« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Un ministère pour la transition
par François Jarrige et Jean-Louis Tornatore

Il faut lutter contre les prises en charge technocratique, scientiste et, au final, économiciste, qui contraignent le mot « transition », et dont le nouveau ministère de la Transition écologique et solidaire est l'expression. Cette spécialisation n'a, en effet, d'autre but que de le plier à la loi du marché. Il ne faut rien laisser à l'ennemi et surtout pas les mots, pas même celui-ci. Nous devons, au contraire, restituer au mot « transition » sa trouble ambivalence et sa capacité à ouvrir sur l'insécurité créatrice de la vie.

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> François Jarrige et Jean-Louis Tornatore, respectivement historien et anthropologue, maître de conférences et professeur à l'Université de Bourgogne. Tous deux sont chercheurs au Centre Georges Chevrier.

L

E NOUVEAU gouvernement d’Emmanuel Macron, désigné dans la foulée de l’élection présidentielle, met encore un peu plus la notion de transition au cœur de l’actualité et des politiques publiques.

L’ancien ministère de l’Écologie devient en effet le « ministère de la Transition écologique et solidaire », dénomination inédite dont il convient de décrypter le sens.

Cette appellation a été forgée sur-mesure pour la figure médiatique de Nicolas Hulot – ancien animateur télé, passionné d’hélicoptère, qui est parvenu, en quelques décennies, à s’imposer comme le représentant de l’écologie en France, en évitant soigneusement les prises de position trop radicales et en naviguant habilement entre la droite et la gauche du champ politique.

Ce changement d’appellation introduit le langage de la transition au cœur même de l’appareil d’État.

Il ne s’agit pas que d’un ripolinage marketing. Il témoigne d’une ambition et d’un projet : lier ensemble question sociale et écologique, en même temps que « donner du sens au progrès », comme l’a affirmé le nouveau ministre lors de sa passation de pouvoir.

Il rend encore plus cruelle et criante l’absence, dans le paysage français, d’une véritable écologie politique, celle, s’entend, qu’un André Gorz appelait de ses vœux.

 

DE L'ENVIRONNEMENT A LA TRANSITION

 

Le changement d’intitulé n’est que le dernier avatar d’une évolution institutionnelle marquée, depuis les années 1960, par le réagencement des relations entre l’État et l’environnement. Le ministère de l’Écologie voit, en effet, ses attributions s’élargir au fur et à mesure de la montée en puissance des questions environnementales.

Pourtant, au-delà des mots et des annonces, c’est l’impuissance du politique qui semble toujours plus manifeste.

Le changement d'appellation du ministère de l’Écologie rend encore plus cruelle et criante l'absence, dans le paysage français, d'une véritable écologie politique.

La France a été l’un des premiers pays à instaurer un ministère de l’Environnement, bien avant l’Allemagne, qui ne le fait qu’en 1986, après la catastrophe de Tchernobyl. Cela ne tient pas à une plus forte sensibilité écologique dans l’Hexagone, mais aux contingences politiques de l’après 1968.

Au cours des années 1960, en effet, les questions écologiques deviennent plus visibles et conduisent à de nouvelles formes d’activisme et de militantisme, alors que les pollutions envahissent les médias et que les crises pétrolières interrogent les choix énergétiques et les modes de vie qui les accompagnent.

Le mot « environnement » lui-même apparaît, dans un sens relativement actuel, à l’extrême fin des années 1960. Il concerne les « nuisances » et les « pollutions » 1, c’est-à-dire l’ensemble des conséquences négatives du système industriel et technique des « Trente glorieuses », de plus en plus contesté.

 

 

C’est dans ce contexte que, le 7 janvier 1971, le Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, décide de créer, à l'occasion d'un remaniement ministériel, un nouveau ministère, dit de la « Protection de la Nature et de l'Environnement ». Le portefeuille est confié à Robert Poujade, secrétaire général de l'Union de la Droite Républicaine (UDR) et maire de Dijon.

Ce « ministère de l’impossible », comme le désigne son premier titulaire 2, dispose de très peu de moyens, avec environ 0,1 % du budget de l’État. Face aux lobbies de l’industrie nucléaire et des bétonneurs, il pèse de peu de poids et vise simplement à donner quelques gages à une opinion de plus en plus sensible à la question environnementale. 3

L'intitulé du ministère chargé des enjeux écologiques change au gré des modes discursives et de la novlangue technocratique.

Par la suite, le périmètre du nouveau ministère de l’Environnement fait l’objet de débats et négociations récurrentes.

