « technologisation » de la vie et de la société reste largement impensée.

> La guerre des mondes (24 pages)
Auteur : Anthony Laurent
Aujourd’hui, plus que jamais, deux camps s’affrontent dans une lutte virulente : les partisans d’un monde vivant contre les artisans d’un monde-cyborg. Cette guerre des mondes s’annonce comme le combat politique du XXIè siècle.

> Pourquoi et comment être critique de science ? (32 pages)
Auteur : Jacques Testart
En démystifiant l’activité scientifique, le « critique de science » permet aux citoyens de développer l’audace nécessaire pour pouvoir porter des jugements sur les institutions et leurs productions. Par là, il œuvre à la nécessaire mise en démocratie de la technoscience.

Vous pouvez les commander en nous écrivant directement à : edition@sciences-critiques.fr

En en faisant l’acquisition à prix libre, vous réalisez, à travers votre soutien – quel qu’il soit ! –, un acte doublement engagé en permettant, d’une part, de défendre l’édition papier et, d’autre part, de faire vivre et de pérenniser un média d’intérêt général, libre, original et indépendant.

Merci à vous ! Et bonne lecture !

 

 

Bataille des savoirs au Moulin des Laumes : de l’administration à l’autonomie

Bataille des savoirs au Moulin des Laumes : de l’administration à l’autonomie

Alors que les sociétés occidentales contemporaines ont confié la gestion de toutes les sphères de l’existence à l’expertise d’une superstructure industrialo-capitaliste, se réapproprier la fabrique de la vie quotidienne est un engagement éminemment politique. Ce cheminement vers l’autonomie, c’est celui qu’Itto et Alexis ont voulu suivre en restaurant le moulin à eau dans lequel iels habitent en Bourgogne-Franche-Comté. C’était sans compter sur l’hégémonie des savoirs institutionnalisés, qui met à l’épreuve la légitimité de leur démarche empirique. Reportage.

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«Bifurquons ! Désertons !» Revivez la rencontre-débat du 25 avril dernier à Paris

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Sciences Critiques organisait, le 25 avril dernier, une rencontre-débat sur le mouvement de désertion des jeunes ingénieurs, à La Générale, à Paris, dans le cadre des « Mardis informels de La Générale ». Plus de 80 personnes y ont participé.
 
Dans le contexte actuel de « guerre sociale » ravivée par la réforme des retraites, et alors que la question du travail est de retour avec un mouvement social d’ampleur, les jeunes ingénieurs et ingénieures qui avaient appelé à « bifurquer » en 2022 renouvellent leur appel à la désertion… et à la riposte !
 
Désireux de « donner des perspectives » et d’« élargir le front de la contestation », tout en « sortant des oppositions stériles », ils souhaitent désormais « construire un mouvement large et transversal de démissionnaires solidaires », pour « installer un nouveau rapport de force ! »
 
Refuser de parvenir, rompre l’isolement face aux ravages de la civilisation techno-industrielle, rejoindre les luttes sociales et écologistes en cours. Telles sont quelques-unes des pistes que nous proposent ces ingénieurs critiques et que nous vous invitons à discuter ensemble.
 
> Avec :
– Lola Keraron, ingénieure « agro-déserteuse » (diplômée d’AgroParisTech), membre du collectif « Des Agros qui bifurquent ».
Romain Boucher, ingénieur déserteur (diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Mines de Saint-Etienne), co-fondateur de l’association « Vous n’êtes pas seuls ».
 

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