« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. »
(Carl E. Sagan)
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Remplacer l’humain. Critique de l’automatisation de la société

Editions L’Échappée. 2017. 272 pages. 19 euros.

De Nicholas Carr, auteur, penseur critique du numérique, auteur de Internet rend-il bête ? (Robert Laffont, 2011).

Les systèmes automatisés ont envahi notre quotidien via les applications pour smartphones, les GPS, les objets connectés, les robots ou drones domestiques − et bientôt les voitures sans conducteur. Chaque jour plus innovantes, ces technologies se proposent de soulager notre esprit, de nous épargner des efforts inutiles et de supprimer frictions et ralentissements dans nos vies.

Censée alléger le travail des ouvriers et accroître les gains de productivité, l’automatisation a été introduite dans les manufactures pendant la révolution industrielle. Grâce à l’irrésistible essor de la robotique et de l’informatique, elle n’a cessé de se développer, d’abord dans l’industrie puis dans tous les domaines : aviation, finance, architecture, design, ressources humaines, médecine, justice, enseignement…

En s’appuyant sur des exemples concrets et des études scientifiques diverses, Nicholas Carr démontre que notre dépendance accrue aux systèmes automatisés n’est pas sans danger. En faisant de moins en moins appel à nos sens, à notre expérience et à nos facultés intellectuelles, nous risquons de perdre notre autonomie, nos savoir-faire et notre pouvoir de décision. C’est pourquoi, il est urgent de nous opposer à l’automatisation intégrale de la société et de remettre en cause le primat de la technologie sur l’humain.

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