« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

La vie sur Terre frappée d’alignement
par Hélène Tordjman

Les « instruments de marché » sont vus comme des outils aptes à préserver la nature. Or, l'extension du domaine de la finance à la nature n'est pas neutre. Elle a et aura des effets directs et concrets, ainsi que d'autres plus indirects mais tout aussi nuisibles. Tout d'abord, plus il y aura de dispositifs de valorisation de la nature, plus le mouvement d'accaparemment des terres s'accélèrera. Ensuite, seuls seront protégés les fonctions, écosystèmes et espèces qui sont directement utiles à Homo Sapiens. Enfin, une telle approche approfondit encore la réification de la nature et l'anthropocentrisme qui lui est consubstantiel. En bref, la financiarisation des « services écosystémiques » est une impasse.


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> Hélène Tordjman, économiste, maîtresse de conférences à l'Université Paris-XIII Villetaneuse-Bobigny-Saint-Denis. / Crédit DR.

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ACE A l’urgence écologique, les sociétés tentent de se mobiliser sous l’étendard de la « croissance verte » promue par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et les grandes institutions internationales. Ce régime, qui se prétend nouveau, vise à instrumentaliser les mécanismes du capitalisme industriel pour réparer les dégâts dont il est lui-même à l’origine.

On fait aujourd’hui appel à la logique marchande et à l’innovation technique 1 pour essayer de ralentir le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité. C’est ainsi qu’on attend des solutions de technologies d’une puissance inégalée, comme la géo-ingénierie ou la biologie de synthèse, et de la création de nouveaux « instruments de marché », tels les marchés de carbone et d’autres dispositifs reposant sur le « prix de la nature ».

Ce sont ces derniers qui font l’objet de ce qui suit. Mais auparavant, revenons brièvement sur ce qu’on entend ici par « technique ».

Dans le langage courant, on tend à assimiler technique et technologie, soit un ensemble d’outils visant à effectuer une tâche donnée. On pense en fait souvent « machines ». Le sens dans lequel ce terme est utilisé dans cet article est plus large et englobant.

Comment donner un prix aux animaux et aux fleurs, à la pluie et à la photosynthèse, aux forêts et aux zones humides, à la pollinisation ; bref à l’infinité des interactions qui forment les écosystèmes ?

A la suite de Jacques Ellul, on définit la technique comme la recherche du meilleur moyen dans tous les domaines, de l’efficacité avant tout, « la traduction du souci des hommes de maîtriser les choses par la raison » 2. Dans cette acception, les méthodes d’organisation appartiennent aussi au domaine de la technique, ainsi que la publicité et la propagande, et de grands pans du droit…

Cette définition présente des résonnances certaines avec ce que Max Weber dénommait « rationalité en finalité », une rationalité utilitariste et instrumentale consistant à choisir les meilleurs moyens pour une fin donnée. L’observation de la domination progressive de ce mode d’action dans les sociétés occidentales a conduit Weber à envisager le capitalisme comme un grand phénomène de rationalisation, où le calcul règne sans partage. 3

 

 

Le processus qui s’est emparé de la vie sur Terre sous couvert de « protection de la biodiversité » appartient à cette dynamique séculaire. En accord avec la Convention sur la diversité biologique, signée au sommet de la Terre à Rio en 1992, il s’agit de créer ce que ladite Convention appelle des « instruments de marché » qui, via des signaux de prix, permettraient que toutes les « parties prenantes » aient un intérêt à préserver la biodiversité.

L’idée sous-jacente est simple, voire simpliste : on détruit la nature parce qu’elle n’a pas de prix et il ne coûte donc rien aux acteurs de continuer à la détruire. Symétriquement, les comportements vertueux ne rapportent rien. Donner un prix à la nature dans toutes ses dimensions créerait ce que les économistes appellent un « bon alignement des incitations ». La carotte et le bâton.

Mais comment donner un prix aux animaux et aux fleurs, à la pluie et à la photosynthèse, à la filtration de l’eau par les sols, au cycle du carbone, aux forêts et aux zones humides, à la pollinisation ; bref à l’infinité des interactions qui forment les écosystèmes ?

