« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants. » (Carl E. Sagan)

Brice Perrier : «L’hypothèse d’un virus augmenté en laboratoire est tout à fait plausible»

Brice Perrier : «L’hypothèse d’un virus augmenté en laboratoire est tout à fait plausible»

Que s’est-il réellement passé dans le désormais fameux Institut de virologie de Wuhan en 2019 ? Alors que les investigations sur l’origine de la pandémie de Covid-19 patinent, le journaliste indépendant Brice Perrier a décidé de mener son enquête. Il vient de publier Sars-Cov-2. Aux origines du mal (Editions Belin, mai 2021). Un livre salutaire pour comprendre la controverse actuelle, « dont les journaux ne veulent pas parler », remarque son auteur. Experts en conflit d’intérêts, recherches inutiles et dangereuses, revues scientifiques partisanes, médias manipulés, enjeux géopolitiques et économiques… Son livre-enquête, tout comme l’histoire de l’apparition du nouveau coronavirus, est un condensé de toutes les dérives de la science contemporaine. Rencontre.

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Sciences Critiques – Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Brice Perrier – Parce que l’origine du Sars-Cov-2 est un sujet brûlant. Ma volonté à travers ce livre était de discuter de toutes les thèses envisageables concernant la cause du Covid-19. Il fallait donner à voir la genèse de la pandémie de façon rationnelle, sans rien écarter, sans a priori.

 

Comment avez-vous procédé pour mener votre enquête ? Avez-vous rencontré des difficultés ?

J’ai commencé par me reclure chez moi. J’ai lu énormément de choses et je suis assez vite tombé sur le site internet de l’association US Right to know (USRTK) sur lequel il y a quantité d’articles, scientifiques et de presse, qui dévoilent beaucoup d’informations complètement absentes du débat public en France. La quantité d’informations étant énorme, j’ai passé plusieurs semaines à toutes les emmagasiner, puis j’ai interrogé un grand nombre de scientifiques.

 

Certains chercheurs ne voulaient pas que leur nom figure dans le livre car ils avaient peur des répercussions professionnelles et personnelles.

 

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. J’ai toutefois été étonné que les chercheurs de l’Institut Pasteur ne veuillent pas s’exprimer. C’est assez curieux. Les scientifiques chinois n’ont pas non plus donné suite à mes nombreuses demandes d’entretiens. Certains chercheurs ne voulaient pas que leur nom figure dans le livre car ils avaient peur des répercussions professionnelles et personnelles. D’autres refusent de répondre à la presse concernant l’origine du virus.

 

> Brice Perrier, auteur et journaliste indépendant, il collabore notamment à l’hebdomadaire « Marianne » / Crédit Marianne Teissier.

 

Dans votre ouvrage, vous exhortez les journalistes à s’intéresser à la question de l’origine du Sars-Cov-2. Que pensez-vous de la couverture médiatique de la controverse sur l’origine du coronavirus ?

Il est assez « amusant » de constater que la thèse de la fuite du laboratoire a été immédiatement écartée au profit de l’origine zoonotique du coronavirus. Le comportement des journalistes a été moutonnier. Ils ont à peu près tous suivis la thèse officielle sans remettre en question les articles scientifiques de référence, comme ceux parus dans The Lancet ou dans Nature. Il faut attendre la publication de l’appel de scientifiques critiques, en mars 2021, pour que la situation commence à se débloquer. Le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), établi suite à la « visite de courtoisie » de ses experts en Chine début 2021, n’a pas non plus convaincu la communauté internationale.

Je pense que les médias ont été manipulés, notamment par The Lancet, par leurs sources peut-être aussi. Dire que les médias ont été manipulés, ce n’est pas une accusation ; c’est dire qu’ils ont été moutonniers sur cette affaire. Les journalistes ont tendance à accorder beaucoup de crédit aux revues scientifiques à comité de lecture alors qu’on peut se poser des questions légitimes sur leur fonctionnement interne. Disqualifier une thèse au motif que c’est une « théorie du complot » n’est pas un argument scientifique. Les arguments qui sont parus dans The Lancet et même Nature au début de la pandémie étaient généralement relativement faibles. Les journalistes scientifiques des grands journaux, qui auraient pu se poser des questions, sur les auteurs de l’article du Lancet, son contexte de publication, etc., ne l’ont pas fait. Or, quand on cherche, on trouve. L’histoire du pangolin comme hôte intermédiaire paraissait aller de soi et était agréable à entendre car elle s’inscrivait dans une sorte de politiquement correct, d’« écologiquement correct ».

