« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

La recherche et les technosciences en débat
par Sciences Critiques

* * *

Le 24 février dernier, Sciences Critiques a organisé une soirée-débat, à Paris, consacrée à la recherche scientifique et aux technosciences. Une centaine de personnes ont participé à cet événement, en présence du militant associatif François Veillerette, du biologiste Jacques Testart, du philosophe Olivier Rey et du journaliste Frédéric Denhez.

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, cette rencontre a été l'occasion de débattre ensemble du rôle et de la place des sciences et des nouvelles technologies dans notre société. Cette rencontre a également permis de discuter des propositions concrètes et des actions immédiates à mettre en œuvre pour démocratiser la recherche scientifique et les technosciences.

> Deux propositions ont été abordées lors de cette soirée :
- Promouvoir la recherche participative.
- Subordonner les technosciences à l'éthique.

 

Ci-dessous, la vidéo de la soirée-débat dans son intégralité :

Vidéo de la soirée-débat, organisée par Sciences Critiques, le 24 février 2017, consacrée à la recherche participative et à l'éthique dans les technosciences.

Allons-nous continuer la recherche scientifique ?
par Alexandre Grothendieck

« Au début, nous pensions qu’avec des connaissances scientifiques, en les mettant à la disposition de suffisamment de monde, on arriverait à mieux appréhender une solution des problèmes qui se posent. Nous sommes revenus de cette illusion. Nous pensons maintenant que la solution ne proviendra pas d’un supplément de connaissances scientifiques, d’un supplément de techniques, mais qu’elle proviendra d’un changement de civilisation. » Mort en novembre 2014, Alexandre Grothendieck était considéré, par nombre de ses pairs, comme le plus grand mathématicien du XXème siècle.

Jacques Testart : «Il faut prendre le mal à la racine»
par Sciences Critiques

La recherche scientifique peut-elle continuer plus longtemps à se soustraire à la démocratie ? Alors que « l'avenir se fabrique dans les laboratoires », comme le rappelle Jacques Testart, la toute-puissance croissante de la science n'est contrecarrée par aucun contre-pouvoir citoyen. Pourtant, des procédures démocratiques existent − comme les « conventions de citoyens » − pour orienter les développements technoscientifiques dans le sens de l'intérêt général. Rencontre avec un biologiste, « critique de science », défenseur de l'« humanitude ».

La politique du fait accompli
par Simon Charbonneau

En février dernier, l'Assemblée Nationale a adopté une déclaration de principe relative à la science et au progrès dans la République. Cette déclaration intervient dans un contexte social où la confiance dans les vertus de la science est remise en cause. Ce texte, qui n'a aucune valeur législative, mais seulement une portée politique et doctrinale, apparaît ainsi pour ce qu'il est : un rappel à l'obligation de la foi dans la science.

La Marche pour les sciences : «une main tendue vers la société»
par Floriane Leclerc / Sciences Critiques

Le 22 avril dernier, à Paris, comme dans plusieurs centaines d'autres villes dans le monde, une « Marche pour les sciences » a réuni des milliers de personnes. Revendiquée, par ses organisateurs, comme une « mobilisation citoyenne », cette marche devait permettre de « renouer le dialogue » entre les chercheurs et les citoyens. Pari gagné ? Et après ?

Quelle(s) science(s) pour la France ?
par Sciences Critiques

Quelle place et quel rôle les candidat-e-s à l'élection présidentielle réservent-ils à la science ? Dans le contexte social et écologique actuel, les enjeux sociétaux soulevés par la recherche scientifique et le développement technologique font-ils partie de leurs priorités politiques ? Et, si oui, pour quel(s) projet(s) de société ? Sciences Critiques décrypte les programmes des candidat-e-s concernant l'énergie, la santé et le numérique, en donnant également la parole aux scientifiques et aux citoyen-ne-s.

Quelle politique énergétique pour la France ?
par Sciences Critiques

Nucléaire, énergies renouvelables, transition et mix énergétiques, etc. Cause principale du dérèglement climatique en cours, l'exploitation des ressources d'énergie fossile (pétrole, charbon et gaz) est à terme condamnée. Quelles sont, d'après les candidat-e-s, les solutions alternatives concrètes et durables à mettre en œuvre, dès la prochaine mandature, pour répondre aux enjeux que pose déjà une consommation énergétique française et mondiale grandissante ?

Quelle politique de santé pour la France ?
par Sciences Critiques

Organismes génétiquement modifiés (OGM), pesticides, perturbateurs endocriniens, industrie agro-alimentaire, principe de précaution, etc. Conséquence directe de la dégradation de l'environnement, la santé humaine est aujourd'hui en danger. Face à l'augmentation des maladies chroniques (cancer, diabète, etc.), mais aussi des scandales sanitaires, que proposent les candidat-e-s pour encadrer la production et la consommation alimentaires, et préserver ainsi la santé des Français-e-s ?

Quelle politique numérique pour la France ?
par Sciences Critiques

Outils numériques, « Big data », sécurité des données personnelles, problèmes psycho-sociaux, etc. Loin d'être socialement et écologiquement neutre, le développement des nouvelles technologies pose de nombreuses questions. Sujet de prédilection des candidat-e-s, l'éducation n'est pas épargnée par les transformations induites par le numérique. Comment comptent-ils inculquer une « culture numérique » aux plus jeunes, tout en les protégeant de certaines dérives ?

Que serait une science responsable ?
par Isabelle Stengers

Par les temps qui courent, nous n’avons pas besoin de scientifiques cyniques, désespérés, ni même saisis par la culpabilité. Nous avons besoin de scientifiques qui apprennent à rencontrer des interlocuteurs porteurs de questions qui importent, qui leur demandent de poser, avec eux, des questions que leur institution les a incités à ne pas poser. La question de la responsabilité des sciences, toute utopique qu’elle puisse sembler, revêt une pertinence politique cruciale.

Top