La nature a été mise en pièces, en petits bouts discrets, comparables et fongibles. Cette catégorisation de la nature est totalement désincarnée. Elle n’a rien à voir avec la beauté d’une fleur et le bruit de la pluie, ou l’émotion qui s’empare de nous face à la diversité foisonnante de la vie.

Des économistes et des écologues 4 se sont confrontés à cette délicate question et, en accord avec l’esprit du temps, ont sorti de leur chapeau le concept de « capital naturel ».

La nature est en fait un capital comme les autres, à préserver et à faire fructifier. Comme tout capital, le « capital naturel » est « un stock qui rapporte un flux de biens et services de valeur dans le futur ». Par exemple, « un stock d’arbres ou de poissons produit un flux ou rendement annuel de nouveaux arbres et poissons ». 5

Le terme générique qualifiant ces flux est celui de « services écosystémiques ». La nature nous rend en effet des services, à nous humains, services dont nous n’avons pas conscience parce qu’ils sont gratuits.

Le terme, apparu à la fin des années 1970, avait au départ une visée pédagogique : il devait aider à reconnaître la valeur de l’environnement naturel et inciter à le préserver. Cette idée de valeur de la nature a progressivement été prise au sens littéral du terme. 6 Combien ça vaut, en dollars ?

Depuis le début des années 1990, on assiste ainsi à la multiplication d’études proposant des évaluations monétaires pour un « service écosystémique » ou un autre, chacun étant défini de manière plus ou moins idiosyncrasique.

Cela ne permettait pas les comparaisons, ni d’avoir une vision globale de l’ensemble de ces « services ». Les Nations-Unies se sont donc attelées à un grand exercice de rationalisation et de standardisation de la nature et ont publié en 2005 les résultats du Millenium Ecosystem Assessment (MEA).

La valeur annuelle du « capital naturel » mondial est comprise entre 16 000 et 54 000 milliards de dollars. Les récifs coralliens, par exemple, « valent » 352 249 dollars.

En effet, avant de pouvoir évaluer, c’est-à-dire donner une valeur monétaire, il faut définir précisément de quels « services » on parle, en cerner les contours. Vu l’objet, la diversité biologique, la tâche n’était pas aisée, mais le MEA a fini par définir quatre grandes catégories de « services écosystémiques » :

> La première catégorie est celle des « services » d’approvisionnement ou de prélèvement : nourriture, eau, fibres (dont le bois), ressources génétiques, plantes médicinales.

> La deuxième concerne les « services » de régulation : régulation de l’air, du climat, des flux hydriques, prévention de l’érosion, traitement des « déchets », des maladies et parasites, pollinisation.

> Les troisièmes types de « services » sont dit « culturels » : aspect récréatif (écotourisme, par exemple), valeur esthétique, religieuse ou spirituelle des paysages.

> Enfin, il y a les « services de support », sans lesquels ceux qui précèdent ne pourraient pas exister, comme la formation des sols ou la photosynthèse.

Sans surprise, les résultats du MEA montrent que la « fourniture » de tous ces « services » baisse, sauf les premiers : nous prélevons toujours plus.

Pour les besoins de ce grand inventaire, la nature a été mise en pièces, en petits bouts discrets, comparables et fongibles, tous les mêmes quelques soient les régions, les types d’écosystèmes et les cultures des êtres humains qui y habitent.

Ces catégories sont totalement désincarnées, n’ont aucun contenu dont on fait l’expérience lorsqu’on se promène dans les bois ou dans les prés. Elles n’ont rien à voir avec la beauté d’une fleur et le bruit de la pluie, ou l’émotion qui s’empare de nous face à la diversité foisonnante de la vie.

Notez aussi l’anthropocentrisme de l’exercice : la nature est envisagée sous l’angle des « services » qu’elle rend à l’espèce humaine, qui trône au-dessus.

 

La nature mise en pièces

 

Après la première étape de normalisation de la vie sur Terre vient la seconde, celle de l’évaluation monétaire, ou monétisation. Combien vaut un récif corallien ? Une forêt tropicale ? L’éléphant d’Afrique ? La pollinisation ?

