« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. »
(Carl E. Sagan)

Les Impromptus

Des articles courts et informés, rédigés au gré de l’actualité scientifique, pour saisir l’essentiel.

Dans le monde de la recherche, l’évaluation par les pairs, souvent appelée peer-review, est un examen majeur visant à assurer la robustesse de chaque étude. Mais depuis quelques années, les chercheurs ne peuvent plus suivre la cadence et déplorent un système qui les exploite. Certains pensent avoir trouvé la solution avec l’intelligence artificielle, mais tout n’est pas si simple.

(suite…)

Face à l’entrisme des intérêts privés et des logiques capitalistes dans la recherche publique, la résistance s’organise. Du 16 au 22 février dernier, la jeune coalition Stop Recherche Complice a organisé une semaine d’actions partout en France, pour « visibiliser, alerter et perturber ».

(suite…)

Loin d’être l’œuvre de quelques individus isolés, la fraude scientifique prend désormais des proportions industrielles. Une étude fait le bilan de cette pratique en pleine croissance qui fragilise les conditions de production des savoirs scientifiques.

(suite…)

Une étude suggère que les chercheurs délaissent désormais les précautions oratoires d’usage dans la présentation des résultats de leurs recherches. Une attitude, confinant parfois à la démarche promotionnelle, qui peut avoir des conséquences préjudiciables sur la qualité de la littérature scientifique.

Les chercheurs exagèreraient-ils les résultats de leurs recherches ? C’est la conclusion d’une étude – l’une des plus importantes du genre –, publiée dans la revue spécialisée Scientometrics, ayant passé au crible le langage utilisé par les auteurs de plus de 2 600 articles scientifiques publiés dans Science de 1997 à 2021. L’étude révèle ainsi que les mots de prudence tels que « pourrait », « probablement » ou encore « semble » ont chuté d’environ 40 % au cours des vingt dernières années.

(suite…)

Les « Bonnes Feuilles » de Sciences Critiques

Avec notre collection « Les Bonnes Feuilles », (re)lisez, partagez et collectionnez les textes les plus marquants publiés ces dernières années sur Sciences Critiques : des articles d’analyse écrits par les journalistes de la rédaction ainsi que des tribunes libres rédigées par des auteurs et autrices invités. Quatre textes sont aujourd’hui disponibles, sous la forme de petits livrets de 24 et 32 pages faciles à lire, et à prix libres.

La célèbre marque de luxe détenue par le milliardaire Bernard Arnault se lance dans des recherches d’inspiration transhumaniste. Son objectif ? Comprendre les « causes profondes » du vieillissement de la peau pour commercialiser des produits qui « inversent les effets du temps ».

« Faire triompher la science sur le temps ». C’est ce que promet désormais, ni plus ni moins, la marque de luxe Dior, qui a récemment annoncé investir dans les recherches sur la longévité, en s’engageant dans le « reverse aging », l’inversion du vieillissement. « Les découvertes récentes dans le domaine de la longévité sont parmi les plus rapides et les plus prometteuses de la science aujourd’hui », croit savoir la marque, propriété du groupe LVMH, qui se dit « animée par un esprit avant-gardiste ». Désireuse de se présenter dorénavant comme une « Maison de la Science » (et non plus uniquement comme une « Maison de la Beauté »), elle affirme « effectuer ainsi une entrée audacieuse dans une aventure scientifique inédite et déterminante ».

 

(suite…)

Des étudiants de l’Université de Technologie de Compiègne s’engagent contre le canal Seine-Nord Europe. Un « projet écocidaire », selon eux, qui, en plus de ravager la nature, pèserait lourdement sur les finances publiques et fragiliserait un peu plus encore le fret ferroviaire.

La lutte − victorieuse − menée contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a donné un nouveau souffle à la contestation des « grands projets inutiles et imposés ». D’autres foyers d’opposition à la destruction de l’environnement au nom de la rationalité technicienne ont, depuis lors, vu le jour, que l’on songe aux méga-bassines dans l’ouest de la France ou encore à l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse. Le collectif « Stop Canal » de l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) espère rallier des forces similaires dans le combat qui l’oppose au canal Seine-Nord Europe. Ce collectif d’étudiants-ingénieurs organise le 16 décembre un rassemblement rue du Chevreuil à Compiègne, dans l’Oise.

(suite…)

Un fonds destiné à soutenir la recherche sur les cancers professionnels vient de voir le jour. Géré par l’association Agir contre les cancers du travail, il a déjà réuni 15 000 euros.

Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony dénonce depuis de nombreuses années la collusion de l’industrie et des institutions scientifiques. Soucieuse de soutenir une recherche indépendante dans son domaine, la directrice de recherche honoraire de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est engagée dans un nouveau projet : la création d’un fonds de dotation pour la recherche sur les cancers professionnels.

(suite…)

Les médias de
Sciences Critiques

En complément de nos articles, de nos enquêtes et de nos Grands Entretiens, découvrez les enregistrements audio et vidéo de nos interventions publiques ainsi que les émissions de webradio réalisées par les journalistes de la rédaction dans le cadre de « dossiers spéciaux » thématiques (sur le transhumanisme ou encore l’élection présidentielle de 2017).

Les derniers médias

Le 13 février dernier, Sciences Critiques a réuni, pour la première fois, l'anthropologue Philippe Descola et le philosophe Patrick Dupouey pour une « Dispute » autour de la question : « Faut-il en finir avec la nature ? »
D'où vient le transhumanisme ? Sur quels terreaux idéologiques prospère-t-il ? Quelles en sont les influences et les références politiques et culturelles ? Quel rôle ont joué la cybernétique après la Seconde Guerre mondiale et la contre-culture hippie dans les années 1960-1970 ?
En quoi consistent les recherches dans les domaines convergents des nanotechnologies, des biotechnologies, de l'intelligence artificielle et des neurosciences (NBIC) ? Quels en sont les risques ? Les transhumanistes jouent-ils aux apprentis-sorciers ?
Notre infolettre
Nous soutenir
Notre bibliothèque

Abonnez-vous à notre infolettre

Rejoignez nos milliers d’abonné.e.s !
Inscrivez-vous dès aujourd’hui et soyez informé.e.s de la sortie de nos prochains articles et de nos prochains rendez-vous publics !