« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. »
(Carl E. Sagan)

Des clés et des repères

Deux animateurs de l’association Critical scientists Switzerland, fondée il y a dix ans, viennent de publier une remarquable synthèse de tous les courants de l’actuelle critique des sciences. Un livre à mettre entre toutes les mains… et en plus, c’est gratuit. Ce qui n’empêche pas de débattre de leur proposition d’aller vers des « sciences conviviales ». (suite…)

Un rapport de l’Anses, publié en avril dernier, propose de renforcer la vigilance quant à l’usage des nanopesticides. Ces molécules de tailles nanométriques sont très volatiles, ce qui accroit considérablement leur potentiel de dissémination et de contamination, et les effets toxiques probables sur l’organisme. Problème : non seulement leur vente n’est pas encadrée en Europe, mais la réglementation ne prévoit pas non plus de les détecter.

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Près de six années se sont écoulées depuis le début de la pandémie de Covid-19 et on ignore toujours d’où vient le virus SARS-CoV-2. Faute de preuve scientifique décisive, l’hypothèse d’une origine issue de la faune sauvage n’est désormais plus la seule admise : longtemps reléguée comme thèse complotiste, la piste d’un accident de laboratoire ne peut plus être balayée d’un revers de main.

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Agriculture intrigante, dénoncée pour ses potentielles dérives sectaires, la biodynamie est mise à l’épreuve de la science par des chercheurs qui trouvent à sa pratique un effet positif sur la vie des sols. Cette recherche controversée contrarie le positivisme, et certains esprits rationalistes.

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Les « Bonnes Feuilles » de Sciences Critiques

Avec notre collection « Les Bonnes Feuilles », (re)lisez, partagez et collectionnez les textes les plus marquants publiés ces dernières années sur Sciences Critiques : des articles d’analyse écrits par les journalistes de la rédaction ainsi que des tribunes libres rédigées par des auteurs et autrices invités. Quatre textes sont aujourd’hui disponibles, sous la forme de petits livrets de 24 et 32 pages faciles à lire, et à prix libres.

La privatisation de la recherche spatiale est-elle inéluctable ? Alors que les compagnies privées – comme SpaceX d’Elon Musk ou Blue Origin de Jeff Bezos – se rendent de plus en plus incontournables auprès des institutions scientifiques des Etats dans la course à l’exploration spatiale, les chercheurs s’inquiètent. Certains d’entre eux ont décidé de tirer la sonnette d’alarme sur l’importance désormais prise, aux Etats-Unis comme en Europe, par les industriels du secteur privé dans ce qu’il est convenu d’appeler le renouveau de la conquête spatiale.

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Devenu très suivi au cours de ses vingt éditions, le festival « Savante Banlieue » a fait découvrir pendant deux décennies la culture scientifique aux élèves des écoles secondaires de la Seine-Saint-Denis, le tout dans un esprit d’éducation populaire. Par un simple courrier envoyé aux parties prenantes en 2022, Mathieu Hanotin, président de Plaine Commune, annonce le retrait de l’intercommunalité dans l’organisation de l’événement, signant son arrêt de mort. Des enseignants et organisateurs, sidérés, critiquent la politique d’attractivité du territoire qui sous-tendrait cette décision.

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A l’initiative de membres du Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire (GSIEN) et de l’association Global Chance, de médecins, d’enseignantes et d’enseignants, d’ingénieures et d’ingénieurs, d’universitaires et de chercheurs, est lancé cet appel à refuser tout nouveau programme nucléaire, imposé et qui engagerait l’avenir de notre pays sur le très long terme.

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Alors que les sociétés occidentales contemporaines ont confié la gestion de toutes les sphères de l’existence à l’expertise d’une superstructure industrialo-capitaliste, se réapproprier la fabrique de la vie quotidienne est un engagement éminemment politique. Ce cheminement vers l’autonomie, c’est celui qu’Itto et Alexis ont voulu suivre en restaurant le moulin à eau dans lequel iels habitent en Bourgogne-Franche-Comté. C’était sans compter sur l’hégémonie des savoirs institutionnalisés, qui met à l’épreuve la légitimité de leur démarche empirique. Reportage.

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Sciences Critiques organisait, le 25 avril dernier, une rencontre-débat sur le mouvement de désertion des jeunes ingénieurs, à La Générale, à Paris, dans le cadre des « Mardis informels de La Générale ». Plus de 80 personnes y ont participé.
 
Dans le contexte actuel de « guerre sociale » ravivée par la réforme des retraites, et alors que la question du travail est de retour avec un mouvement social d’ampleur, les jeunes ingénieurs et ingénieures qui avaient appelé à « bifurquer » en 2022 renouvellent leur appel à la désertion… et à la riposte !
 