Des milliers de scientifiques et d’experts de tous poils travaillent sur ces questions depuis plus de vingt ans et sont parvenus à des chiffres en dollars. Ils utilisent diverses méthodes d’évaluation environnementale qui avaient au départ été mises au point pour aider à la décision publique. 7

Par exemple, si, pour protéger une côte des inondations, il coûte moins cher de maintenir une zone humide, plutôt que de la détruire et de construire des digues, alors on la préservera. Ces méthodes sont aujourd’hui convoquées pour évaluer la valeur du « capital naturel ».

 

 

Les « services » d’approvisionnement − nourriture, bois, etc. − s’échangent depuis plus ou moins longtemps sur des marchés, on retiendra donc leur prix de marché. Mais les « services » d’habitat ? De régulation des flux hydriques et du climat ? Les valeurs spirituelles des paysages ? Les chercheurs sont ingénieux et trouvent des solutions.

On peut, par exemple, procéder par sondage et demander aux gens combien ils seraient prêts à payer pour sauver une espèce emblématique. Cependant, les biais d’échantillonnage sont nombreux : le Français moyen et le Syrien moyen ne donneront sans doute pas la même valeur au panda géant.

Une étude américaine de 1996 aboutit aux valeurs suivantes : pour l’Américain moyen, un grizzli « vaut » 46 dollars par an, une chouette tachetée 70 dollars, le saumon du Pacifique 63 dollars par an, tandis que le saumon Atlantique n’en « vaut » que 8. 8 Il y a sans doute plus de pêcheurs dans l’Ouest américain.

Le marché remplace les relations entre les hommes par des relations entre des choses.

On peut aussi évaluer un « service écosystémique » par ce qu’il en coûterait de l’effectuer techniquement, artificiellement, s’il avait disparu. S’il n’y a plus d’insectes pollinisateurs et qu’il faut polliniser toutes les cultures à la main, cela coûterait environ 150 milliards de dollars par an : la pollinisation « vaut » donc 150 milliards.

En additionnant les valeurs obtenues par ces centaines d’études − utilisant des méthodes d’évaluation différentes, il y en a beaucoup −, on parvient à une estimation globale de la valeur du « capital naturel ».

La première étude de ce genre a été faite par Costanza et ses collègues en 1997. A l’époque, sa valeur annuelle mondiale était comprise entre 16 000 et 54 000 milliards de dollars, avec une moyenne à 33 000 − alors que le Produit Intérieur Brut (PIB) mondial de l’époque était d’environ 18 000 milliards de dollars. 9

On peut aussi sommer les valeurs obtenues par chacune des études sur les différents types d’écosystèmes. C’est ce que font De Groot et al. en 2012. Un hectare de forêt tropicale rendant beaucoup plus de « services » à l’homme qu’un hectare de pleine mer, on ne sera pas surpris de voir qu’un hectare de la première « vaut » 5 264 dollars par an, tandis qu’un hectare de la seconde ne « vaut » que 491 dollars.

La palme, toutes catégories confondues, revient aux récifs coralliens, qui « valent » 352 249 dollars annuels, provenant pour environ 150 000 de leur « service » prévention de l’érosion, pour presque 100 000 du « service » loisirs (la plongée sous-marine) et pour plus de 30 000 des ressources génétiques qu’ils recèlent. 10

Selon la logique qui préside à l’exercice, il faut donc protéger les récifs coralliens et les forêts tropicales, tandis qu’on peut tranquillement continuer à détruire la haute mer, cela ne coûte pas grand chose.

La théorie économique a montré qu'aucun système de prix ne peut être efficace, car il y a trop d'externalités. Les signaux de prix ne permettront pas d'allouer les capitaux là où il y en a le plus besoin.

Cette catégorisation de la nature a la prétention d’être exhaustive : toutes les manifestations de la vie sur Terre y sont englobées. Au fur et à mesure des avancées scientifiques et techniques, on découvrira d’autres « services » qui viendront s’ajouter à la liste.

Les « valeurs » des écosystèmes risquent, elles aussi, de changer rapidement. C’est par exemple le cas pour la pleine mer. Les biotechnologues se sont récemment rendu compte qu’elle était très riche en micro-organismes pleins de promesses pour l’industrie, et les missions de bio-prospection se multiplient.

