Série « Stand Up for what ? » (3/3) − « Science libre » contre retombées industrielles. Cette opposition (fantasmée) serait beaucoup plus ancienne que les récentes mobilisations américaines, ou que de précédents mouvements comme « Science en marche » ou « Sauvons la recherche ». Elle remonterait à la « révolution industrielle », au moment où la science s’organise comme une activité professionnelle spécifique, rétribuée pour elle-même.
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N DÉFENDANT l’autonomie de la recherche, les chercheurs de Stand up for Science prétendent revenir à un moment qui n’a en fait jamais existé. » Guillaume Carnino est historien des sciences et auteur de L’Invention de la science – La nouvelle religion de l’âge industriel, dans lequel il raconte la construction d’un imaginaire scientifique. Dans son ouvrage, il explique qu’après l’expérience des Sociétés savantes du XVIIIème siècle, Napoléon et son ministre-chimiste-industriel Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) fondent la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, afin de susciter « l’invention, le perfectionnement ou l’exécution des machines[1]– Ils sont inspirés du témoignage de leur camarade agronome et philanthrope Charles de Lasteyrie qui, de retour de Londres, leur « parla de ce qu’il avait remarqué dans son voyage et surtout … Continue reading». Des banquiers, ingénieurs des mines, industriels, chimistes, agronomes, ou le directeur de l’École polytechnique, évaluent les innovations portées à leur connaissance et décernent des Prix d’encouragement. Il ne s’agit pas encore d’une politique publique de la recherche.
D’après l’historien, c’est à l’époque de Louis Pasteur (1822-1895), sous le Second empire, que s’invente le mythe de la « science pure ». Louis Pasteur, que Guillaume Carnino présente longuement dans son livre, serait comme le maître-étalon du scientifique pur et parfait, quoi qu’il ait mis sa carrière au service de teinturiers, brasseurs, chimistes, sériciculteurs (les éleveurs de vers à soie), sucriers, éleveurs et viticulteurs : « Une ère de prospérité nouvelle va s’ouvrir dans un pays où l’industrie la plus florissante vient, chaque jour, demander à la science une découverte à appliquer. Je voudrais que les jeunes gens destinés à la carrière industrielle fussent mis en mesure de venir profiter des immenses ressources de la Faculté des sciences de Lille. »
La science, pure et fondamentale, accouche d’applications profitables à l’industrie, elle-même gage de prospérité nationale.
Le discours inaugural que prononce Pasteur le 7 décembre 1854, alors qu’il devient le premier doyen de la toute nouvelle Faculté des sciences de Lille, laisse peu de marges à l’interprétation. La science, pure et fondamentale, accouche d’applications profitables à l’industrie, elle-même gage de prospérité nationale. Son cours de la rentrée 1856-1857 s’intitule d’ailleurs « Chimie appliquée aux principales industries du nord », parmi lesquelles les distilleries de betterave et la chimie textile. Il emmène à ce propos ses étudiants en visites dans les fonderies, distilleries, fabriques textiles, métallurgiques et chimiques, dans la région et en Belgique[2]– Louis Pasteur à Lille : de la chimie à la microbiologie, Jean-Michel Lecerf, Médecine des Maladies Métaboliques, Vol. 17, 2023. .
Sa science et son université publiques servent donc les intérêts de la grande bourgeoisie industrielle qui l’emploie à Lille. Pasteur entame d’ailleurs ses travaux sur la fermentation lactique pour le compte de la distillerie de betteraves d’Émile Bigo – qui est aussi, comme le veut la tradition locale, maire, directeur de compagnies minières, président de la Société des sciences et parmi les fondateurs de la Faculté.