Désireux de « donner des perspectives » et d’« élargir le front de la contestation », tout en « sortant des oppositions stériles », ils souhaitent désormais « construire un mouvement large et transversal de démissionnaires solidaires », pour « installer un nouveau rapport de force ! »
 
Refuser de parvenir, rompre l’isolement face aux ravages de la civilisation techno-industrielle, rejoindre les luttes sociales et écologistes en cours. Telles sont quelques-unes des pistes que nous proposent ces ingénieurs critiques et que nous vous invitons à discuter ensemble.
 
> Avec :
– Lola Keraron, ingénieure « agro-déserteuse » (diplômée d’AgroParisTech), membre du collectif « Des Agros qui bifurquent ».
Romain Boucher, ingénieur déserteur (diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Mines de Saint-Etienne), co-fondateur de l’association « Vous n’êtes pas seuls ».
 

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En 2022, beaucoup d’encre a coulé au sujet de la désertion des plus diplômé·es, souvent dans la confusion et la superficialité. Dans un contexte de mouvement social d’ampleur – violemment réprimé – contre une réforme des retraites qui considère les êtres comme des ressources productivistes, nous voulons préciser pourquoi nous avons choisi de déserter, dans l’idée de donner des perspectives et d’élargir le front de la contestation.

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Épidémiologiste et docteur en physique, Laurent Toubiana est chercheur à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), où il dirige une équipe de recherche au sein du Laboratoire d’Informatique Médicale et d’Ingénierie des Connaissances. Il est par ailleurs le fondateur et le directeur de l’Institut de Recherche pour la Valorisation des Données de Santé, qui propose d’analyser les données médicales relatives aux épidémies. Pour lui, l’épidémie de Covid-19 est loin d’avoir été la plus grave dans l’histoire des sociétés modernes occidentales. Trois questions à un scientifique critique.

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La recherche en génie génétique explose ces dernières années. L’un de ses derniers avatars, encore largement méconnu – le forçage génétique –, passionne et inquiète par ses potentielles répercutions sociales, biologiques, militaires et commerciales. Dans le premier rapport international sur le forçage génétique, trois groupes de scientifiques dressent un état des lieux de cette technologie. « Le forçage génétique impose une attention urgente », note leur rapport, qui, en conclusion, ouvre des pistes pour s’opposer à son développement.

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Dans un avis rendu public fin 2022 et remis au ministre de la Santé, François Braun, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) tire les « leçons de la crise sanitaire et hospitalière ». Selon le CCNE, l’épidémie de Covid-19 a révélé une « crise morale » au sein de l’hôpital public et la souffrance des professionnels de santé. Parmi les maux qui touchent le système de santé français : la « technicisation » accrue de la pratique soignante, qui privilégie les actes techniques au détriment de la relation de soin. Trois questions à Régis Aubry, chef du service de soins palliatifs du centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon et rapporteur de l’avis du CCNE.

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D’où vient le phénomène complotiste contemporain ? Vitupéré par certains observateurs, qui attribuent son existence essentiellement à des dysfonctionnements cognitifs individuels – voire à une maladie mentale –, il est, au contraire, considéré par d’autres comme un phénomène avant tout social, révélateur d’une sorte de « désenchantement du monde ». Trois questions à Richard-Emmanuel Eastes, docteur en sciences de l’éducation et en philosophie, pour qui « les complotistes », terme de nos jours essentialisé, sont « souvent ceux qui expriment le plus fort esprit critique ».

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La fête (de la science) est finie. En France, le tout jeune mouvement de scientifiques engagés Scientist Rebellion (« Scientifiques en rébellion ») a profité de la grand-messe scientiste annuelle qu’est la Fête de la science pour mener des conférences-occupations ciblant « des lieux dans lesquels se décident des projets climaticides ou écocides ». Des mobilisations qui (in)augurent d’autres actions dans les semaines et les mois à venir, notamment en Allemagne. Trois questions à Manua, coordinateur de Scientist Rebellion pour la France.

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Fervent promoteur des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement, Jean-Michel Blanquer, qui a réussi l’exploit de demeurer ministre de l’Education nationale durant tout le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, a contribué à la prise de pouvoir rampante des géants du numérique et d’Internet – au premier rang desquels les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) – et des industriels de la tech sur la politique éducative nationale. Cette technologisation de l’éducation cible en premier lieu le travail quotidien des personnels, enseignants et administratifs, mais aussi désormais les cerveaux des élèves, nouveaux « cobayes » de la neuropédagogie.

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