« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. »
(Carl E. Sagan)
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La critique de la science depuis 1968. Critique des sciences et études des sciences en France après Mai-68

Editions Hermann. Collection Société et pensées. Novembre 2015. 212 pages. 25 euros.

De Renaud Debailly, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris-Sorbonne, chercheur au sein du Groupe des Méthodes de l’Analyse Sociologique de la Sorbonne (GEMASS).

Les sciences et la société moderne sont inextricablement liées. Les catastrophes sanitaires et écologiques (Organismes Génétiquement Modifiés, vache folle, Tchernobyl, etc.) ont contribué à affaiblir leurs perceptions distinctes en raison du statut des sciences, vues à la fois comme des sources potentielles de danger, mais aussi comme la solution permettant de surmonter les risques encourus.

Au-delà de ces catastrophes et de ces affaires portées sur la scène publique, cet ouvrage invite à considérer, dans le contexte d’un processus de politisation inédit au sein de la sphère scientifique, l’émergence d’une nouvelle conception des relations entre sciences et société.

À travers l’étude des mouvements de critique des sciences en France après Mai-68 et le renouvellement des disciplines consacrées à l’étude des sciences au cours de la même période, il s’agira de mieux cerner les contours d’un discours refusant de distinguer la science de la société et d’en mesurer la portée.

Se développe ainsi en France une politisation originale de la science qui se diversifie au début des années 1980 sous l’influence des questions environnementales et sanitaires.

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