« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Savoir

Religiosité de la technoscience

La science remplit dans notre société technicienne le rôle que la religion jouait jadis dans les sociétés du passé. C'est donc la posture de liberté d’esprit qui doit être aujourd’hui à l’origine de sa remise en question comme religion séculière.

Nuclear Manoeuvres in the Dark

L'énergie titanesque libérée par la physique nucléaire est à la mesure de la violence inhérente à ce mode de connaissance. Elle manifeste le principe d’illimitation qui meut l’entreprise scientifique moderne – principe qui, en se mariant à l’illimitation de l’économie capitaliste, nous expose à un danger mortel.

Transhumanistes contre bioconservateurs

Les transhumanistes ont la tentation d'opposer deux camps : celui des biotransgressifs, parmi lesquels ils se comptent, et celui des bioconservateurs, avec lesquels ils ferraillent. Il convient de revoir − et même de retourner − les termes du débat. Le risque inhérent aux biotechnologies n'est-il pas, en effet, de tuer la vie, et pas seulement de « tuer la mort ».

Les sciences naturelles sont-elles révolutionnaires ?

Décider de l’avenir de la société ne peut plus désormais se faire indépendamment de la nature. En ce seul sens, la nature entre résolument en politique. Et les sciences de la nature constituent dès lors les organes sensoriels de la politique.

Y’a-t-il des « antiscience » ?

En matière de climat comme d’Organismes génétiquement modifiés (OGM), on oppose volontiers les « anti-science » aux « pro-science ». C’est une erreur. Organiser le débat de cette manière, c’est confondre plusieurs niveaux d’analyse, et se condamner à ne pas pouvoir avancer.

La science est-elle sacrée ?

Dire de la science qu’elle est sacrée, ou qu’elle est notre sacré, c’est faire preuve d’une double ignorance : ignorance de la nature de la science, et ignorance de la nature du sacré. C’est plus que deux erreurs, ce sont deux contresens.

L’université sous hypnose numérique

De quelle université avons-nous besoin ? Un espace émancipateur propice au débat et à la réflexion, où les évolutions du monde sont décryptées autrement que dans l'urgence ? Ou bien un laboratoire pour l'innovation à tout prix, au service de la compétition économique ? La deuxième option est en train de l'emporter sur les ruines de la première.

Impasse de la technoscience

Le néologisme « technoscience » est né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Or, dès que deux mots fusionnent, le résultat peut prêter à confusion. Même si les mots « science » et « technique » restent distincts, saisir la relation entre les entités qu'ils désignent est pour le moins problématique.

Qu’est-ce que le progrès technique ?

L'essentiel est de se libérer de la méta-philosophie du progrès, de s'évader de cette prison imaginaire dans laquelle les idées reçues de l'évolutionnisme nous ont enfermés. Le chemin de l'avenir est ouvert non par l'innovation en ligne droite mais par la rupture qui brise le temps du devenir et nous redonne notre liberté.

Du scientisme aux savoirs vivants

Si la science n'est peut-être pas un problème en elle-même, il est au moins nécessaire, dans nos sociétés modernes, de diminuer fortement son aura et de cesser d'en faire « la » vérité. Il s'agit de retrouver un équilibre en la contrebalançant avec d'autres manières de comprendre notre monde.

Top