Un article récent recense les brevets déposés sur les séquences génétiques d’espèces marines. 11 Sur 13 000 séquences brevetées provenant de 862 espèces, allant du microbe au cachalot, la firme BASF, géant allemand de la chimie, en détient 47 %, les autres firmes 37 %, et 12 % pour les universités.

Cette ruée sur les océans est facilitée par le vide juridique de leur statut. Ils n’appartiennent à personne, ni ne sont qualifiés de « patrimoine commun de l’humanité », et tout le monde peut se servir. Nul doute que l’hectare de pleine mer va prendre de la valeur, celle du « service » ressources génétiques étant réévaluée à la hausse.

La troisième et dernière étape de la construction de ces « marchandises fictives », comme les appelait Karl Polanyi, est celle de la valorisation effective. 12

Les valeurs monétaires juste évoquées ne sont que théoriques. Elles ne se transformeront en espèces sonnantes et trébuchantes que si des dispositifs de valorisation sont construits, comme des marchés ou d’autres systèmes de paiement (par exemple, des contrats bilatéraux).

Il n’existe pas encore de véritables « marchés de la biodiversité » − à part les marchés de permis d’émission de CO2 −, mais les choses avancent vite, et dans une grande créativité institutionnelle portée par la foi dans les mécanismes de prix. 13

 

La vie sur Terre
transformée en marchandises

 

Normalisation, évaluation et valorisation sont ainsi les trois processus qui transforment progressivement les manifestations de la vie sur Terre en marchandises, dans l’espoir de ralentir l’érosion de la diversité biologique. 14

Les « instruments de marché » sont vus comme des outils aptes à servir des fins variées, en l’occurrence la préservation de la nature. Cette vision relève de l’idéologie technicienne, qui voit la technique comme neutre, « tout dépend de l’usage qu’on en fait ».

La vision de René Descartes d'un homme « maître et possesseur de la nature » est plus que jamais d'actualité.

Or, le marché n’est pas un instrument, mais une institution. Et, comme toute institution, il codifie et contraint les relations des êtres humains entre eux et celles qu’ils entretiennent avec la nature. L’anthropologue Louis Dumont écrivait que le marché remplace les relations entre les hommes par des relations entre des choses. 15

L’extension du domaine des marchés à de nouvelles dimensions de la nature n’est de ce fait pas neutre. Elle a et aura des effets directs et concrets, ainsi que d’autres plus indirects mais tout aussi nuisibles.

 

 

Tout d’abord, plus il y aura de dispositifs de valorisation de la nature, plus le mouvement d’accaparement des terres s’accélèrera. Depuis une dizaine d’années, les grandes firmes et les investisseurs internationaux achètent massivement des terres agricoles et des forêts, expulsant et réduisant à la misère les populations qui y vivaient.

Si le seul fait de posséder une forêt permet d’être payé pour le « service » séquestration du carbone qu’elle « fournit », les appétits s’aiguiseront encore plus. Les peuples autochtones verront leur espace de vie se réduire d’autant. 16

Plus il y aura de dispositifs de valorisation de la nature, plus le mouvement d'accaparement des terres s'accélèrera. Les peuples autochtones verront leur espace de vie se réduire d'autant.

Ensuite, en admettant que ces systèmes d’incitations soient suffisants pour modifier les comportements, dans ce nouveau paradigme de la conservation, seuls seront protégés les fonctions, écosystèmes et espèces qui sont directement utiles à Homo sapiens, donc hautement valorisés et rentables. Les autres continueront à être détruits.

De plus, les processus biologiques et écologiques qui sont découpés en petits bouts indépendants ne le sont absolument pas. Ils sont, au contraire, caractérisés par une infinité d’interdépendances. Dans ces conditions, la théorie économique 17 a montré qu’aucun système de prix ne peut être efficace, car il y a trop d’externalités. Les signaux de prix ne permettront pas d’allouer les capitaux là où il y en a le plus besoin.

Enfin, une telle approche approfondit encore la réification de la nature et l’anthropocentrisme qui lui est consubstantiel. La vision de René Descartes d’un homme « maître et possesseur de la nature » est plus que jamais d’actualité. Ce dualisme nature/culture est pourtant une des sources du problème. 18 Mais nous poursuivons néanmoins dans la philosophie qui nous a mené là où nous sommes, c'est-à-dire dans une impasse.