En 1978, le gouvernement Barre associe ainsi urbanisme et environnement avec la nomination de Michel d'Ornano, ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie, alors que les Transports restent à part.

L’alternance de 1981 ne change pas réellement la situation à cet égard et, durant les deux septennats de François Mitterrand, les secrétaires d’État successifs à l’Environnement restent faibles et dominés.

Au cours des années 1990, alors qu’ont lieu les grands sommets internationaux sur l’environnement et que s’engage la reconnaissance de la réalité du réchauffement climatique d’origine anthropique, plusieurs ministères de plein exercice sont dédiés à l’environnement.

Dans le gouvernement Jospin, dit de la « gauche plurielle » (1997-2002), les Verts Dominique Voynet et Yves Cochet deviennent ainsi ministres de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.

Depuis le début du XXIème siècle, le ministère chargé des enjeux écologiques acquiert officiellement une place de plus en plus centrale, et les présidents successifs se targuent de mettre l’écologie au premier plan de leur action.

L’intitulé change au gré des modes discursives et de la novlangue technocratique. Sous l’ère sarkozyste, le centriste Jean-Louis Borloo devient ainsi « ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, chargé des Technologies vertes et des Négociations sur le climat. »

Au-delà des mots et des annonces, c'est l'impuissance du politique qui semble toujours plus manifeste.

Avec la création de ce ministère de la Transition écologique et solidaire, s’engage sans doute une nouvelle étape. Il s’agit officiellement de sortir l’écologie de son ghetto pour la mettre au cœur des politiques publiques, tout en préparant le terrain au statu quo et à la poursuite du business as usual.

La transition devient, en effet, un langage adapté à l’ère de l’effondrement des grands récits et des grands projets émancipateurs. Il invite à changer d’ère alors même que tout reste identique.

Le mot est modeste, « réformiste », adapté à nos temps de crise et à l’âge de cet au-delà des clivages politiques qui a permis au nouveau président d’être élu.

 

LA TRANSITION DANS LA RÉVOLUTION

 

On a compris que le nouveau président prend un malin plaisir à rebattre les cartes, celles des positionnements politiques sur un échiquier usé à force d’avoir été joué, comme celles des concepts qui doivent éclairer son action.

Ainsi, celui qui est décrit comme une belle prise, à faire pâlir de jalousie rétrospective Sarkozy et Hollande confondus − c’est le cas de le dire −, soit Monsieur Hulot dans l’escarcelle ministérielle, peut également être considéré comme la quintessence de la phraséologie attrape-tout, mais tellement rassurante, du nouveau régime.

La transition devient un langage adapté à l’ère de l’effondrement des grands récits et des grands projets émancipateurs. Il invite à changer d’ère alors même que tout reste identique.

Si l’on se souvient du titre de son programme présidentiel, ce tandem-là − il doit y en avoir d’autres − représente le tour de force qui consiste à assurer la transition dans la révolution.

Tour de force, car, de prime abord, les mots apparaissent bien antagoniques.

Alors que l’idée de révolution viserait une rupture radicale avec le présent, le concept de transition signifierait plutôt la volonté de construire un « au-delà » − « trans-ire », aller au-delà − sans rompre tous les liens existants mais en les modifiant.

Il serait toutefois hasardeux de conjecturer une audacieuse réflexion sur un nouveau rapport au temps. Tout au plus, peut-on y voir le souci de rompre avec un présentisme désabusé, démoralisé et finalement délétère.

La révolution que promeut le nouveau locataire de l’Élysée est, au mieux, une révolution de palais, dans le sens d’un grand coup de balai, de pinceau ou de lustrant − comme on voudra − destiné à redorer à la République ses ors, restaurer son autorité, sa puissance et sa paternelle bienveillance.

D’ailleurs, ne tient-il pas tête, notre néophyte, aux muscles de Poutine et à la poignée virile de Trump ? Le retour du présidentiel homme providentiel est en route. Son corps, si l’on est attentif aux métaphores qui rythment les commentaires de ses premiers pas sur la scène internationale, est en train de s’approprier l’espace public.

S’il faut comprendre la « révolution » macronienne comme une restauration, face à un système qui se serait dévoyé, corrompu et complètement discrédité, la transition attachée à une réévaluation et à une relégitimation de l’écologisme français 4 − sous la houlette de quelqu’un qui n’en aurait pas les lettres de crédit et donc ne serait pas suspecté d’être un homme d’appareil − peut être vue comme un opérateur d’équilibre dynamique : restauration certes d’une morale et d’une puissance du politique, mais restauration également de la confiance ou de la foi dans le progrès et le futur 5 – quand on n’oubliera pas que la « restauration » (d’écosystème) est une monnaie de marchandisation de la nature.