LOUIS PASTEUR : SCIENCE PURE, PROFITS PRIVÉS
Quand Pasteur débarque à Lille, la ville du nord est en pleine incandescence industrielle, les premières machines à vapeur viennent de s’installer dans les premières usines textiles dignes de ce nom. La ville passe de 70 000 à 200 000 habitants en trois générations, un enfant sur deux meurt avec cinq ans, les autres embauchent à six pour survive dans des bouges infâmes (42 % sont indigents). Comme Dickens ou Engels à Manchester, Louis-René Villermé en 1832, Adolphe Blanqui en 1848, Victor Hugo en 1851 viennent de Paris visiter la hideuse misère lilloise. Connaît-on de Pasteur un mot de compassion à l’égard des familles qui crèvent pour les industriels ses amis ? Pasteur n’a-t-il pas vu Les Caves de Lille décrites par Hugo, les masures pourries, les paillasses vermoulues, les rues noyées d’immondices et l’humanité agonisante entre deux épidémies de choléra ?
« Cette énergie que dépensent les chercheurs à définir une science pure et désintéressée revient à se déresponsabiliser des applications que feraient les industriels de leurs recherches. C’est une opération de blanchiment intellectuel et politique. »
Peu importe. La science selon Pasteur, témoigne Guillaume Carnino, serait « désintéressée », et il n’existerait que des « applications de la science », selon les mots du chimiste quand en 1862 il réclame à l’Empereur des subsides pour ses recherches sur les vignes, « dont l’industrie saura sans doute profiter[3]– Lettre au ministre de l’Instruction publique, 30 mars 1862, citée par Carnino G., « Louis Pasteur. La science pure au service de l’industrie », Le Mouvement Social, n° 248, 2014. ». Le discours semble contradictoire mais les intérêts sont bien compris. Quand il réclame encore en 1868 des budgets de recherche au ministre de l’Instruction, il n’a d’autres arguments que ceux du profit : « Prenez intérêt, je vous en conjure, à ces demeures sacrées que l’on désigne du nom expressif de laboratoires. Demandez qu’on les multiplie et qu’on les orne. Ce sont les temples de l’avenir, de la richesse et du bien-être[4]– L. Pasteur, « Le budget de la science », Revue des cours scientifiques, 1er février 1868, cité par Carnino G., « Louis Pasteur. La science pure au service de l’industrie », art.cit. . »
Une « science pure » mais néanmoins financée par l’Empire ? Une « science pure » qui ruisselle de grands bénéfices industriels ? « Cette énergie que dépensent les chercheurs à définir une science pure et désintéressée revient à se déresponsabiliser des applications que feraient les industriels de leurs recherches. C’est une opération de blanchiment intellectuel et politique », conclut Carnino.
À LA RECHERCHE DE LA PUISSANCE DE FEU
L’activité de recherche ne perçoit pas encore, au début du XXème siècle, de financement d’État pérenne et conséquent. Une modeste Caisse de recherches scientifiques est à peine financée par une taxe sur les bénéfices du PMU (Paris mutuels urbains). Mais la Première Guerre mondiale pousse l’État à la « mobilisation scientifique », selon l’expression du mathématicien Paul Painlevé (1863-1933). Enseignant de mécanique notamment à l’École polytechnique, fondateur des études aéronautiques françaises, compagnon de la gauche républicaine depuis l’affaire Dreyfus, Painlevé occupe en août 1914 la Direction des inventions intéressant la défense nationale, dans laquelle il se charge plus précisément d’aéronautique et de balistique. Il est nommé un an plus tard Ministre de l’Instruction et crée un Ministère des inventions : le quotidien L’Excelsior titre en une sur la « Guerre scientifique ». Painlevé est ensuite promu Ministre de la guerre en 1917 – on lui doit à cette responsabilité les premières exécutions de mutins et la catastrophique offensive du Chemine des Dames[5]– La direction de la guerre, 1917, Ch. VII. Anne-Laure Anizan, Paul Painlevé, Presses universitaires de Rennes, 2012. .
Au cœur du feu militaire, le ministre-mathématicien n’en espère pas moins qu’un jour « la Science assurera aux sociétés humaines des lois et une organisation justes et rationnelles. Elle résoudra les problèmes sociaux en multipliant les forces industrielles de l’homme et son emprise sur la nature[6]– Discours prononcé au Collège de France le 20 mai 1917. Cf. Paroles et écrits, Rieder, 1936. ». La science ferait taire les armes qu’elle a créées ?
