« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Savoir

Penser ce que nous faisons

La situation créée par les sciences est d'une grande importance politique. La seule question est de savoir si nous souhaitons employer nos nouvelles connaissances scientifiques et techniques pour détruire toute vie organique sur Terre. C'est une question politique primordiale que l'on ne peut guère, par conséquent, abandonner aux professionnels de la science, ni à ceux de la politique.

La sociologie contre le néolibéralisme

Quelles sont les tâches de la sociologie, et plus largement, de la science sociale, face à l’accélération des mutations contemporaines ? Pour nous, la réponse est claire. La science sociale doit retrouver le sens de l’engagement. Il ne fait guère de doute que le néolibéralisme aujourd'hui impose partout ses évidences. Ne pas le comprendre serait condamner la sociologie à la marginalisation et à l’insignifiance.

Subordonner les technosciences à l’éthique

Alors que la recherche de nouveaux savoirs honore l’espèce humaine, celle de nouveaux savoir-faire sous l’égide des marchés et d’une accélération des projets prométhéens engage la responsabilité des scientifiques. Les conséquences sur les humains, les sociétés et la nature sont telles qu’elles nécessitent le contrôle par la société. Exprimez-vous !

Promouvoir la recherche participative

La science et les technologies entraînent de profondes transformations sociales, politiques, éthiques et juridiques qui exigent une régulation démocratique. La recherche participative, qui repose sur un partenariat équilibré et une co-construction du savoir entre chercheurs institutionnels et organisations de la société civile ou groupes de citoyens, fait partie intégrante de ce processus de démocratisation de la science. Exprimez-vous !

La mise en marché de l’Université

Nous ne sommes pas condamnés à une marchandisation croissante de l’enseignement supérieur et de la recherche. Refuser de brader l’avenir de notre jeunesse et du pays tout entier suppose d’augmenter significativement les dépenses publiques dans ces domaines. S’il n’existe pas de modèle idéal, il serait utile de mener une réflexion en ce sens si l’on souhaite favoriser un enseignement supérieur qui promeut l’équité et l’égalité des chances et cesse d’être un vecteur de reproduction sociale.

Pour en finir avec le dogme de l’Immaculée Conception de la science

La société peut-elle supporter plus longtemps un tel rythme de l'innovation scientifique et technique ? A quel niveau faut-il plafonner les investissements pour que les conséquences écologiques, sociales et culturelles de l’innovation soient assimilables par la société ? Ces questions concernent tous les citoyens. Mais réduire le financement de la recherche, c'est menacer la principale église de notre temps. Réflexions sur la « crise » française.

Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

Arnaque transhumaniste, arnaque productiviste

Le Transhumanisme n'est-il pas le support idéologique du productivisme depuis ses débuts, tout autant qu'une très vieille arnaque qui se dévoile désormais sans complexe dans des discours « high tech » ? Le Transhumanisme est, avant tout, un discours terriblement laid sur l'existence et terriblement beau sur la technologie, à l'heure où celle-ci n'a jamais été aussi nocive et tyrannique. Il est temps de penser sérieusement − avec toute la gravité que cela implique − une résistance organisée à cette religion mondialisée dévastatrice.

«Les deux cultures», ou la défaite des humanités

Puisque le vivant est désormais computable, pourquoi la culture ne le serait-elle pas ? Bienvenue dans l'ère des humanités numériques, un mouvement qui a pris son essor dans les années 2000 au sein des sciences humaines et sociales, des arts et des lettres, pour les rendre, eux aussi, connectés, numérisés, big datés. Reductio ad numero universelle, dont l’objectif est d’annihiler toute humanité dans la compréhension et le récit du monde.

L’empire idéologique des chiffres

La magie des chiffres a envahi les méthodes de gouvernement partout dans le monde. De là, le règne des « vérités » statistiques, des sondages d'opinion, des taux de croissance, etc. Ces chiffres acquièrent même une valeur normative, dictant tant les politiques publiques qu'économiques. Tout cela ne peut qu'annoncer un ordre totalitaire mondial, contraire à tous les divers héritages culturels de l'humanité.

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