On ne manquera pas de se demander si le concept de « transition écologique » n’est en fait pas l’ultime avatar et la forme accomplie de la dénégation.

En quelque sorte, les mots sont inversés relativement aux sens qui leur sont communément attachés : que, d’un côté, on veuille revenir à une sorte de pureté politique ou la retrouver, on affirme, de l’autre côté, que l’écologie n’est pas synonyme de retour en arrière, de cette régression à l’âge de pierre, volontiers prêtée aux militants de la décroissance.

Au contraire, elle est ce moyen par lequel notre civilisation pourra continuer à aller de l’avant et surmontera les incertitudes et les inquiétudes, par force bien admises, causées par le changement climatique : le remède de la transition faisant mieux que tous les climato-scepticismes réunis. 6

De ce point de vue, on ne manquera pas de se demander si le concept de « transition écologique » n’est en fait pas l’ultime avatar et la forme accomplie de la dénégation…

 

 

Si on ne peut pas suspecter Nicolas Hulot d’être un révolutionnaire – même de l’écologie –, on peut accorder à celui qui a dit « je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu » 7, d’avoir changé depuis le temps où, moderne Cousteau, il sillonnait la planète en quête d’audimat et de sensations fortes et lucratives, voire d’avoir ouvert les yeux sur les causes, à savoir la dévastation capitaliste de la planète. 8

On peut toutefois s’interroger sur le soin qu’il a toujours pris à se démarquer de toute identification politique pour logiquement tomber dans les bras du champion du « ni droite-ni gauche ».

On ne nous enlèvera pas de l’esprit que le dépassement du clivage droite-gauche est une idée de droite.

Si le nouveau président a réussi une synthèse, depuis longtemps déjà dans les tuyaux, d’une droite et d’une gauche respectivement acquise et convertie au (néo-)libéralisme 9, on ne nous enlèvera pas de l’esprit que le dépassement du clivage droite-gauche est une idée de droite.

La vertu consolatrice du nouveau dogme et du nouveau paysage politique serait-il alors d’inviter à repenser les lignes de clivage et de forcer à s’interroger sur ce qu’être de gauche veut dire ?

On peut, pour cela, visionner de nouveau la lettre G – « G comme gauche » – de l’abécédaire deleuzien 10. On peut, en même temps, emboîter le pas à celles et ceux qui se livrent à une critique radicale du capitalisme et s’attacher à désigner ce mode d’arraisonnement du monde comme l’ennemi, le point de départ et l’objectif de toute action, qui alors pourrait être véritablement dite « écologique et solidaire ».

Dans un entretien, réalisé en 2005, André Gorz rappelait la propriété logique d’une telle démarche : « En partant de la critique du capitalisme, on arrive immanquablement à l’écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit, en retour, à approfondir et à radicaliser encore la critique du capitalisme. Je ne dirais donc pas qu’il y a une morale de l’écologie mais plutôt que l’exigence éthique d’émancipation du sujet implique la critique théorique et pratique du capitalisme, de laquelle l’écologie politique est une dimension essentielle. Si tu pars, en revanche, de l’impératif écologique, tu peux aussi bien arriver à un anticapitalisme radical qu’à un pétainisme vert, à un écofascisme ou à un communautarisme naturaliste. » 11

Si, d’aventure, le ministre de la Transition écologique et solidaire avait accompli une conversion complète, il aurait pensé qu’il puisse se sentir bien seul au sein de ce gouvernement et face à un programme professant l’idée que loin de remettre en cause le capitalisme, il suffirait d’en corriger les erreurs ou les dérives.

En partant de la critique du capitalisme, on arrive immanquablement à l’écologie politique.

Las, les premières mesures qu’il vient d’annoncer dessinent les contours de sa transition faite d’arrangements et de compromis qui risquent, au final, de favoriser une fois de plus le statu quo.

Ainsi, a été annoncée en grande pompe la fin des voitures à moteur thermique d’ici 2040, remplacées par des voitures électriques. Cette mesure est présentée comme radicale et courageuse, alors qu’elle ne remet pas en cause la civilisation de l’automobile et semble parfaitement satisfaire les grands industriels du secteur, en quête de nouveaux marchés et de renouvellement de leurs produits. Sans compter qu’on se demande comment sera produite l’électricité nécessaire pour satisfaire cette nouvelle demande ?

