« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Que connaissons-nous vraiment des sciences ?

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NUCLÉAIRE, amiante, vache folle, clonage, ondes électromagnétiques – et autres nuisances quotidiennes –, produits chimiques, organismes génétiquement modifiés (OGM), Médiator, gaz de schiste, géo-ingénierie, biotechnologies, nanotechnologies, intelligence artificielle, transhumanisme…

Depuis quelques années déjà, les scandales médiatico-scientifiques, concernant les problématiques environnementales et les questions de santé publique, se multiplient.

Or, ces « affaires », de plus en plus conflictuelles, voire virulentes, interpellent et mobilisent au-delà du seul champ scientifique.

Davantage que les chercheurs et les experts, la société civile, les organisations non gouvernementales (ONG), les associations, chacun-e d’entre nous, « citoyen-ne-s ordinaires », sommes légitimes pour prendre part à ces controverses

En réalité, ces dossiers, qui dépassent le simple cadre des sciences, soulèvent de véritables questions sociales, politiques et éthiques. Des questions qui, fondamentalement, ont partie liée à notre démocratie comme à nos conditions d’existence :

La recherche scientifique répond-elle aux besoins de l’humanité ? Quelle est la responsabilité des scientifiques dans la « crise » sociale, politique, économique et écologique actuelle ? Les experts scientifiques ont-ils pris le pouvoir ? Les « progrès » scientifiques et techniques dépossèdent-ils les citoyens de leurs libertés fondamentales ?

Et bien d’autres questions encore…

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La santé par les plantes dans l’agriculture, ou la fabrique de l’ignorance

La santé par les plantes dans l’agriculture, ou la fabrique de l’ignorance

Alors que l’usage des pesticides et des antibiotiques dans l’agriculture et l’élevage fait des ravages, la santé par les plantes – ou phytothérapie – suscite de nos jours un certain engouement, au-delà des cercles d’initiés et des agriculteurs biologiques. Or, le gouvernement continue de bloquer leurs alternatives naturelles et la transmission de ces savoirs. Pourquoi prendre soin des cultures et soigner les animaux avec des plantes reste-t-il aujourd’hui illégal ? Voyage en Absurdie.

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Crise écologique : pourquoi critiquer la technique aujourd’hui ?

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S

ciences Critiques et l’association Technologos ont le grand plaisir de vous inviter à leurs Rencontres technocritiques, organisées le vendredi 23 et le samedi 24 septembre prochains, à Sceaux (Hauts-de-Seine). Nous vous y attendons nombreuses et nombreux !

Intitulées « Crise écologique : pourquoi critiquer la technique aujourd’hui ? », ces rencontres ont pour objectif, dans le contexte actuel de fuite en avant technoscientifique, sur fond de crises environnementale, sociale et (géo)politique, de penser la dynamique mortifère du solutionnisme technologique contemporain et armer intellectuellement la critique.

> Programme et horaires des « Rencontres technocritiques » :

Accueil : 9h

La dimension technique de la crise écologique : vendredi 23 septembre / 9h30 – 12h30
– Biotechnologies et artificialisation de la nature, par Hélène Tordjman
– Numérique et extractivisme, par Célia Izoard
– L’illusion d’une transition technologique, par Alain Gras
Interventions suivies d’un débat avec la salle (1h)

Critique de la « Mégamachine » : vendredi 23 septembre / 14h15 – 18h
– La « Mégamachine », par Fabian Scheidler
– La résilience : une technologie du consentement, par Thierry Ribault
– Jacques Ellul, par Jean-Luc Porquet
– La colonisation des imaginaires, par Serge Latouche
Interventions suivies d’un débat avec la salle (1h)

Perspectives et luttes : samedi 24 septembre / 9h – 12h30
– L’autonomie, réponse au contresens de la « technologie libératrice », par Aurélien Berlan
– Reprendre la terre, par Nicolas Delome de L’Atelier paysan
– Les luttes au niveau international, par Morgan Ody
Interventions suivies d’un débat avec la salle (1h)

> Lieu :
Faculté Jean Monnet
54 Boulevard Desgranges – 92331 SCEAUX Cedex
Salle Georges Vedel (Bâtiment G, 1er étage)
Accès : gare de Robinson (RER B)

Entrée libre et gratuite (dans la limite des places disponibles).

Pour tout renseignement complémentaire, consultez le site de Technologos et/ou contactez la rédaction de Sciences Critiques : redaction@sciences-critiques.fr.

 

Le ministère de l’e-Education nationale

Le ministère de l’e-Education nationale

Fervent promoteur des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement, Jean-Michel Blanquer, qui a réussi l’exploit de demeurer ministre de l’Education nationale durant tout le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, a contribué à la prise de pouvoir rampante des géants du numérique et d’Internet – au premier rang desquels les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) – et des industriels de la tech sur la politique éducative nationale. Cette technologisation de l’éducation cible en premier lieu le travail quotidien des personnels, enseignants et administratifs, mais aussi désormais les cerveaux des élèves, nouveaux « cobayes » de la neuropédagogie.

