« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Roland Gori : «La démocratie dans la recherche n’est pas pour demain»

Roland Gori : «La démocratie dans la recherche n’est pas pour demain»

« Publish or perish » (« publier ou périr » en français). L’expression n’a jamais été aussi vraie qu’aujourd’hui. Si la publication d’articles dans des revues scientifiques est devenue le « Graal » pour les chercheurs, cette injonction à la reconnaissance académique ne va pas sans poser problème vis-à-vis de leur travail et de la recherche elle-même. Trois questions à Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie clinique à l’Université d’Aix-Marseille.

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Pour une édition scientifique libérée du marché

Pour une édition scientifique libérée du marché

Si les universités et les gouvernements sont de plus en plus convaincus de la nécessité du libre accès aux publications scientifiques, de nombreux éditeurs s’accrochent à ce marché lucratif. Le mouvement du libre accès améliore la qualité de la science. Il pourrait aussi permettre aux scientifiques de se réapproprier leurs droits sur leur travail et de mettre ces droits au service du bien commun.

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La technologie est une politique

La technologie est une politique

La rationalité politique n’est plus compréhensible par les citoyens puisqu’elle est dominée par une autre rationalité, cachée, celle d’un système économique dominé par des réalités technologiques. Or, de nos jours, cette rationalité technologique, qui a envahi le champ du politique, rend encore plus illusoire une émancipation politique, culturelle et sociale, sans repolitisation du corps social.

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Choisir définitivement entre l’enfer et la raison

Choisir définitivement entre l’enfer et la raison

Avec la bombe atomique, la civilisation mécanique est parvenue à son dernier degré de sauvagerie. Dans un avenir plus ou moins proche, il va falloir choisir entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

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Un ministère pour la transition

Un ministère pour la transition

Il faut lutter contre les prises en charge technocratique, scientiste et, au final, économiciste, qui contraignent le mot « transition », et dont le nouveau ministère de la Transition écologique et solidaire est l’expression. Cette spécialisation n’a, en effet, d’autre but que de le plier à la loi du marché. Il ne faut rien laisser à l’ennemi et surtout pas les mots, pas même celui-ci. Nous devons, au contraire, restituer au mot « transition » sa trouble ambivalence et sa capacité à ouvrir sur l’insécurité créatrice de la vie.

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Raspail, ou l’apologie de la démocratie médicale

Raspail, ou l’apologie de la démocratie médicale

Parfaitement connecté aux débats de son temps, François-Vincent Raspail n’est pas la butte-témoin d’un monde archaïque. Il est la proue d’une nouvelle critique sociale de la médecine moderne forgée dans le contexte d’aspiration démocratique et sociale des années 1840. Les questions innombrables qu’il pose ne sont pas marginales. Elles sont, au contraire, au cœur des débats sociaux générés par la constitution, après la Révolution, d’une médecine libérale et monopolistique.

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Allons-nous continuer la recherche scientifique ?

Allons-nous continuer la recherche scientifique ?

« Au début, nous pensions qu’avec des connaissances scientifiques, en les mettant à la disposition de suffisamment de monde, on arriverait à mieux appréhender une solution des problèmes qui se posent. Nous sommes revenus de cette illusion. Nous pensons maintenant que la solution ne proviendra pas d’un supplément de connaissances scientifiques, d’un supplément de techniques, mais qu’elle proviendra d’un changement de civilisation. » Mort en novembre 2014, Alexandre Grothendieck était considéré, par nombre de ses pairs, comme le plus grand mathématicien du XXème siècle.

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Jacques Testart : «Il faut prendre le mal à la racine»

Jacques Testart : «Il faut prendre le mal à la racine»

La recherche scientifique peut-elle continuer plus longtemps à se soustraire à la démocratie ? Alors que « l’avenir se fabrique dans les laboratoires », comme le rappelle Jacques Testart, la toute-puissance croissante de la science n’est contrecarrée par aucun contre-pouvoir citoyen. Pourtant, des procédures démocratiques existent − comme les « conventions de citoyens » − pour orienter les développements technoscientifiques dans le sens de l’intérêt général. Rencontre avec un biologiste, « critique de science », défenseur de l’« humanitude ».

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La politique du fait accompli

La politique du fait accompli

En février dernier, l’Assemblée Nationale a adopté une déclaration de principe relative à la science et au progrès dans la République. Cette déclaration intervient dans un contexte social où la confiance dans les vertus de la science est remise en cause. Ce texte, qui n’a aucune valeur législative, mais seulement une portée politique et doctrinale, apparaît ainsi pour ce qu’il est : un rappel à l’obligation de la foi dans la science.

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La Marche pour les sciences : «une main tendue vers la société»

La Marche pour les sciences : «une main tendue vers la société»

Le 22 avril dernier, à Paris, comme dans plusieurs centaines d’autres villes dans le monde, une « Marche pour les sciences » a réuni des milliers de personnes. Revendiquée, par ses organisateurs, comme une « mobilisation citoyenne », cette marche devait permettre de « renouer le dialogue » entre les chercheurs et les citoyens. Pari gagné ? Et après ?

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