 

Pour quelles raisons, selon vous, les revues scientifiques n’ont-elles pas joué leur rôle d’arène de discussion scientifique pluraliste ?

La thèse de l’origine naturelle du Sars-Cov-2 arrangeait tout le monde au final, aussi bien les laboratoires que les écologistes. Cette thèse commode évite de remettre en question certaines recherches dangereuses qui ont cours dans des laboratoires de virologie à travers le monde. Or, les spécialistes de zoonoses savent parfaitement que si un virus émerge dans la faune sauvage, il ne se transmettra pas d’homme à homme. Il est fréquent que des gens soient contaminés par des animaux sauvages mais, comme le virus n’est pas adapté à l’homme, il ne circule pas dans la population humaine. Pour qu’il soit transmissible entre les humains, il faut d’abord habituellement qu’il y ait un certain nombre d’allers-retours entre les hommes et les animaux permettant cette adaptation, ce qui explique que les zoonoses passent généralement par des animaux d’élevage qui facilitent ces contacts répétés.

 

 

Concernant la thèse zoonotique, il semble qu’il y ait un point aveugle : l’élevage de visons.

En effet. Les autorités chinoises ont décidé de ne pas mener d’investigation sur ces élevages. Pourtant, un article scientifique chinois avançait, dès la fin janvier 2020, le vison comme origine probable de la Covid-19 en tant que candidat à l’hôte intermédiaire. Une semaine après, le gouvernement mettait en avant la thèse du pangolin, qui lui permettait de braquer les projecteurs sur l’étranger, car il y en a de moins en moins en Chine. Ensuite, les élevages de visons ont été complètement oubliés. A travers cette stratégie, l’objectif principal du régime chinois est peut-être de défendre ses intérêts économiques. Les élevages de visons, qui permettent de produire de la fourrure, dont la Chine est le numéro un mondial, génèrent énormément d’argent.

 

Quel est votre sentiment personnel à l’issue de votre enquête ? Penchez-vous finalement pour la thèse zoonotique ou pour la thèse de la fuite de laboratoire ?

J’essaie d’être impartial dans mon livre. Depuis sa parution, mon sentiment n’a pas beaucoup évolué : on manque encore d’éléments pour être affirmatif. Je place beaucoup d’espoir dans une étude bio-informatique qui s’intéressera à l’évolution du virus par rapport à ceux que l’on connaît aujourd’hui. Cette étude, qui doit durer un an, ne fournira pas une preuve absolue qui permettra de trancher une bonne fois pour toutes, mais elle fournira des données statistiques fiables pour en savoir plus sur l’origine du Sars-Cov-2 et ses particularités.

 

Le comportement des journalistes a été moutonnier. Ils ont à peu près tous suivis la thèse officielle sans remettre en question les articles scientifiques de référence, comme ceux parus dans The Lancet ou dans Nature.

 

Parallèlement, les scientifiques critiques dont j’ai parlés appellent de leurs vœux de nouvelles investigations en Chine. De son côté, Joe Biden a demandé à ses services de renseignements d’enquêter. L’affaire prend maintenant un tour politique : la Chine va-t-elle s’isoler sur la scène internationale ou va-t-elle coopérer ? Selon ce que les autorités chinoises décideront, la controverse pourra peut-être se dénouer. Mais il y a fort à parier que le régime chinois ne lâche jamais rien, et ces dernières prises de position confortent cette idée. Après, l’enjeu principal de la controverse autour de l’origine du Sars-Cov-2 porte sans doute sur l’information scientifique, ce que les médias ne semblent toujours pas vouloir voir.

 

C’est-à-dire ?