Quant aux pesticides et autres perturbateurs endocriniens, le ministre a affirmé sa fermeté et ses convictions, tout en acceptant l'instauration de nombreuses dérogations.

 

CONFISCATION

 

Il reste, pour finir, à s’interroger sur le travail des mots, ou plutôt leur mise au travail. Dans un ouvrage récent, Marie-José Mondzain rappelle, à juste titre, l’urgence du combat contre « la confiscation des mots, des images et du temps. » 12

À trop négliger ces deux armes insidieuses de la domination que sont la confiscation des premiers et la manipulation des secondes, on risque bien d’affaiblir la portée critique de nos engagements.

En d’autres termes, la critique d’une doxa de la transition – le mot entre leurs mains – ne doit pas oblitérer la force critique que pourrait bien receler le mot même de transition – entre nos mains.

La critique d’une doxa de la transition – le mot entre leurs mains – ne doit pas oblitérer la force critique que pourrait bien receler le mot même de transition – entre nos mains.

D’une manière générale, on aura la prudence de toujours s’interroger sur les captations terminologiques dans l’art desquelles le discours politique est maître.

On saura aussi se méfier de l’« intellectualisme vicieux » qui, selon William James, consiste à penser que la réalité d’une chose correspond à ce que nous en dit sa définition. 13

Dans la foulée, aura-t-on appris à considérer la puissance qui peut sourdre de la capacité à assigner un site à l’inassignable, à ce qui, considérant les discontinuités et les enchevêtrements dont nos expériences sont faites, peut vouloir dire tout et son contraire.

Contre la transition captée par les discours creux des gouvernants, de multiples essais et expériences de transition se font d’ailleurs jour dans d’innombrables « Zones à défendre » (ou Zad 14) et associations qui expérimentent d’autres manières de vivre, d’interagir ou de produire.

 

 

Si l’on veut bien procéder à la critique de l’idiome de la transition 15, cette critique sera complète si elle parvient à briser la gangue ou la carapace dont les thuriféraires de la vision progressiste de l’histoire et du monde − les « gens raisonnables », ceux « qui ont tout compris au monde » et qu’un homme de droite, réputé être modéré, se proposait de rassembler derrière lui 16 − l’ont affublé.

Est-il possible de défaire l’appréhension autant théorique que pratique des situations de toute perspective stationnaire ou statique considérant la réalité comme une succession d’états pré-conceptualisés et pré-orientés au moyen de catégories plaquées de l’extérieur ?

Contre la transition captée par les discours creux des gouvernants, de multiples essais et expériences de transition se font jour dans d’innombrables Zad et associations qui expérimentent d’autres manières de vivre, d’interagir ou de produire.

Est-il possible de sortir d’une vision tracée à gros traits qui ne ferait de la transition qu’un vecteur d’aménagement – même sacrifiant à la mode de la durabilité ?

Est-il possible de nouer le mot à la perspective radicale de changement ?

Dans sa philosophie de l’expérience, James a montré, en son temps, combien l’idée de transition est au principe même de nos existences.

« La vie, écrivait-il à l’orée du XXème siècle, se trouve dans les transitions autant que dans les termes reliés ; souvent elle semble même s’y trouver plus intensément, comme si nos jaillissements et nos percées formaient la vraie ligne de front, semblable à l’étroite ligne de flammes qui progresse sur le champ sec que le fermier fait brûler en automne. » 17

La vie ne peut se comprendre que comme un tissu ou un enchaînement d’expériences, c'est-à-dire autant d’épreuves affectives, sensibles et évaluatives, toujours liées à un environnement et reliées entre elles.

Mettre l’accent sur les transitions n’est cependant pas présumer de la nature de la relation qui s'y déploie – une transition peut autant se réaliser dans une rupture que dans une relation de continuité. C’est explorer alors toutes les possibilités qu’elles recèlent.

Si cette perspective ouverte peut trouver une éclatante confirmation dans cette multiplicité d’expériences très localisées, citée plus haut, comme dans l’affirmation, de plus en plus soutenue, que l’invention d’un autre monde commence là − voire n’est peut-être que là − n’est-elle pas alors « menacée », au nom de l’urgence qu’aurait cristallisée, entre autres, l’accord de Paris, par un retour aux macro-perspectives favorisant une essentialisation et une spécialisation des catégories ?