Hélène Tordjman

> Image de Une : « Billet d'un Dollar américain dans la terre » / Licence CC

 

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EN AVRIL

 

Stop au gâchis humain !

 

Par Roland Gori
et Marie-Josée Del Volgo

Respectivement psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique à l'Université d'Aix-Marseille, et maîtresse de conférences à la Faculté de Médecine d'Aix-Marseille.

 

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Notes:

  1. NDLR : Lire la tribune libre d'Alain Gras, Qu'est-ce que le progrès technique ?, 26 août 2015. /
  2. − Jacques Ellul, 1954, La technique ou l’enjeu du siècle, Paris, Economica, p. 40. /
  3. − Max Weber, 1905, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Paris, Flammarion, traduction française 2002. /
  4. NDLR : Lire la tribune libre de Vincent Devictor, Qu'est-ce que l'écologie scientifique ?, 26 novembre 2016.
  5. − Robert Costanza et Herman E. Daly, 1992, « Natural capital and sustainable development », Conservation Biology, vol. 6, n°1, pp. 37-46, p. 39. /
  6. − Eric Gomez-Baggethun, Rudolph de Groot, Pedro L. Lomas, Carlos Montes, 2010, « The history of ecosystem services in economic theory and practice : From early notions to market and payments schemes », Ecological Economics, n° 69, pp 1209-1218. /
  7. NDLR : Lire la tribune libre de Simon Charbonneau, L'empire idéologique des chiffres, 27 août 2017.
  8. − John B.Loomis & Douglas S. White, 1996, « Economic Benefit of Rare and Endangered Species : Summary and Meta-Analysis », Ecological Economics, vol. 18, n°3, p. 197-206. /
  9. − Robert Costanza, Ralph d’Arge, Rudolph De Groot, Stephen Farber, Monica Grasso, Bruce Hannon, Karin Limburg, Shahid Naeem, Robert V. O’Neil, Jose Paruelo, Robert G. Raskin, Paul Sutton & Marjan can den Belt, 1997, « The value of the world’s ecosystem services and natural capital », Nature, vol. 387, 15 mai, pp. 253-60. /
  10. − Rudolph De Groot, Luke Brander, Sander van der Ploeg, Robert Costanza, Florence Bernard, Leon Braat, Mike Christie, Neville Crossman, Andrea Ghermandi, Lars Hein, Salman Hussain, Pushpam Kumar, Alistair McVittie, Rosimeiry Portela, Luis C. Rodriguez, Patrick ten Brink & Pieter van Beukering, 2012, « Global estimates of the value of ecosystems and their services in monetary units », Ecosystem Services, vol. 1, pp. 50-61. /
  11. − Robert Blasiak, Jean-Baptiste Jouffray, Colette C. C. Wabnitz, Emma Sundström & Henrik Osterblom, 2018, « Corporate control and global governance of marine genetic resources », Science Advances, 4, eaar 5237. /
  12. − Karl Polanyi, 1944, La grande transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Paris, Gallimard, 1983 pour la traduction française. /
  13. − Voir Gomez-Baggethun et al., op. cit. /
  14. − Ces trois processus ont été étudiés plus précisément dans : Hélène Tordjman, 2018, « Dématérialiser la nature pour la faire entrer dans la sphère du marché », Document de travail du Centre d'Economie de l'Université Paris-Nord (CEPN), n°2018-12, Université de Paris 13. /
  15. − Louis Dumont, 1983, Essais sur l’individualisme, Paris, Editions du Seuil. /
  16. − Juan Pablo Sarmiento Barletti et Anne M. Larson, 2017, « Rights abuse allegations in the context of REDD+ readiness and implementation », CIFOR Info Brief, n°190, octobre. REDD+ est une usine à gaz onusienne permettant aux propriétaires de forêts de les valoriser pour le « service » qu’elles rendent en termes de régulation du climat. /
  17. NDLR : Lire la tribune libre de Didier Harpagès, L'économie est-elle une science ?, 18 mai 2015. /
  18. NDLR : Lire notre « Trois questions à... « Geneviève Azam : « Abandonner le délire prométhéen d'une maîtrise infinie du monde », 15 septmebre 2018. /

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