Dire que la Chine nous cache quelque chose, c’est vrai mais c’est finalement assez facile. En revanche, questionner la fiabilité de revues scientifiques comme The Lancet ou Nature s’avère nettement plus compliqué. Pourquoi, par exemple, The Lancet vire son expert, Peter Daszak, de la task force qu’elle avait mis en place pour enquêter sur l’origine du virus mais décide de ne pas rétracter son papier ? Quid de la relecture des articles par les pairs ? Des conflits d’intérêts de leurs auteurs ? De l’influence des laboratoires pharmaceutiques ? Ces questions méritent d’être posées. Tout comme celles soulevées par les expériences de virologie dites de « gain de fonctions », mais force est de constater que ces dernières ne font pas du tout l’objet de débats dans la société. Nature continue toujours aujourd’hui à faire une forme de propagande en faveur de l’origine zoonotique du Covid-19. L’information scientifique pourrait être plus rigoureuse.

 

 

Plus le temps passe, plus les chances s’amenuisent de connaître enfin la vérité sur l’origine du Sars-Cov-2…

Oui, sans doute. Tout dépend aussi des moyens dévolus à l’enquête scientifique. Si les enquêteurs ont finalement accès à toutes les banques de données et que certains d’entre eux sont des spécialistes en sécurité informatique, ils pourraient peut-être voir que des choses ont été effacées. C’est ça qu’il faut. Bien sûr, plus le temps passe, plus des éléments de preuve sont susceptibles de disparaître. Beaucoup de visons ont été abattus, par exemple. Dans les laboratoires, c’est sûrement un peu plus compliqué de dissimuler les traces. L’enquête relève là davantage de la sécurité informatique. Techniquement, on peut retrouver des informations qui ont été effacées, si on s’en donne les moyens. C’est ce qu’a d’ailleurs entrepris de faire le collectif « Drastic » [un collectif de scientifiques critiques qui mènent leurs propres recherches sur l’origine du Covid-19, NDLR], qui a démontré que les bases de données du laboratoire de Wuhan avaient été mises hors ligne.

 

Vous insistez beaucoup, dans votre livre, sur la figure de Peter Daszak, un zoologue britannique, spécialiste des zoonoses, par ailleurs président de l’organisation non gouvernementale EcoHealth Alliance. Qui est-il ?

Peter Daszak est celui qui a le plus contribué à écarter l’hypothèse de la fuite de laboratoire en l’assimilant à une théorie du complot. Très vite après l’apparition du virus, il a rédigé une tribune qu’il a fait publier dans The Lancet mais en faisant en sorte de ne pas apparaître comme son auteur principal et en invitant des biologistes renommés, qui font autorité dans la communauté scientifique, à la signer. Il voulait montrer par là qu’il y avait une sorte de consensus scientifique sur l’origine naturelle du coronavirus. L’association USRTK a bien montré, à travers la divulgation de ses courriers électroniques, comment il a manœuvré avec deux scientifiques de très haut niveau, Linfa Wang et Ralph Baric. Ils se sont mis d’accord pour ne pas apparaître comme cosignataires du texte parce qu’ils travaillent étroitement et depuis plusieurs années avec les Chinois et le laboratoire de Wuhan dirigé par Shi Zhengli. C’est assez accablant.

 

Disqualifier la thèse de la fuite de laboratoire au motif que c’est une « théorie du complot » n’est pas un argument scientifique.

 

Cette tribune a été relayée un peu partout comme étant la ligne à suivre. Dans le même temps, Peter Daszak, qui est un membre éminent de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), est devenu le responsable de la cellule de recherche sur l’origine du virus du Lancet et l’un des principaux experts de l’OMS. Très clairement, il défend ses amis et ses collaborateurs. Il prêche pour la thèse du pangolin et de la faune sauvage comme hôte intermédiaire parce que son métier est précisément de rechercher les virus dans la nature en vue notamment de concevoir des vaccins pour y faire face. C’est son business. Il est gavé de conflits d’intérêt. Lors de la visite des experts de l’OMS à Wuhan début 2021, il était celui qui s’exprimait le plus, sur les réseaux sociaux, dans les médias. Personne n’a jamais dit qu’il n’avait rien à faire là.

 

Quels sont ses conflits d’intérêt ?