Les prises en charge technocratique, scientiste et, au final, économiciste 18, procédant d’une vision surplombante du monde, n’obèrent-elles pas les possibilités même de penser un autre monde, enraciné dans des expériences sensibles et situées ?

Est-il possible de nouer le mot « transition » à la perspective radicale de changement ?

Il faut donc lutter contre cette spécialisation qui contraint le mot transition, dont ce nouveau ministère est l’expression, et qui n’a d’autre but que de le plier – et de plier ce qu’il désigne, soit l’écologie ou toute perspective qui voudrait prendre soin des êtres et des choses qui « environnent » les humains – à la loi du marché.

Il ne faut rien laisser à l’ennemi et surtout pas les mots, pas même celui-ci.

Tout comme Marie-José Mondzain veut « rendre au terme "radicalité" sa beauté virulente et son énergie politique » 19, nous devons restituer au mot « transition » sa trouble ambivalence et sa capacité à ouvrir sur l’insécurité créatrice de la vie.

François Jarrige et Jean-Louis Tornatore

> Photo de Une : le lac Folsom, en Californie (Vince Mig / Licence CC).
> Photo panoramique : Pixabay / Licence CC.
> Photo « Portrait de Nicolas Hulot » : Thierry Ehrmann / Licence CC.
> Dessin : Library of Congress Prints and Photographs Division / Licence CC.

 

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Notes:

  1. NDLR : Lire notre « Grand Entretien » avec Joël Spiroux de Vendômois, « Le XXIème siècle doit devenir le siècle de l'hygiène chimique », 10 juin 2016. /
  2. − Robert Poujade, Le ministère de l'impossible, Paris, Calmann-Lévy, 1975. /
  3. − Florian Charvolin, L’invention de l’environnement en France. Chronique anthropologique d’une institutionnalisation, Paris, La Découverte, 2003. /
  4. – Il y aurait beaucoup à dire sur l’effondrement pathétique d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et de ses représentants, davantage intéressés par le décrochage de maroquins ministériels que par le débat d’idées et le travail de conscientisation. /
  5. NDLR : Lire la tribune libre de Simon Charbonneau, La politique du fait accompli, 9 mai 2017. /
  6. NDLR : Lire notre « Grand Entretien » avec Laure Noualhat, « Les climatosceptiques se moquent de la vérité scientifique », 4 octobre 2015. /
  7. − Libération, 31 mai 2017. /
  8. NDLR : Lire notre « Grand Entretien » avec Paul Jorion, « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », 7 octobre 2016. /
  9. NDLR : Lire la tribune libre de Christian Laval, La sociologie contre le néolibéralisme, 28 février 2017. /
  10. L’abécédaire de Gilles Deleuze, avec Claire Parnet, produit et réalisé par Pierre-André Boutang, 2004. /
  11. − André Gorz, Écologica, Paris, Galilée, 2008, p. 15. /
  12. − Marie-José Mondzain, Confiscation des mots, des images et du temps, Paris, Les liens qui libèrent, 2017. /
  13. − William James, Philosophie de l’expérience. Un univers pluraliste, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond, 2007 [1909], p. 149. /
  14. NDLR : Lire notre article, Notre-Dame-des-Landes : « une zone à défendre de la pensée », 18 janvier 2017. /
  15. − C’est l’objet d’un atelier que nous avons mis en place au Centre Georges Chevrier (université de Bourgogne). /
  16. − « Au niveau national, il faudra peut-être songer un jour à couper les deux bouts de l'omelette pour que les gens raisonnables gouvernent ensemble et laissent de côté les deux extrêmes, de droite comme de gauche, qui n'ont rien compris au monde. » (Alain Juppé, Le Point, 2015). /
  17. − William James, Essais d’empirisme radical, Marseille, Agone, 2005 [1912], p. 84. /
  18. NDLR : Lire la tribune libre de Didier Harpagès, L'économie est-elle une science ?, 18 mai 2015. /
  19. − Marie José Mondzain, op. cit., p. 13. /

2 commentaires

  1. La novpolitique s’empare d’un mot qui a une définition bien précise pour en faire un terme essentielle de sa novlangue, rien de plus.

    L’objectif reste toujours le même: faire avaler la fuite en avant technologique pour toujours plus de profits.

  2. Et ce qui est intéressant avec le vocabulaire « transition » c’est qu’on ne sait pas vraiment ce que cela veut dire :
    transition de quoi vers quoi ?
    La transition dure combien de temps ?
    A partir de quoi pourrions-nous affirmer la fin de la période de transition ?
    etc..

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