« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Savoir

Y’a-t-il des « antiscience » ?

En matière de climat comme d’Organismes génétiquement modifiés (OGM), on oppose volontiers les « anti-science » aux « pro-science ». C’est une erreur. Organiser le débat de cette manière, c’est confondre plusieurs niveaux d’analyse, et se condamner à ne pas pouvoir avancer.

La science est-elle sacrée ?

Dire de la science qu’elle est sacrée, ou qu’elle est notre sacré, c’est faire preuve d’une double ignorance : ignorance de la nature de la science, et ignorance de la nature du sacré. C’est plus que deux erreurs, ce sont deux contresens.

L’université sous hypnose numérique

De quelle université avons-nous besoin ? Un espace émancipateur propice au débat et à la réflexion, où les évolutions du monde sont décryptées autrement que dans l'urgence ? Ou bien un laboratoire pour l'innovation à tout prix, au service de la compétition économique ? La deuxième option est en train de l'emporter sur les ruines de la première.

Impasse de la technoscience

Le néologisme « technoscience » est né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Or, dès que deux mots fusionnent, le résultat peut prêter à confusion. Même si les mots « science » et « technique » restent distincts, saisir la relation entre les entités qu'ils désignent est pour le moins problématique.

Qu’est-ce que le progrès technique ?

L'essentiel est de se libérer de la méta-philosophie du progrès, de s'évader de cette prison imaginaire dans laquelle les idées reçues de l'évolutionnisme nous ont enfermés. Le chemin de l'avenir est ouvert non par l'innovation en ligne droite mais par la rupture qui brise le temps du devenir et nous redonne notre liberté.

Du scientisme aux savoirs vivants

Si la science n'est peut-être pas un problème en elle-même, il est au moins nécessaire, dans nos sociétés modernes, de diminuer fortement son aura et de cesser d'en faire « la » vérité. Il s'agit de retrouver un équilibre en la contrebalançant avec d'autres manières de comprendre notre monde.

Aux racines de la critique des sciences

Au-delà de l’idée que le développement scientifique et technique ne conduira pas nécessairement à une vie meilleure, la critique de la science est avant tout une pensée sur la science, c’est-à-dire une façon de concevoir la science et le rôle qu’elle joue au sein de nos sociétés, ou le rôle qu’on lui fait jouer.

Ce monde qui n’est plus le nôtre

Il est temps d’abandonner la voie de la recherche scientifique, non pas pour « oublier » les découvertes des savants et les nier, encore moins pour retomber dans des mensonges religieux ou mystiques, mais parce que la dose de science injectée à cette planète est plus que suffisante.

L’économie est-elle une science ?

Bon nombre d’économistes, mais aussi les hommes d’affaires, les financiers, beaucoup d’élus politiques, une poignée de journalistes complices et influents sont passés de la déraison à la croyance en célébrant quotidiennement le culte de la croissance et, ce faisant, ils produisent un discours qui ne peut plus être scientifique car il s’apparente désormais à la conviction religieuse.

La science est-elle universelle ?

Toute personne qui entend relativiser la vérité des sciences modernes se trouve aussitôt accusée de relativisme, d'obscurantisme, de trahison des Lumières. Pour comprendre que les choses sont plus complexes, nous devons revenir sur ce qu'est la science, pour préciser dans quelle mesure l'universalité du vrai se trouve en réalité bornée, de diverses manières.

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