Il collabore avec le laboratoire de Wuhan à travers son ONG, EcoHealth Alliance, qui lui a distribué des subventions du gouvernement américain – des instituts de la santé et du Pentagone notamment – pour soutenir les recherches sur les coronavirus.[1] NDLR : Lire notre « Trois questions à… » Bruno Canard : « Demander un médicament dès le lendemain d’une épidémie n’a aucun sens », 1er septembre 2020. Il récolte des millions de dollars de financement public pour mener des recherches sur les virus en Chine et à travers le monde. Il ne vit que de ça. Il a dernièrement versé pas moins de 600 000 dollars au laboratoire de Shi Zhengli, qui est à la pointe de la recherche sur les coronavirus de type Sars. Bref, il est clairement en conflit d’intérêt.

 

 

Peter Daszak défend aussi une vision particulière de la lutte contre les virus. Une vision ultra-préventive, qui consiste à chercher un maximum de virus à travers le monde pour mettre au point des vaccins universels contre tous les types de coronavirus. C’est une vision qui plaît beaucoup aux pourvoyeurs de fonds, comme Bill Gates. D’ailleurs, certains membres du collectif Drastic considèrent que le Sars-Cov-2 pourrait être un vaccin en préparation, ce qui ne peut être exclu. Des recherches consistent d’ailleurs aujourd’hui à faire des virus-vaccins, des vaccins contagieux, « auto-disséminés », pour les animaux sauvages – comme par exemple les chauves-souris –, dans le but d’éviter le franchissement de la barrière d’espèces le plus en amont possible, c’est-à-dire directement dans la nature. Un papier paru dans Nature Ecology Evolution en juillet 2020 évoque très sérieusement ces recherches, plusieurs laboratoires sont déjà dans les starting-blocks. C’est hallucinant. Croire que l’on peut ainsi contrôler la nature, c’est largement une illusion techniciste et scientiste très dangereuse.

 

La crise pandémique a révélé l’existence aux yeux du grand public des expériences de gains de fonctions, qui semblent avoir été réalisées dans le laboratoire de Wuhan. Que savez-vous de ces expériences très décriées ?

C’est un sujet un peu tabou. Mais au vu de l’origine géographique de la pandémie et des caractéristiques du Sars-Cov-2, l’hypothèse d’un virus augmenté en laboratoire est tout à fait plausible. Ces expériences posent donc question. D’autant plus que la Chine a récemment annoncé la création d’un grand nombre de laboratoires de niveau de sécurité P3 et P4. Plus les scientifiques travaillent sur les virus, plus il faut construire des laboratoires pour les étudier, et plus les risques de fuite ou d’accident augmentent.

 

Des recherches consistent aujourd’hui à faire des virus-vaccins, des vaccins contagieux, pour les animaux sauvages dans le but d’éviter le franchissement de la barrière d’espèces directement dans la nature. Le Sars-Cov-2 pourrait être un vaccin en préparation.

 

Entre 2014 et 2017, les États-Unis avaient décrété un moratoire sur les expériences de gain de fonctions (GOF), ce que certains chercheurs réclament aujourd’hui.[2] NDLR : Lire notre « Trois questions à… » Etienne Decroly : « Un moratoire sur les expériences de virologie dangereuses devrait être mis en place », 2 mars 2021. Pour ces derniers, ces expériences sont inutilement dangereuses parce qu’elles présentent un intérêt scientifique finalement très limité, elles n’ont encore jamais permis d’avancées majeures en termes de traitement anti-viral ou de vaccin. Or, d’autres types d’expériences, beaucoup moins risquées, avec des pseudo-virus ou en pratiquant plutôt des pertes de fonctions, pourraient être menées. Mais les GOF sur des virus dangereux intéressent particulièrement les revues scientifiques pour leur côté presque spectaculaire, comme si c’était une mode à laquelle les scientifiques devaient se conformer.

 

Y a-t-il une volonté politique de la part de la communauté internationale pour réformer la biosécurité des laboratoires les plus dangereux ?