Painlevé avait placé à la Direction des inventions son ami le physicien Jean Perrin (1870-1942), dévolu à la défense anti-aérienne. Lui aussi est un compagnon des milieux de gauche. Après-guerre, fort de son Prix Nobel reçu en 1926 pour ses recherches atomiques, il est l’infatigable représentant de la recherche publique d’État et défenseur des subsides afférents, au prétexte que « La découverte de l’inconnu doit être poursuivie sans préoccupation pratique, précisément si l’on veut en tirer de grands résultats[7]– Perrin, savant et homme politique, Micheline Charpentier-Morize, Belin, 1997. . » On retrouve l’idée, pour le moins emberlificotée, selon laquelle la science désintéressée accouche de « résultats » intéressants.
La Seconde Guerre mondiale signe cette coopération définitive entre financements publics, scientifiques et industriels, en faveur de programmes de recherche d’ampleur inédite.
Perrin crée à ce propos plusieurs établissements de recherche, mais sa nomination comme sous-secrétaire d’État à la recherche du Front populaire, en remplacement d’Irène Curie (1897-1956), lui offre de doter enfin la science d’un budget conséquent, de 26 millions de francs. Il crée à cette occasion un statut pour les chercheurs ainsi que notre fameux Centre national de recherche scientifique, qu’il charge de réunir « recherche pure » et « recherche appliquée », c’est-à-dire militaire (nous sommes en 1939). Les époux Irène et Frédéric Joliot-Curie obtiennent dans cette dynamique les subsides nécessaires pour fonder le Laboratoire de synthèse atomique, l’ancêtre du CEA, grâce auquel ils découvrent la réaction en chaîne et les bases de la bombe atomique[8]– Le CEA lui-même mènera un contentieux en reconnaissance des « brevets Joliot » auprès des Américains. !
La Seconde Guerre mondiale signe cette coopération définitive entre financements publics, scientifiques et industriels, en faveur de programmes de recherche d’ampleur inédite. Exaltés par l’expérience du Projet Manhattan (500 000 travailleurs, une dizaine de Prix Nobel, et des moyens inestimables pour produire les premiers bombardements atomiques), les Américains résument ce nouveau mode de gouvernement par le terme de « Big Science ». Le feu nucléaire est, de chaque côté de l’Atlantique, la base et le cœur de la recherche publique.

En France, chaque président se trouve la vocation d’impulser une grande réforme de la recherche. Après la création du CEA par De Gaulle, les époux Joliot-Curie et les Perrin Père et Fils, Mendès-France (1907-1982) réunit, en 1956, 250 scientifiques et industriels éminents pour un colloque qui fera date. Objectif : « Doubler en dix ans le nombre des étudiants des branches scientifiques et techniques. Tripler les promotions d’ingénieurs. Décupler le personnel de l’enseignement supérieur scientifique et de la recherche scientifique », résume Le Monde à l’époque[9]– Le Monde, 6 novembre 1956. . La guerre fut scientifique, la paix ne le sera pas moins.
À son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle crée un premier « Comité interministériel de la recherche scientifique et technique » pour organiser la recherche. L’époque est à la reconversion industrielle des bassins miniers vers de nouvelles industries (l’automobile) et de nouvelles énergies (pétrole et nucléaire). Le général augmente le budget du CNRS de 75 % en deux ans pour que ses effectifs passent de 3 000 à 3 800. Puis il crée en 1961 les grands établissements de recherche que l’on connaît aujourd’hui : le Centre national d’études spatiales (Cnes), le Centre national d’exploitation des océans (futur Ifremer), l’Institut de recherche en informatique et automatique (Iria), ou encore l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Que la recherche française ne doit-elle pas à De Gaulle ? Les milliers de travailleurs de la science peuvent accoucher, pendant ces « Trente Glorieuses », des plus hautes œuvres françaises : le Plan Calcul et ses appareils informatiques, le parc électro-nucléaire, la fusée Ariane, l’Airbus A300, le TGV.
