« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

L’écologie est-elle une science sociale ?
par Frédéric Denhez

L’écologie a oublié ce qu’elle est : une science non pas naturaliste, mais sociale. Elle est une sociologie, voire la sociologie du monde. La sociologie humaine n’en serait qu’un département. L’écologie est également un socialisme, car elle défend l’intérêt général, celui des hommes et de la planète, à partir de règles concertées.

Sebastian Vincent Grevsmühl : «Il est urgent de repenser nos imaginaires»
par Floriane Leclerc / Sciences Critiques

Dans son essai La Terre vue d'en haut. L'invention de l'environnement global, l'historien des sciences Sebastian Vincent Grevsmühl montre comment s'est forgé le regard englobant de l'homme sur la Terre. Ambivalente, cette vision donne à voir un monde clos et fini, potentiellement maîtrisable, mais aussi un espace fragile, aux ressources limitées. A l'heure du réchauffement climatique, l'auteur questionne, à travers notre représentation du monde, les valeurs que nous attachons à notre environnement.

Joël Spiroux : «Le XXIème siècle doit devenir le siècle de l’hygiène chimique»
par Sciences Critiques

Depuis le début du XXème siècle, et l'essor de l'industrie chimique, plusieurs centaines de millions de tonnes de produits toxiques se sont déversées sur la planète. Ce véritable « pot de chambre chimique » n'est pas sans conséquence sur l'environnement et les hommes. Pourtant, la médecine environnementale reste aujourd'hui le parent pauvre de la recherche scientifique. Pourquoi ? Éléments de réponse avec Joël Spiroux de Vendômois, docteur en médecine, spécialiste en médecine générale et en médecine environnementale.

Terre, planète bleue
par Hubert Reeves

Oui à la recherche. Cela correspond à la perpétuelle quête de connaissances, qui est une caractéristique de notre espèce. Mais il nous faut arriver à utiliser notre savoir quand les retombées sont favorables au vivant, ou du moins, sans préjudice pour les humains.

Qu’est-ce que la science post-normale ?
par Giacomo D'Alisa et Giorgos Kallis

La science post-normale révèle que la science normale, conduite en laboratoire et étendue à la conquête de la nature par le truchement de la science appliquée, n’est plus adaptée à la résolution des problèmes écologiques mondiaux. La qualité de la réflexion scientifique doit désormais être assurée par une « communauté élargie de pairs », composée de non-initiés.

Mohammed Taleb : «Oser les indisciplines de l’intuition»
par Edouard V. Piely / Sciences Critiques

Philosophe algérien et enseignant en écopsychologie, Mohammed Taleb travaille sur les interactions entre écologie, critique sociale, spiritualité et science. Son dernier ouvrage, Theodore Roszak, vers une écopsychologie libératrice, critique la démesure quantitative contemporaine et présente un nouveau champ alliant raison et imaginaire : l'écopsychologie.

Religiosité de la technoscience
par Simon Charbonneau

La science remplit dans notre société technicienne le rôle que la religion jouait jadis dans les sociétés du passé. C'est donc la posture de liberté d’esprit qui doit être aujourd’hui à l’origine de sa remise en question comme religion séculière.

Sciences Debout : des chercheurs prennent la République
par Aurélie Delmas

Sur la Place de la République, à Paris, des chercheurs et des universitaires ont décidé de créer des zones d'éducation populaire. Au sein du mouvement citoyen « Nuit Debout », né dans la capitale le 31 mars dernier, ils y dialoguent − hors de leurs laboratoires − avec les curieux-ses au sujet des sciences et de leur rôle politique.

Allons-nous vraiment entrer dans l’anthropocène ?
par Stéphane Foucart

Un nouveau chapitre de l'histoire de la Terre s'est-il vraiment ouvert ? On ne commencera à le savoir qu'en avril. A Oslo, en Norvège, une quarantaine de chercheurs rendront les conclusions de leurs travaux sur l'anthropocène : sa caractérisation, son début, etc. Bref, sa réalité.

Nuclear Manoeuvres in the Dark
par Olivier Rey

L'énergie titanesque libérée par la physique nucléaire est à la mesure de la violence inhérente à ce mode de connaissance. Elle manifeste le principe d’illimitation qui meut l’entreprise scientifique moderne – principe qui, en se mariant à l’illimitation de l’économie capitaliste, nous expose à un danger mortel.

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