Pas vraiment, à vrai dire. Le discours aujourd’hui consiste plutôt à appeler la Chine à plus de transparence. La façon dont les scientifiques travaillent dans leurs laboratoires n’est pas du tout remise en cause. A la différence du nucléaire, qui dispose de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), il n’y a pas encore d’organisation de régulation supranationale qui contrôlerait les recherches en biologie en général et en virologie en particulier. Or, on voit bien aujourd’hui que la circulation d’un virus hautement pathogène peut être tout aussi dangereuse qu’un accident nucléaire, et même bien plus. Il faudrait donc des précautions au moins équivalentes.

 

Pour vous, les recherches menées sur des virus particulièrement dangereux ne contribuent pas à mettre au point des armes biologiques. Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?

D’après ce qu’en disent les spécialistes du sujet, les militaires sont à la traîne concernant les expériences de gain de fonctions. Les GOF sont des recherches essentiellement civiles. Les arguments consistant à dire que ces expériences serviraient à créer des armes biologiques ne sont pas convaincants. Un expert en armes biologiques m’a dit que le Sars-Cov-2 n’avait pas du tout les caractéristiques d’une arme. Si tel était le cas, il serait nettement plus mortel et il permettrait aussi de mieux cibler ses victimes, sur une zone particulière, par exemple. Un virus comme le Sars-Cov-2, qui est très contagieux mais pas vraiment mortel, ne présente pas de similitudes avec une arme biologique « classique ». Enfin, si c’était une arme, les Chinois ne l’auraient certainement pas lâché à Wuhan, à côté de leurs propres laboratoires spécialisés sur les coronavirus.

Propos recueillis par Anthony Laurent, rédacteur en chef / Sciences Critiques.

> Image à la Une : Entrée principale de l’Institut de virologie de Wuhan, en Chine. / Creative Commons (Wikipedia)
> Vison dans sa cage / Flickr
> Chauve-souris / Creative Commons (Alan Harper, alanharper.com)

 

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References

References
1 NDLR : Lire notre « Trois questions à… » Bruno Canard : « Demander un médicament dès le lendemain d’une épidémie n’a aucun sens », 1er septembre 2020.
2 NDLR : Lire notre « Trois questions à… » Etienne Decroly : « Un moratoire sur les expériences de virologie dangereuses devrait être mis en place », 2 mars 2021.

5 Commentaires

  1. J’ai lu le témoignage d’un médecin de la région parisienne qui a reçu en décembre 2019 un patient présentant tous les symptômes du COVID-19. La même chose pour un médecin des États-Unis qui aurait fait un tel constat en juillet 2019. Alors Wuhan… (Pardon, je suis trop fatigué pur chercher ces références cachés dans mon ordinateur.)

    La fuite éventuelle du labo de Wuhan est un sujet intéressant mais somme toute plutôt anecdotique (sauf si les Chinois cherchaient une arme bactériologique, ce qui est interdit – mais commun à toutes les superpuissances!) par rapport à la pandémie et son traitement chaotique, assez souvent dictatorial, de la pandémie Covid19.

  2. Extrait d’un editorial de la revue scientifique Nature du 27 aout: « Biden received the investigation’s classified report this week, on 24 August, and an unclassified version was made public today. The topline result is that the investigation was inconclusive. Intelligence agencies were divided on whether the pandemic most likely began because of a laboratory accident, or because of human contact with an infected animal. The only strong conclusion is that the coronavirus was not developed as a biological weapon; most agencies thought, with low confidence, that it was unlikely to have been genetically engineered. In a press statement, the intelligence community writes that it aims to issue more details on its investigation in the near future. »

  3. Un verrouillage chinois, ce n’est pas une thèse complètement folle, et ça correspond même complètement à ce qui se passe depuis le début de l’épidémie.

  4. « Disqualifier une thèse au motif que c’est une « théorie du complot » n’est pas un argument scientifique. »
    D’accord, mais ce n’est pas non plus un signe que la thèse correspond à une réalité.
    Concernant le SARS-COV-2, que certains faits aient été minimisés, voire cachés, c’est tout à fait possible, et même fortement probable.
    Mais la quantité de falsification et de dissimulation que supposent les thèses les plus folles est telle qu’il faudrait supposer la complicité volontaire d’un nombre incroyable de personnes ayant des intérêts différents voire contradictoires. À un tel niveau, il est impossible que ça tienne plus que quelques semaines, une fuite est rapidement inévitable.

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