La science ne serait pas qu’une basse œuvre industrielle mais la continuation de l’esprit de 1789.
Mais avec la décennie 1980 débute la cruelle récession économique. Face à elle, le président François Mitterrand (1916-1996) et son premier ministre Pierre Mauroy (1928-2013) imaginent cette solution éprouvée depuis un siècle de mobiliser les chercheurs. Ils organisent dès le début de l’année 1982 huit mois d’Assises régionales que concluent trois jours de colloque à Paris sur le thème « Recherche et innovation ». Les mots de Mitterrand sont trop grandioses pour ne pas s’en offrir un extrait :
« C’est augmenter la liberté que de faire progresser la chimie, l’astronomie, la physique, la biologie encore ou même l’anthropologie, ou même la linguistique. Ce colloque restera, mesdames et messieurs, comme un moment privilégié où les hommes passionnés de leur métier, en apparence austère et loin de la cité, auront entrepris de participer à la tâche fondamentale, à la tâche commune qui fait et qui fera la grandeur de la France au service de l’humanité : être pour le passé et pour l’avenir une terre où naissent et s’inventent – par les chemins de la science et de la technique, mais de l’esprit dominant sa propre création – une terre où naissent et s’inventent les droits de l’homme et les libertés[10]– « Discours de M. François Mitterrand, Président de la République, à l’occasion du colloque national sur la recherche et la technologie, Paris, Palais des congrès, vendredi 13 janvier … Continue reading. »
La science ne serait pas qu’une basse œuvre industrielle mais la continuation de l’esprit de 1789. Le gouvernement fait voter une loi dès juillet 1982 qui promet de porter le budget de recherche à 2,5 % du PIB, d’embaucher 1 700 chercheurs, de diffuser à la nation un « esprit de recherche, d’innovation et de créativité », autrement dit une « culture scientifique et technique ». Mitterrand inaugure à cet effet trois ans plus tard la « Cité des sciences et de l’industrie », que son prédécesseur Giscard d’Estaing (1926-2020) avait mise en chantier.
DU TEMPS DES CERISES AU TEMPS DES CRISES
Quarante ans de « crise » plus tard, le collectif « Sauvons la recherche » convoque ces moments fondateurs de 1956 et de 1982 (moins ceux de De Gaulle). Face à la précarité croissante des laboratoires et des laborantins, l’appel du biologiste Alain Trautman à « sauver la recherche » passe de 150 signataires en janvier 2004 à 72 000 au mois de mars. Il aboutit à la démission de 2 000 directeurs de labos le 10 mars. Un tel mouvement social de chercheurs est inédit. Six anciens directeurs du CNRS posent comme diagnostic que la recherche est « malade de ses structures » et mettent en cause le « faible intérêt des gouvernements successifs » pour la science. Le « génie français », dont témoignent son « dispositif de centrales nucléaires le plus performant au monde », ses trains à grande vitesse « sans égal », son industrie aéronautique « capable de concurrencer Boeing », et sa « force spatiale performante », serait en péril[11]– Guy Aubert, Catherine Bréchignac, Robert Chabbal, Jacques Ducuing, Serge Feneuille, Jean-Jacques Payan, Le Monde, 2 juin 2004. .
Au milieu des revendications sur le nombre de postes et les budgets, les États généraux de la recherche d’octobre 2004 s’emmêlent un peu les crayons sur les relations attendues entre des décideurs politiques élus par le suffrage universel, et la liberté des scientifiques ; la seconde devant son existence aux premiers : « Tout en acceptant pleinement l’intervention démocratique dans la détermination des moyens accordés à la recherche publique et des priorités qui lui sont imposées, la recherche a besoin d’une autonomie dans son organisation, indispensable tant pour faire progresser les connaissances que pour être en définitive mieux à même de répondre aux attentes des citoyens. »
En dépit de l’urgence, la part de la recherche plafonne à 2,23 % du PIB en 2016 : largement insuffisant, selon le collectif « Sciences en marche »
Et qu’attendent les citoyens de la recherche publique ? « Les citoyens attendent de la science la solution à des problèmes sociaux de toute nature : le chômage, l’épuisement du pétrole, la pollution, le cancer, etc. » Soit de résoudre les problèmes qu’elle a créés. Ainsi, à partir de la COP21 à Paris, le réchauffement climatique s’impose pour justifier l’accélération scientifique. D’après François Hollande, si la France a été choisie pour organiser cette COP prétendue historique, ce serait pour sa capacité à « mobiliser les scientifiques, les entreprises, les financiers, les experts politiques »[12]– « Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la recherche en France et sur la lutte contre le dérèglement climatique, à Paris le 17 mars 2015 », … Continue reading.