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«Seule la non-puissance peut sauver le monde»

«Seule la non-puissance peut sauver le monde»

« Ce n’est ni la politique, ni l’économie, ni la finance, ni l’idéologie, ni les valeurs éthiques qui constituent le facteur déterminant des modes de vie au cours du XXème siècle, mais bien le phénomène technicien ». Un nouveau livre, signé Frédéric Rognon, professeur de philosophie des religions à la faculté de Théologie protestante de Strasbourg, présente et confronte les pensées foisonnantes de Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, pour que, « au bord du gouffre, face à l’abîme, un fil de lumière perce les ténèbres de l’avenir. » Eclairant.

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[vidéos] Déconfinons les sciences !

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E 6 NOVEMBRE 2021, Sciences Critiques a organisé, à l’occasion de son anniversaire, une journée de conférences-débats, à Paris, consacrée à la critique des sciences du XXIème siècle et intitulée : « Déconfinons les sciences ! » Plus de 80 personnes ont participé à cet événement-anniversaire, en présence de Jacques Testart, Jean-Marc Lévy-Leblond, Annie Thébaud-Mony, Jean-Michel Hupé, Jean-Marie Vigoureux, Renaud Debailly, Pierre Bourlier et Tanguy Fardet.

Alors que la crise du Covid-19 et, plus globalement, la crise écologique contemporaine mettent en lumière la nécessité d’une – nouvelle – critique des sciences, des technosciences et des nouvelles technologies, en idées comme en actes, cette rencontre a été l’occasion d’échanger sur la place et le rôle de la recherche et des scientifiques (experts comme chercheurs) dans le contexte actuel ; un contexte marqué notamment par de nombreuses luttes écologistes et sociales. Héritière d’une histoire longue, et pour le moins méconnue, la critique de(s) sciences doit aujourd’hui se repenser pour affronter les défis du XXIème siècle.

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Le malaise grandissant des doctorants en sciences sociales

Le malaise grandissant des doctorants en sciences sociales

Confinements, fermeture des établissements universitaires, télétravail : la crise politico-sanitaire engendrée en France par la circulation du coronavirus en mars 2020 a marqué une année universitaire particulièrement difficile pour les étudiants et les doctorants. En novembre 2021, l’Observatoire national de la vie étudiante notait que « l’appréciation par les étudiants de leurs conditions de vie et d’études s’est clairement dégradée en 2020-2021. » En réalité, le malaise général des étudiants, et notamment des doctorants, était déjà bien ancré depuis plusieurs années, au-delà de la crise du Covid-19.

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La guerre des mondes

La guerre des mondes

Depuis plusieurs décennies maintenant, au-delà des scrutins électoraux qui, le plus souvent, déçoivent les espoirs qu’y placent les citoyens en quête de transformations profondes et structurelles, des luttes politiques prennent corps et se déploient sur plusieurs terrains et plusieurs fronts, dépassant le traditionnel clivage gauche-droite. Aujourd’hui plus que jamais, dans un contexte d’accélération de l’effondrement du vivant, deux camps s’affrontent dans une lutte virulente : les partisans d’un monde vivant contre les artisans d’un monde-cyborg. Cette guerre des mondes s’annonce comme le combat politique du XXIème siècle.

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Covid-19 : pourquoi les recherches sur les plantes médicinales sont bloquées

Covid-19 : pourquoi les recherches sur les plantes médicinales sont bloquées

En mai 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu certaines plantes comme des traitements possibles de la Covid-19, tout en soulignant le besoin d’essais cliniques pour confirmer leur efficacité. Alors que la France a dépensé plus de 530 millions d’euros dans la recherche scientifique contre le coronavirus, les études sur les méthodes naturelles et les plantes médicinales semblent bien difficiles à mener. Enquête.

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À Nîmes, la reconnaissance faciale dévoile son vrai visage

À Nîmes, la reconnaissance faciale dévoile son vrai visage

Depuis 2001, Nîmes se veut à l’avant-garde du développement de la vidéosurveillance en France, sous l’impulsion de son maire, Jean-Paul Fournier. Déjà dotée d’un système de surveillance automatisée de l’espace public, la collectivité œuvre désormais, à bas bruit, au déploiement de la reconnaissance faciale. Se rêvant pionnière en matière de sécurité « intelligente », l’agglomération gardoise a lancé en 2018 un vaste plan pour une « Smart Security ». Enquête dans la deuxième ville la plus vidéosurveillée de l’Hexagone.

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La vidéosurveillance investit les campagnes dans l’indifférence générale

La vidéosurveillance investit les campagnes dans l’indifférence générale

Alors que la reconnaissance faciale suscite inquiétudes et critiques dans le cadre d’expérimentations réalisées en conditions réelles dans plusieurs grandes villes de France − de Paris à Marseille, en passant par Lyon ou encore Nice −, les villages ruraux, eux aussi, s’équipent désormais de caméras connectées, compatibles avec des fonctions de reconnaissance faciale, et ce, dans une relative indifférence. Enquête à Brienon-sur-Armançon, dans l’Yonne, petite commune de 3 300 habitants qui se veut à l’avant-garde de la vidéosurveillance « intelligente ».

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