Mais en dépit de l’urgence, la part de la recherche plafonne à 2,23 % du PIB en 2016 : largement insuffisant, selon le collectif « Sciences en marche », qui réclame 3 % de la richesse française produite, et organise des marches de soutien à ses homologues américains. Des collègues outre-Atlantique de la « Scientist march » qui profitent de la Journée de la Terre pour manifester contre les propos climatosceptiques de Donald Trump et ses premières coupes dans les recherches climatiques. Le début d’une mésentente récurrente entre le président républicain et le monde universitaire américain.
Thomas Jodarewski, journaliste / Sciences Critiques.
> Les autres volets de notre série sur le mouvement « Stand Up for Science » :
> Illustration de Une : La Galerie des machines au Palais de l’Industrie, lors de l’Exposition universelle de Paris en 1855 (BnF, département des Estampes et de la Photographie / Wikicommons)
Notes[+]
| ↑1 | – Ils sont inspirés du témoignage de leur camarade agronome et philanthrope Charles de Lasteyrie qui, de retour de Londres, leur « parla de ce qu’il avait remarqué dans son voyage et surtout de la société fondée à Londres en 1754 sous le titre, Société pour l’encouragement des arts, des manufactures et du commerce. Il fit ressortir tous les services qu’elle avait rendus à l’industrie anglaise. » Cf. Histoire de la Fondation de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale ou Recueil des procès-verbaux des séances de cette société depuis l’époque de sa fondation le 9 brumaire an X (1er novembre 1801), jusqu’au 1er vendémiaire an XI (22 septembre 1802), Veuve Bouchard-Huzard, 1850. |
|---|---|
| ↑2 | – Louis Pasteur à Lille : de la chimie à la microbiologie, Jean-Michel Lecerf, Médecine des Maladies Métaboliques, Vol. 17, 2023. |
| ↑3 | – Lettre au ministre de l’Instruction publique, 30 mars 1862, citée par Carnino G., « Louis Pasteur. La science pure au service de l’industrie », Le Mouvement Social, n° 248, 2014. |
| ↑4 | – L. Pasteur, « Le budget de la science », Revue des cours scientifiques, 1er février 1868, cité par Carnino G., « Louis Pasteur. La science pure au service de l’industrie », art.cit. |
| ↑5 | – La direction de la guerre, 1917, Ch. VII. Anne-Laure Anizan, Paul Painlevé, Presses universitaires de Rennes, 2012. |
| ↑6 | – Discours prononcé au Collège de France le 20 mai 1917. Cf. Paroles et écrits, Rieder, 1936. |
| ↑7 | – Perrin, savant et homme politique, Micheline Charpentier-Morize, Belin, 1997. |
| ↑8 | – Le CEA lui-même mènera un contentieux en reconnaissance des « brevets Joliot » auprès des Américains. |
| ↑9 | – Le Monde, 6 novembre 1956. |
| ↑10 | – « Discours de M. François Mitterrand, Président de la République, à l’occasion du colloque national sur la recherche et la technologie, Paris, Palais des congrès, vendredi 13 janvier 1982 », elysee.fr. |
| ↑11 | – Guy Aubert, Catherine Bréchignac, Robert Chabbal, Jacques Ducuing, Serge Feneuille, Jean-Jacques Payan, Le Monde, 2 juin 2004. |
| ↑12 | – « Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la recherche en France et sur la lutte contre le dérèglement climatique, à Paris le 17 mars 2015 », vie-publique.fr. |